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> Exiled / The Mission 2, la nouvelle bombe de Johnnie To !
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Oli
Ecrit le : Samedi 31 Mars 2007 10h41
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Cameo
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Dragon



QUOTE (Shanghaï Kid @ Jeudi 29 Mars 2007 20h53)
Pkoi se faire chiez à acheter un remake alors qu'il ne passe rien dans ce film

le nom "To" est à la mode, ça doit faire très "in" à Cannes de balancer qu'on connait bien par coeur sa filmo...

d'ailleurs ce EXILED on dirait que To l'a tourné en sachant déjà à qui il s'adressait : l'occident qui lui ouvre maintenant ses portes...

à mes yeux EXILED n'est qu'un trip vain et masturbatoire pour spectateurs occidentaux accro à sa réalisation léchée (et j'étais pourtant un fan absolu du bonhomme il y a quelques années encore...maintenant je me méfie énormément de lui...)


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P'tit Panda
Ecrit le : Mardi 10 Juillet 2007 18h57
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Dragon



"Exilé" : chorégraphie pour fines gâchettes au pays des arts martiaux
LE MONDE | 10.07.07 | 17h16 • Mis à jour le 10.07.07 | 17h17

Construite comme une partie de go, la première scène est digne du grand cinéaste chinois King Hu. Une rue, des porte-flingues postés devant une maison. Chacun a une mission. Les deux tueurs à gages doivent accomplir leur "contrat", même si l'un, venu supprimer Wo, le locataire du second étage, est en rivalité avec l'autre, qui n'entend pas se laisser supplanter. A quelques pas, un flic, peu pressé de risquer sa peau à quelques heures de la retraite. Wo n'est pas là, il se fait attendre. Se surveillant l'un l'autre, tous le guettent, y compris sa jeune épouse alertée par l'atmosphère fiévreuse qui règne en bas de chez elle. Les minutes passent. Wo arrive...

Il va y avoir fusillade, chorégraphie pour balles, impacts et gestuelles démontrant le brio visuel de Johnnie To. Puis le ton change. Dans un décor entièrement reconstruit par leurs soins, les personnages dégainent les accolades et le duel vire à la tambouille. Les tueurs et leur cible cassent la graine à la bonne franquette tandis que le flic se fait la malle. A peine essoufflé par sa pirouette initiale, Johnnie To lance les dés.

On apprend donc que, liés depuis leur jeunesse par une indéfectible amitié, les protagonistes furent truands associés avant que leurs routes se séparent. Wo s'est retiré des affaires et installé à Macao avec femme et enfant, afin d'échapper à ceux qui le prennent pour un traître. Lancés à ses trousses par leurs parrains respectifs, ses anciens complices prennent le risque de reconstituer la ligue dissoute des trois potes incorruptibles. Au risque d'être traqués par les mafieux abusés.

UN HOMMAGE À SERGIO LEONE

Illustrant le combat de trois romantiques contre les hordes cyniques du monde actuel, cette ultime épopée du bon, de la brute et du truand est sous-tendue par un discours politique. "Les temps changent", dit Johnnie To, faisant allusion à la récupération de Macao (colonie portugaise) par la Chine en 1999 et à la douleur de vivre dans un lieu où l'on n'a pas grandi. Situé en 1998, donc à l'aube d'un changement de régime programmé, Exilé dépeint l'urgence et la difficulté, pour les bons, de se trouver un idéal, et la frénésie, pour les méchants, de régler leurs comptes, autant sur le plan de l'honneur que sur celui des finances.

Fidèle à l'une de ses problématiques (le dilemme entre obligations et devoirs, exécution des ordres et amitié), Johnnie To signe un éblouissant divertissement dont les héros ne cessent de tirer à pile ou face et qui, accumulant les clins d'oeil à divers de ses maîtres (Peckinpah, Kurosawa), est orchestré comme un western, principalement un hommage à Sergio Leone.

