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> 18e Fica (fest. Intern. Des Cinémas D'asie), Du 14-21 / 02 / 2012 à Vesoul
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Ecrit le : Mercredi 30 Novembre 2011 17h24
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Kore-eda Hirokazu, Atiq Rahimi, Tran Anh Hung, Ermek Shinarbaev
quatre réalisateurs majeurs au 18ème FICA (Festival International des Cinémas d’Asie) de Vesoul du 14 au 21 février 2012


Les 28 327 spectateurs de la dernière édition placent le FICA - Festival International des Cinémas d’Asie de Vesoul, dans les festivals de cinéma majeurs en France. Le FICA est en outre le plus ancien festival de cinéma asiatique d’Europe.

La 18ème édition du FICA - Festival International des Cinémas d'Asie de Vesoul aura lieu du 14 au 21 février 2012.

90 films de toute l’Asie, du Proche à l'Extrême-Orient seront proposés au public, dont un maximum de films inédits ou rares conformément à la vocation artistique du festival d'être un vrai festival de recherche et de défense du patrimoine cinématographique.

Ces 90 films s’articuleront autour des sections suivantes :

* Thématique : Les brûlures de l’Histoire

*Visages des Cinémas d'Asie contemporains
Compétition fiction longs métrages inédits en France
Compétition documentaires inédits en France

* Regard sur le cinéma du Kazakhstan : 1939 - 2011

* Hommage à Kore-eda Hirokazu : l’intégrale

* Francophonie d’Asie : Tran Anh Hung

* Jeune public

* Japanimation

Le président du Jury International sera le cinéaste – écrivain Afghan, Atiq Rahimi, prix Goncourt pour « Pierre de patience ».

Le réalisateur japonais Kore-eda Hirokazu, primé à Cannes, Venise, … recevra un Cyclo d’or d’Honneur pour l’ensemble de son œuvre dont l’intégrale sera présentée.

Il sera rendu hommage au réalisateur franco-vietnamien Tran Anh Hung (caméra d’or à Cannes pour « l’Odeur de la papaye verte » et Lion d’or à Venise pour « Cyclo »).

Le réalisateur kazakh, Ermek Shinarbaev, Léopard d’or à Locarno, sera le fil conducteur de la rétrospective consacrée au cinéma du Kazakhstan : 1939 – 2011.

Projection non stop de 9h à Minuit ;
Débats – rencontres ;
Tables rondes ;
Animations : contes, danses, littérature, arbre à voeux, intermèdes musicaux, photographies ;
Soirées : Japon, Kazakhstan, Diversité Culturelle, 60ème anniversaire de Positif ; Expositions ;
Journée professionnelle ;
Journées pédagogiques d’immersion ;
Actions de sensibilisation : Quartiers, AAMI, Après-midi famille;
Culture du Coeur ;
Repas cinéphilique ;
Publications ;
Décentralisation ;
Reprises : Auditorium du Musée Guimet de Paris et INALCO.

Le FICA c’est la qualité à la portée de tous pour le plus grand plaisir du plus grand nombre ! wub.gif


Site web : www.cinemas-asie.com

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Ecrit le : Lundi 16 Janvier 2012 11h52
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18e Festival International des Cinémas d'Asie

FOCUS KORE-EDA HIROKAZU

2012 sera l'année des 50 ans du réalisateur japonais Kore-eda Hirokazu.
Pour fêter cet anniversaire le FICA souhaite rendre hommage à ce cinéaste dont l'œuvre est tout en sensibilité.


Le réalisateur japonais Kore-eda Hirokazu, primé à Cannes, Venise, … recevra un Cyclo d’or d’Honneur pour l’ensemble de son œuvre dont l’intégrale sera présentée.

L'ensemble de sa filmographie (tous ses longs, documentaires TV et son téléfilm "After days") sera diffusé en VOSTF durant le festival et introduit en sa présence.

Son dernier opus, I Wish (2011), sur le thème du rapprochement des familles grâce au train à très grande vitesse sera présenté en première française lors de l’ouverture au 18ème Festival International des Cinémas d’Asie de Vesoul, le mardi 14 février 2012.



Révélé en France avec la sélection en compétition officielle du Festival de Cannes 2001 de son troisième long-métrage "Distance", il est surtout connu du grand public suite au succès de son 4e, "NOBODY KNOWS", qui vaudra d'ailleurs à son interprète principal, alors âgé de 14 ans, de remporter le prix d'interprétation masculine au festival de Cannes en 2004. Depuis, on a également pu le retrouver avec plaisir avec son magnifique "STILL WALKING" (2008) ou sa comédie éthérée "AIR DOLL" (2009).


C'est dans le genre documentaire, que Kore-eda né en 1962 à Tokyo, fait ses premières armes. Diplômé de littérature de l'Université de Waseda, il rejoint la compagnie société indépendante de production télévisuelle TV MAN UNION, qui finira par lui confier la réalisation de plusieurs sujets, qui seront tous projetés durant le festival.

