
Bientot dans Rush Hour 6
      
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Dragon

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The Midnight Meat TrainFilm américain de Ryuhei Kitamura avec Bradley Cooper, Vinnie Jones, Brooke Shields. (1 h 25.) Leon Kaufman a révélé son talent de photographe à travers des clichés hautement provocants. Décidé à créer l'événement pour sa prochaine exposition, il est prêt à aller encore plus loin dans l'exploration des aspects les plus sombres de l'humanité. Lancé dans une quête obsessionnelle des pires aspects de l'homme, Leon s'intéresse à un tueur en série, Mahogany, qui traque les banlieusards prenant les derniers métros pour rentrer chez eux, avant de les tuer avec une sauvagerie inimaginable. La fascination de Leon pour Mahogany va le conduire de plus en plus loin dans les méandres du métro, au coeur même du mal. Sans le vouloir, il va entraîner Maya, sa petite amie, avec lui. Chaque ticket est peut-être un aller simple vers la mort...(IMG: http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/medias/nmedia/18/68/13/97/19129880.jpg) |
Critique "The Midnight Meat Train" : plongée au coeur de la peur primitive, avec le voyageur isolé du métro LE MONDE | 28.07.09 | 15h15 • Mis à jour le 28.07.09 | 15h15
Il y a plusieurs raisons qui font de The Midnight Meat Train un film qui se distingue de la production horrifique courante. Non qu'il s'agisse d'une oeuvre plus complexe ou plus "intellectuelle" que les divers spécimens d'épouvante cinématographique du samedi soir. Sa frivolité paradoxale n'est pas non plus exclusivement contenue dans la représentation d'un univers personnel, celui de l'écrivain britannique Clive Barker, auteur de la nouvelle adaptée. Mais le film de Ryuhei Kitamura, jeune cinéaste japonais dont c'est le premier long métrage à Hollywood, convoque, quoique avec désinvolture, les éléments d'une réflexion éthique sur l'horreur. Or c'est dans cette désinvolture que réside curieusement l'originalité du film.
Leon Kaufman (Bradley Cooper) est un photographe tentant péniblement de capturer, dans les clichés de faits divers, un instant décisif et morbide à la fois, et surtout significatif, du malheur tapi au coeur des métropoles modernes. A la suite d'une série de hasards, il suit un homme dans le métro qu'il soupçonne d'être un tueur qui fait disparaître, après leur avoir fracassé le crâne à coups de marteau, les imprudents voyageurs tardifs. Il deviendra la proie d'un chasseur dont on découvrira, à la fin du film, dans une conclusion qui fera basculer le récit dans une pure mythologie surnaturelle, les motifs. Dès ses premières minutes, The Midnight Meat Train s'annonce comme une réflexion sur la responsabilité de l'artiste et du spectateur comme voyeurs des horreurs de ce monde. Mais la narration se désintéresse, progressivement, d'une telle tentation pour s'enfoncer dans un monde qui perd pied avec la réalité, un univers autonome, onirique, cauchemardesque.
The Midnight Meat Train se situe ainsi au carrefour de plusieurs tendances de l'épouvante cinématographique. L'élégance plastique y côtoie la grossièreté de l'hyperviolence gore, qui fait se succéder des tableaux horrifiques dignes de l'imagination d'un Jérôme Bosch moderne (les visages défigurés, les corps nus pendus par les pieds dans le wagon).
CONFRONTÉ À SA PHOBIE
Une telle sensation exprime bien l'ambiguïté présente au coeur de tout art fantastique. Les événements décrits sont-ils réels ?
Le film ne dépeint-il pas plutôt, avec ironie, une plongée dans la folie, celle du personnage principal, confronté à sa phobie (il est végétarien, le tueur est un boucher) ? On peut voir aussi, à l'origine du principe premier du film, une peur très quotidienne et très triviale : celle qui étreint le voyageur isolé du métro, la nuit. Le film de Kitamura n'en serait ainsi qu'une représentation poétique et assez prenante ?
Jean-François Rauger |
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其实人在小时候就已经养成看待世俗的眼光,只是你并不自知。(侯孝贤)
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