Cigares à la Clint Eastwood et hôtel aux allures de saloon, pièces de monnaie ou canettes en triple axel, culte de la trahison contre rançon et attaque d'un fourgon rempli de lingots d'or (l'argent pèse lourd au pays de la voltige) : ces codes font bon ménage avec la manière de mettre en scène les crépitements de gâchettes au pays des arts martiaux. Le ton est allègre, l'humour flirte avec le désenchantement. Les morceaux de bravoure sont éblouissants, sanglant ballet de tables dans un restaurant de nuit, jeux de rideaux dans une scène homérique où les deux clans ennemis se retrouvent sans le vouloir chez un chirurgien corrompu pour faire recoudre leurs blessés respectifs. Du grand cinéma.
Film chinois de Johnnie To avec Anthony Wong, Francis Ng, Nick Cheung, Josie Ho. (1 h 40.)


Jean-Luc Douin
Article paru dans l'édition du 11.07.07




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P'tit Panda
Ecrit le : Mercredi 11 Juillet 2007 13h02
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Dragon



La fuite enchantée
Une bande de tueurs lancés dans une cavalcade forcenée : le dernier polar du nouveau prince de Hongkong, Johnnie To, traque l'extase dans le vertige et l'épuisement.
Par Philippe AZOURY
QUOTIDIEN : mercredi 11 juillet 2007
Exilé de Johnnie To, avec Anthony Wong, Francis Ng, Josie Ho... durée : 1 h 40.



Avec le temps, la fatigue sera devenue le plus cher sujet du cinéma asiatique et le hongkongais Johnnie To est en passe d'être élu ­ après désamour pour le chouchou d'hier, Wong Kar Wai, devenu sa propre caricature au fil des années ­ comme étant le cinéaste qui poussera peut-être le bouchon le plus loin. Drôle de position que celle de To aujourd'hui, si on se souvient l'avoir au début, confondu avec John Woo, complètement perdu dans le triangle des Bermudes depuis son séjour à Hollywood, puis avec Takeshi Kitano (avec qui il partage une certaine bouffonnerie assumée). Comme eux, l'énergie qui l'occupe est pure dépense, mais c'est précisément dans cette profusion de films (pas moins de 41 en 25 ans !) qu'il s'assume. Le maniérisme des débuts comme du milieu est le signe extérieur d'un cinéma qui ne carbure qu'à l'épuisement.
Fatalité. Un jour, il apparaîtra clair aux yeux exorbités d'un universitaire plus malin que les autres que le seul descendant de Beckett digne de ce nom est cet ahuri de Hongkong qui ne réfléchit pas, ou du moins le fait-il croire, qu'à coups de décharges de pruneaux en plein front. A ce stade Exilé est son Godot . Une bande de mecs, des tueurs, des vieux de la vieille, bientôt la quarantaine, autant dire des survivants dans ce métier, se rendent chez un ancien collègue de fusillade. Ils doivent le descendre, il a trempé dans un mauvais plan. Mais voilà, le premier signe de la vieillesse chez un mafieu, c'est lorsque l'endurci se découvre sentimental. Dans l'incapacité d'abattre l'ami, ils acceptent de le suivre dans une aventure qui devrait leur rapporter a tous assez de thunes pour échapper à la fatalité du premier contrat. Evidemment, le seul plan qui se présente à eux est juste suicidaire. Et bien sûr, ils plongent dedans avec délice : aller plus loin, c'est-à-dire porter sa fatigue à la limite du supportable, quand plus rien ne pourra plus les contenir sinon la joie d'en finir une fois pour toutes : le film a cette force du vertige centrifuge.
Désabusés. Exilé , opus splendide et déchaîné, porte le sourire du grand cinéma de banlieue d'Asie. Il a été tourné par un cinéaste qui n'avait après tout que deux films à faire cette année-là ( Election 1 et Election 2 ) et qui a décidé, en guise de vacances, d'en rajouter un à la liste, pour souffler un peu. To est partout dans Exilé : il est dans ces premiers lieutenants, ces portes flingues classieux mais résolument désabusés, il est dans cette pute d'hôtels de Macao qui s'ennuie à l'ouvrage et compte mentalement ses sous à chaque coup de reins, il est même dans cette épouse à qui on ne laisse aucun espoir, rien. Exilé est un film éminemment personnel, où chaque trait dit une désaffection, un doute, un coup au moral. On sait maintenant, quand on écoute le film très sérieusement, ce qui fait courir To : l'impossibilité de prendre une décision. Ses héros agissent en jouant à pile ou face. Il doit être un peu comme eux. Et comme le hasard choisit systématiquement la pire des voies, il reste la tentation de s'exiler.
Mais où ça ? Dans l'absence, dans l'erreur, dans la répétition. S'exiler chez To, c'est insister. Paramétrer ses propres conneries et les donner en pâture à sa propre insatisfaction. Refaire, ne pas renoncer. «Dans mon film, l'exil est choisi par des hommes décidés à suivre des rêves auxquels ils refusent de renoncer» précise le cinéaste dans un entretien publié dans le dossier de presse. L'exil et l'héroïsme ont chez lui partie liée. To ne peut pas penser autrement qu'en terme de héros. Il lui faut des héros, avec des codes d'honneur. L'homme chez To est idéaliste, donc il morfle. Vient le temps où il n'a plus d'autre choix que la fuite... ou la prostitution marchande.
Sincère. Ces cinéastes-là, d'Asie, qui torchent quinze films quand les cinéastes occidentaux osent à peine en faire un, sont plus férocement encore dans l'auto-analyse, dans la confession philosophique pure. Ils n'ont pas d'autres choix. Toutes leurs idées intimes finissent par se retrouver dans leurs films, jetés sans fioriture entre deux cadavres.
Ils dépeignent une situation d'artiste portraituré en porte flingue, engagé dans un processus à mi-chemin entre la nécessité de calmer l'insatiable appétit de la grosse industrie du film de genre et l'ambition de l'art pur, le génie du trait, la réussite du plan, l'aveu intime. To a ce jeu là est très fort. To est une pute au grand coeur, un des derniers romantiques. Il se voit la jupe fendue haut la cuisse et le buste serti d'un gilet pare-balles, un calibre glissé sous la boutonnière. Exilé est ce qu'un cinéaste nous a donné de plus sincère (et de plus déglingué) depuis longtemps.