En pensant "documentaire", certains piqueront peut-être de suite du nez en se rappelant des longues séances de torture audiovisuelle endurées durant certains cours ou lors de longues soirées d'insomnie passées sur ARTE…OR ce serait
a) passer à côté du crû d'EXCEPTION de nos documentaires en COMPETITION (infos à venir très prochainement) et
b) manquer un complément ESSENTIEL quant à la parfaite assimilation de l'œuvre d'un vrai artiste, tant ses documentaires sont intimement liés avec les longs réalisés par la suite de sa carrière.

Les premiers documentaires posent ainsi les FONDEMENTS de son œuvre à venir, à travers la maîtrise progressive de l'image et du déroulement des histoires, des préoccupations et thématiques abordées et de son rapport avec les hommes – et plus particulièrement les enfants.

"HOWEVER" est le premier documentaire de Kore-eda. En s'intéressant au suicide de deux personnes différentes atteintes de la maladie de Minamata (ou hydrargyrisme, maladie générée par une intoxication au mercure), le réalisateur dénonce surtout le défaillant système japonais de la santé; un sujet reconnu, mais largement tabou et qui sera également au cœur de son édifiant 5e documentaire, "Without memory". Dans ce dernier, un homme est incapable d'imprimer la moindre information depuis qu'un hôpital ait décidé de rogner sur leurs frais en interne et l'ait privé d'un complément de vitamines au cours d'une simple hospitalisation. Jour après jour, ce père de famille de 2 enfants va donc régulièrement réapprendre son état et tenter de trouver des astuces pour vivre une vie à peu près normale.
Des enfants, qui seront au cœur de son second documentaire "Lessons from a calf", dans lequel le réalisateur va suivre un an durant la classe d'une école primaire, dont les élèves devront apprendre à gérer le veau, "Laura". Un film, qui aura immanquablement inculqué au cinéaste son acuité extraordinaire à filmer des enfants, présents dans la plupart de ses long-métrages. Un document attachant, à la fois drôle et tragique.
Tragique comme ses deux autres documentaires, l'émouvant "August without him", les derniers mois du premier japonais à avoir publiquement avoué son homosexualité ET sa maladie du sida et "I wanted to be japanese", la terrible histoire d'un coréen enrôlé de force par l'armée japonaise durant la Seconde Guerre Mondiale et qui va connaître des sacrées ennuis, quand il sera obligé d'user des faux papiers pour rentrer dans son pays natal à la fin du conflit.

Une série de documentaires magnifiques, aux sujets extrêmement forts et magnifiés par l'exceptionnelle maîtrise d'un réalisateur – déjà – en pleine capacité de ses moyens avant d'exploser sur la scène mondiale avec ses longs, que nous aborderons brièvement au cours des jours suivants avant de vous convier à venir les voir au cours de notre Festival.


Parallèlement au tournage du documentaire "Without memory" ("Sans mémoire"), qui l'occupera pendant des longs mois, Kore-eda réalise son premier long-métrage, "Marobosi", dont le mystérieux titre sera expliqué au cours du film.
L'histoire est un condensé de toutes les thématiques exploitées au cours de ses documentaires, qui traitent des souvenirs, de la mort et…du souvenir des morts avec le lent processus d'une jeune femme obligée de faire le deuil de son mari. Un premier long magistral, qui (d)étonne autant sur le fond, que sur la forme, Kore-eda rendant hommage – sans avoir à rougir de la comparaison – aux magnifiques compositions de plans du maître du classique japonais, OZU Yasujiro.

Son second, "Afterlife" est à la fois la parfaite prolongation et l'exact contraire de son précédent, "Marobosi". Moins on en sait de ce petit bijou ensorcelant, mieux on sera emporté dans son maelstrom des sensations et d'émotion; disons juste, que l'histoire raconte le quotidien du "personnel des limbes", qui aide à des personnes fraîchement décédés à reconstituer le plus beau souvenir de leur vie sur terre. Dans ce second, Kore-eda affine encore l'attention portée à ses personnages, en fouillant les tréfonds de l'âme humaine, tout en conservant une certaine distanciation respectueuse. Un autre chef-d'œuvre à ne manquer sous aucun prétexte sur un grand écran.


Trois ans après la sortie de "After Life", Kore-eda renoue une nouvelle fois avec ses thématiques obsessionnelles de la mort, du souvenir et du souvenir de la mort.
Relançant le débat de l'omniprésence renforcée des sectes au Japon, notamment relevé par le terrible attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo le 20 mars 1995, Kore-eda raconte le touchant pèlerinage de quatre amis sur le lieu du massacre des disciples d'"une secte religieuse trois ans plus tôt. A travers leurs doutes et interrogations, ils tentent à la fois de ressusciter le souvenir des proches morts au cours de la tragédie, mais également de tenter de comprendre leur propre place dans la société, autant dans le passé, qu'au présent et en laissant entrevoir leurs craintes d'un futur incertain. Nouvelle introspection humaine passionnante du réalisateur, elle relève le défi de rendre les morts plus vivants, que des êtres humains étrangement éteints.