http://www.liberation.fr/culture/cinema/266281.FR.php
© Libération


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To ou la frénésie hongkongaise
Le cinéaste a traversé les genres avant de se révéler dans le polar haut de gamme.
Par Didier PERON
QUOTIDIEN : mercredi 11 juillet 2007

Avec la sortie de the Mission , PTU , Breaking News , Election 1 et 2 et aujourd'hui Exilé , la distribution en France des films des Johnnie To peuvent donner de lui l'image d'un cinéaste de polar stylé et ironique, prenant la relève d'un John Woo, par exemple. En fait, To, qui a aujourd'hui 52 ans, a commencé sa carrière en 1980 et sa filmographie est passée par des cycles et des genres pour le moins diversifiés. Il a signé de nombreuses commandes, des comédies, des films de kung-fu, des polars, des mélos... Il a d'abord travaillé pour la télévision dans les années 70 occupant divers postes (assistant de production, scénariste, réalisateur) avant de passer au grand écran en 1980 avec the Enigmatic Case . Après ce coup d'essai qui ne rencontre pas un succès foudroyant, il retourne encore six ans à la télé avant d'accepter pour les studios qui tournent à plein régime d'être un exécutant efficace notamment au service du producteur à succès Raymond Wong. C'est dans ce cadre qu'il réalise son premier gros hit au box-office national, Happy Ghost 3 avec Maggie Cheung. C'est au sein de la Film Workshop crée en 1984 par Tsui Hark (le pote et producteur de John Woo) que To cosigne avec Andrew Kam un film policier apocalyptique, the Big Heat (1988), qui devient culte mais au bénéfice de Tsui Hark qui bien que non-crédité, aurait repris la main sur le projet en décidant de tourner lui-même des séquences et de diriger le montage.
La personnalité tyrannique de Tsui Hark, qui est de la même génération que lui, a probablement fourni à Johnnie To le modèle du patron de studio indépendant qu'il finit par devenir lui-même en 1996 avec la création de sa boîte, Milkyway Image, avec son associé Wai-Ka Fai. To doit faire face à une récession économique du secteur à Hong-Kong et il lui manque la reconnaissance européenne. Avec Milkyway, il s'entoure de collaborateurs réguliers et le studio se donne pour mission d'attirer les jeunes talents et de leur donner les moyens de réaliser leurs premiers films. Comme Tsui Hark, To, en cumulant les casquettes de producteur et de réalisateur, brouille les pistes en signant de son nom de nombreux films mais en laissant aussi planer son ombre sur tous ceux qu'officiellement il s'est contenté d'impulser. Les trois polars de Patrick Yau par exemple, produits en 1997-98 ( the Odd One Dies, the Longest Nite et Expect the unexpected ), portent la marque de To. Mais on peut aussi décrire Milkyway comme un collectif de cinéastes chapeauté par un patron qui se sont donnés pour tâcher de donner une nouvelle impulsion au cinéma du Hong-Kong de l'après 97 et du rapprochement avec la Chine. La distribution en salles à Hong-Kong est fugace (guère plus d'une semaine), les films sortant ensuite directement en vidéo avec un marché pirate particulièrement réactif. To produit à toute vitesse avec des budgets limités. Sa côte personnelle grandissante auprès du public européen, la valorisation de son style par une critique française auquel il est sensible, ayant une culture de spectateur formé par la Nouvelle Vague, l'ont conduit à annoncer un projet de remake du Cercle rouge de Jean-Pierre Melville, une des matrices du cinéma de To, à mi-chemin de la déconstruction d'un genre et de sa consécration moderne.


http://www.liberation.fr/culture/cinema/266280.FR.php
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其实人在小时候就已经养成看待世俗的眼光,只是你并不自知。(侯孝贤)
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Iphia
Ecrit le : Mercredi 11 Juillet 2007 18h38
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Phoenix



A noter que dans Studio, notre Alain Corneau national donne son avis sur la carrière du Sieur To, il ne dit rien de ce qu'on sait déjà, amateurs de ciné HK.

C'est assez flagrand cette différence d'appréciation de "Exilé", très acclamé par la critique en général, et probablement film de la canonisation occidentale de Johnnie To, mais pour les fans de ciné HK, qui suivent Milkyway depuis 1996, une légère (voire grosse, pour certains) déception.

Les 2 "Election" sont sortis en janvier, mais toujours pas en DVD chez nous. Ce serait bien si un Corneau justemen pouvait faire des commentaires, comme peuvent le faire parfois Tavernier ou Scorsese, l'oeuvre d'un grand cinéaste commentée par un autre, ça donne en général des commentaires intéressants.
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Silk
Ecrit le : Mardi 24 Juillet 2007 08h50
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Dragon



J'ai enfin vu EXILED.
Un peu tardivement.
Et donc après en avoir entendu beaucoup parler, ce qui est assez chiant en fait.

D'un côté, il y a ceux qui trouvent que c'est un des meilleurs films de ses 10 dernières annnées, uen nouvelle réussite de la part de To.
De l'autre, ceux qui trouvent le film creux, magnifique formellement mais sans aucun intérêt.




J'ai pris beaucoup de plaisir à voir ce film, la musique, les images, les acteurs, tout celà est magnifique. Mais je me suis par moment un peu fait chier, surtout pendant les gunfigths. Non pas qu'il soit mauvais, mais je n'étais pas dedans.
Il n'y a pendant ces scènes un manque de tensions dramaturgiques/de centres d'intérêt flagrant. Et celà est dû au réalisateur.


Pourtant, celà commence bien.
Le début et le 1er combat entre Wo(je ne sais plus le nom de l'acteur), Francis Ng et Anthony Wong sont très réussis. Il y a une belle tension et j'ai été scotché.
Malheureusement, après cette 1ère scène d'action, To se débarasse de la seule tension(la seule idée intéressante) : celle devant exister entre Wo et Anthony Wong.

A partir de là, les scènes d'action perdent de plus en plus de leur intérêt.
Et d'ailleurs, on se rend compte que To se désintéresse complètement du personnage de Wo!!!
A croire que ce sont plutôt les 4 compères tirés de "The Mission" l'intéresse.
Et vu l'importance de Wo dans le film, celà flingue pas mal de scène.

Si To avait réalisé un film s'assumant comme plus léger du genre "les 4 compère de The mission à la plage, à la montagne, à New York, ...", le film aurait été beaucoup plus sympa.
Dans cet esprit, il y a une 2ème scène d'action qui m'a bien plu : celle du combat entre des flics et des braqueurs.
Voir Roy cheung émerveillé devant les talents de tireurs d'un flic, la façon classe dont les 4 font s'insèrent dans le combat, tout celà est cool, classe et sans vouloir essayer de mettre un côté dramatique (l'histoire de Wo) alors que le réalisateur s'en tamponne.


C'est dommage. Dans la scène de l'hopital clandestin, qui aurait pu être culte, il aurait suffi d'un p'tit quelque chose en plus, même banal du genre une dispute entre Anthony WOng et Francis Ng à propos de WO avant le gunfight, et là cette scène aurait pu être grandiose.
Dans "The Mission", il y a :
- une tension. à tout moment, le chef peut se faite tirer dessus.
- on ne connaît pas qui veut sa tête
- Francis Ng doit gérer ses pbs internes.
- Anthony Wong est beaucoup plus ambigüe.
- les rapports avec la femme de la chef

Donc plusieurs petites histoires, plusieurs degrés, alors que là il y en a beaucoup moins.

Et en plus, on a l'impression que To s'en tamponne :
- rapport To/anthony wong : To s'en débarrasse dès le 1er gunfight
- le personnage de Wo : rapports à Simo Yam, aux 4 compères. au final, To se débarasse du perso.
- les 4 compères de The Mission : To n'est pas à choisi entre un film uniquement sur eux et une histoire en rapport avec Wo, personnage qui ne l'intéresse pas.

Au final, j'ai passé un bon moment grâce :
- le photomaton à la fin
- la discussion sur le nombre de kilos dans une tonne
- le regard de Lam Suet envers la prostituée
...
des petits riens, des scenettes modestes mais vraiment réussies.
Et quel plaisir de voir tous ces acteurs réunis.

Mais quel dommage.
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P'tit Panda
Ecrit le : Mardi 24 Juillet 2007 10h00
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Dragon



Je l'ai revu sur grand écran et ça tient plutôt bien le coup.

Ce n'est certainement pas un grand film de To, c'est un moment d'amusement pour lui et ses collaborateurs habituels. Le distributeur a raison de le sortir en été : c'est typiquement le genre de films qu'on regarde sans se prendre la tête, un film relaxant. Franchement, comme To, on s'en fout complètement de l'histoire (et dire qu'il y a des critiques qui croient à son discours "politique" sur la rétrocession de Macao biggrin.gif ), on est là pour les scènes d'action, et les scènes de vannes entre les compères, et là on est plutôt bien servi.

Le personnage de Wo me gonfle un peu. Cet acteur (Nick Cheung) a toujours l'air trop concerné dans les polars. J'aurais préféré retrouver le Jackie Lui de The Mission, beaucoup plus cool.

Pour les scènes d'action, on se contente ici de reproduire les motifs de The Mission.
Sur grand écran, c'est quand même super ! biggrin.gif


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Silk
Ecrit le : Mardi 24 Juillet 2007 18h05
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Dragon



C'est bien le problème : tout le monde se fout du personnage de Wo, Monsieur To en premier. Pourquoi l'avoir gardé?
Il n'a aucun intérêt car Monsieur To n'en fait rien d'intéresssant.


Sinon, je viens de lire la critique du site HKCINEMAGIC : excellente!
Elle casse grave, et "malheureusement est très juste".






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drelium
Ecrit le : Dimanche 05 Août 2007 01h14
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Dragon



Ah ah ah !
Et bien voilà qui consolide clairement mon avis sur To !
Je viens de le voir et pour moi, c'est simplement le meilleur !
pa tapé ! biggrin.gif

Déjà, The Mission était jusque là le seul To qui me semblait vraiment incontournable. Exiled en est clairement très proche (un spin off en gros). To a toujours été pour moi au mieux un excellent artisan du film de genre (en particulier triades forcément). La simplicité est à mon avis ce qui lui réussit le mieux et Exiled (me) le prouve à merveille. Vieille formule 90's complétée avec un excellent humour désabusé qui se balance impeccablement avec le drame classique, au final, To met en valeur toutes les composantes de son film avec une bonne vieille expérience du genre, et se fait plaisir avec ses acteurs, qui eux aussi s'en paient une bonne tranche. Cast croustillant, Anthony Wong magistral, Exiled n'a absolument rien du film "in" qui veut se la péter pour rien à Cannes. rolleyes.gif C'est plutôt ses autres films qui me laissent cette impression. tongue.gif Exiled, c'est une free party de triades bien désabusée qui passe de bon moment à meilleur To en partie grâce au cast mais aussi grâce à son humour qui revisite le polar 90's pour lui offrir un supplément de désabus en-chan-teur. Moi je vous dis, j'aime ce To là.

cat.gif


Masturbatoire, franchement je ne suis absolument pas d'accord avec ce terme. rolleyes.gif


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Pti denis
Ecrit le : Dimanche 05 Août 2007 07h50
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Dragon



Comme d'hab pour ma part avec To, bonne mise en bouche, après ca part dans tous les sens et ca se dégonfle comme une baudruche.

Reste les gunfights dans le resto et l'hôpital, intenses et assez longs.

Bref, pour moi To c'est Big heat et Beyond hypothermia (producteur mais comme Tsui, il met son nez partout dans les films qu'il produit), deux superbes bombes!


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Iphia
Ecrit le : Dimanche 05 Août 2007 12h25
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Phoenix



"Exilé" n'est pas le meilleur film de To, auquel je préfère toujours "The mission", "PTU" et les deux "Election". J'ai pourtant passé un bon moment, mais je rejoins l'avis de Silk à propos de la cinquième roue du carrosse qu'est Nicky Cheung. Déjà je suis assez allergique à cet acteur (il a vraiment l'air de prendre son perso au sérieux), mais son perso est inintéressant.
C'est un brillant excercice de style mais il ne surpasse "The mission" qu'au niveau de la BO (cependant, le bontempi du précédent film fait partie de son charme). "The mission" était très serré et aucune scénette n'était en trop.
Après une excellente intro très tendue, j'ai trouvé le 1er gunfight complètement gratuit car To nous fait un remake du dîner-fatal-de-la-cible-d'Anthony-Wong inversé qui nous laisse un goût d'inachevé (même si la photo va servir). Idem quand les tueurs jouent au foot avec la cannette, ça rappelle la partie de foot avec la boule de papier de "The mission" quand ils attendent Eddy Ko. To se fait plaisir certes, mais il y a des scénettes inutiles.
Quand Nicky Cheung est débarqué (qui a dit enfin ? biggrin.gif ), là j'ai été complètement conquise, l'humour noir et les coîncidences absurdes (le braquage du camion de lingos d'or de Richie Jen) qu'on retrouvait déjà dans les précédentes réalisations/productions de To, fait mouche.
Le casting, Antony Wong et Simon Yam en tête est impec' comme d'hab'.
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Palplathune
Ecrit le : Dimanche 05 Août 2007 12h25
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QUOTE (Pti denis @ Dimanche 05 Août 2007 07h50)
Comme d'hab pour ma part avec To, bonne mise en bouche, après ca part dans tous les sens et ca se dégonfle comme une baudruche.

Reste les gunfights dans le resto et l'hôpital, intenses et assez longs.

Bref, pour moi To c'est Big heat et Beyond hypothermia (producteur mais comme Tsui, il met son nez partout dans les films qu'il produit), deux superbes bombes!

Tu peux même virer The Big Heat dans ce cas là parce que son implication dans le film a été très réduite (c'est plus un mélange Andrew Kam/Tsui Hark).


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Iphia
Ecrit le : Dimanche 05 Août 2007 12h54
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Phoenix



QUOTE (Palplathune @ Dimanche 05 Août 2007 12h25)
Tu peux même virer The Big Heat dans ce cas là parce que son implication dans le film a été très réduite (c'est plus un mélange Andrew Kam/Tsui Hark).

Oui, faut pas sous-estimer l'apport Andrew Kam pour "the big heat", aujourd'hui considéré comme un Johnnie To car il est connu et que Kam est oublié. Suffit de revoir "Fatal termination" avec certaines scènes gratuites et excessives, mais totalement jouissives, comme le fameux passage où la fille de Moon Lee est tenue par les cheveux par la fenêtre d'une voiture lancée à toute vitesse.
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Ecrit le : Dimanche 05 Août 2007 12h56
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Oui à ce qui paraît Waise Lee ne savait même pas que To était réalisateur sur ce film!
Il n'empêche que The Big Heat a le style de Johnnie To, notamment dans le traitement des couleurs qui évoque Casino raiders 2.
Enfin quoi qu'il en soit, je vous rejoins pour dire que c'est une bombe!


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Dieu voulait créer l'univers en 10 jours. Chuck Norris lui en a donné 6.

Dieu dit : "Tu ne tueras point"
Et Chuck Norris répondit : "on parie?"


On n'achète pas Chuck Norris. Pour tout le reste, il y'a EuroCard MasterCard.
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Pti denis
Ecrit le : Mardi 07 Août 2007 07h14
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QUOTE (Palplathune @ Dimanche 05 Août 2007 13h25)
QUOTE (Pti denis @ Dimanche 05 Août 2007 07h50)
Comme d'hab pour ma part avec To, bonne mise en bouche, après ca part dans tous les sens et ca se dégonfle comme une baudruche.

Reste les gunfights dans le resto et l'hôpital, intenses et assez longs.

Bref, pour moi To c'est Big heat et Beyond hypothermia (producteur mais comme Tsui, il met son nez partout dans les films qu'il produit), deux superbes bombes!

Tu peux même virer The Big Heat dans ce cas là parce que son implication dans le film a été très réduite (c'est plus un mélange Andrew Kam/Tsui Hark).

Oui je sais, tu peux même y ajouter le monteur David Wu qui a mis un tout petit peu la main à la patte mais bon, j'ai mis deux films que j'aime bien ou il y a ne nom de To au générique biggrin.gif


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jonathan-asia
Ecrit le : Dimanche 16 Mai 2010 23h51
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Je ne l'avais pas revu depuis sa sortie au cinéma, et je l'ai revu cet après midi.

Je trouve le film un peu trop "empâté " par sa réalisation ( "regardez comme je filme bien"), mais j'aime quand même, ses défauts et ses qualités (acteurs, ambiance, l'amitié des hommes bien mise en valeur). Les gunfights sont pas mal, sans plus. Trop mous, je pense.
Ce n'est pas mon To préféré mais c'est un film à voir!

7,5/10


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folet
Ecrit le : Samedi 07 Juillet 2012 14h23
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Phoenix



Du peu que je sais, beaucoup parmi les spectateurs qui ne s'intéressent pas à ce cinéma ont vraiment apprécié Exilé.
A vous lire je me suis dit que c'était peut-être dû au "désir d'occidalisation" du réalisateur que certains esquissent ici.
En avançant dans la lecture, d'autres, parmi les "accros" que vous êtes, prennent la défense du métrage.
Du coup je me tourne vers ma très humble expérience personnelle : premier visionnage, je n'ai pas trop aimé. La surprise peut-être. Apprécié au second.

D'où une interrogation : ne vaut-il pas un second visionnage pour se faire une opinion plus définitive ?

Merci, encore une fois, à ceux qui donnent leur avis, permettant à leurs lecteurs de s'enrichir. Un merci supplémentaire notamment à P'Tit Panda pour toutes ces informations très intéressantes.
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nasserjones
Ecrit le : Samedi 07 Juillet 2012 16h44
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Piplette
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Dragon



Putain moi Exilé je le mets direct dans mon top 100 de mes films préférés de tout les temps. Un putain de chef-d'oeuvre inoubliable pour ma part. Je dois d'ailleurs en être à mon dixième visionnage... Une brochette d'acteurs inoubliables, une recherche ésthetique qui certe peut paraître narcissique mais qui représente l'aboutissement de toute une vie d'un réalisateur au style unique (qu'on aime ou qu'on aime pas ce style), une bande son magique et ce mélange unique de films noir/western/heroic bloodshed. Moins surprenant que the Mission mais plus aboutis, plus travaillé, plus too much.
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