Si Kore-eda se retrouve une première fois invité au prodigieux Festival de Cannes en 2001 avec "Distance", c'est pourtant avec son second film en compétition officielle, "Nobody Knows", qu'il sera mondialement reconnu. Tout comme son précédent "Distance", "Nobody…" s'inspire d'une histoire vraie, relayée dans les médias japonais en 1988, d'une mère, qui avait subitement abandonné plusieurs mois durant ses quatre enfants mineurs; un fait loin d'être isolé, comme s'en est rendu compte le réalisateur en menant des recherches pour les besoins du film.
Bien que la mère ne sont pas "morte", son départ permet une nouvelle fois au réalisateur de traiter de "l'absence" d'un être cher, mais en se posant du point de vue d'un enfant. Une fois de plus, son précédent travail de documentariste a énormément contribué au succès du film. Son travail au quotidien dans un collège durant un an dans "Lessons from a calf" lui aura enseigné comment approcher les enfants, leur faire oublier la présence de la camera et leur soutirer l'attitude la plus naturelle que possible. Une direction d'acteurs exceptionnelle, justement récompensé par le prix de la meilleure interprétation masculine décernée au jeune Yagira Yuya au festival de Cannes en 2004.


Alors que "Nobody Knows" révèle le réalisateur japonais Kore-eda Hirokazu au monde entier, son film suivant, "Hana" est resté inédit dans les salles françaises.
"Hana" s'avère à la fois un changement de direction complet et à la fois une parfaite prolongation de l'œuvre du cinéaste. Changement, parce qu'il s'agit de sa première fiction à ne pas se passer dans un monde contemporain, mais carrément plusieurs siècles en arrière, au début du XVIIIe; changement d'époque, mais également changement de genre, puisque le côté dramatique des précédents films du réalisateur et également présent en début de ce métrage est rapidement désamorcé pour laisser place à de la…comédie. Si des nombreuses touches drôles et légères avaient déjà laissé entrapercevoir la capacité du cinéaste à faire rire son public, il le prouve définitivement avec l'histoire de ce samouraï, qui – au lieu de venger l'assassinat de son père choisit finalement de profiter pleinement de la vie. L'absence d'un être cher est donc une nouvelle fois frontalement abordée par le cinéaste, mais au lieu d'aspirer à la mort, le personnage principal va davantage observer une certaine joie de vivre et célébrer l'existence sur terre.

L'expérience de la comédie servira une première fois au cinéaste pour les besoin de son film suivant, "Still walking". Renouant avec un cinéma fortement empreint du classicisme des plus grands réalisateurs japonais, comme Ozu ou Mizoguchi en relatant la commémoration du quinzième anniversaire de la mort du frère aîné d'une famille, Kore-eda aborde donc une nouvelle fois le souvenir d'un mort, mais le fait avec beaucoup de légèreté et d'humour, notamment par la présence de petits-enfants trublions, qui amènent moins une agitation que de la vie dans un climat pesant. "Still walking" est certainement le film le plus abouti dans l'exploration du souvenir des morts, justement récompensé par un très joli succès lors de sa sortie en salles françaises.

Une célébration de la vie perpétuée dans "Air Doll", adaptation d'un manga, qui raconte comment une poupée gonflable prend vie et tombe amoureuse à la fois de la vie et d'un vendeur dans un vidéoclub. Tranchant singulièrement avec le sérieux de ses précédentes réalisations, "Air Doll" constitue un bol d'air frais et une véritable ode jubilatoire à la vie dans la filmographie du réalisateur.


"The days after" et "I wish" sont tous deux des inédits présentés pour la première fois au public français.

"The days after" est en fait un téléfilm, segment d'une série de contes fantastiques à l'initiative de la chaîne japonaise NHK, qui a demandé à plusieurs réalisateurs nippons de renommée internationale d'imaginer des histories de fantômes. Kore-eda accepte sous la seule condition d'avoir entière carte blanche et de pouvoir tourner ce qu'il souhaite. Alors que la plupart des autres réalisateurs choisissent d'adapter des contes et légendes propres à terroriser les spectateurs, Kore-eda poursuit une nouvelle fois ses habituelles interrogations des vivants face à l'absence d'un être cher, en l'occurrence d'un jeune couple face à celle de leurs fils. Moins on en sait, mieux ça vaudra dans ce nouvel exemple stupéfiant de beauté et de simplicité, qui soutient facilement plusieurs visionnages pour tenter de démêler l'ensemble des questions posées sans forcément en connaître les réponses – du moins de la bouche de leur auteur.

"I wish" est le tout dernier long-métrage cinématographique réalisé par Kore-eda. Sélectionné au prestigieux festival de Venise et récompensé par le "Prix du Jury du meilleur scénario" au récent Festival de San Sébastian, le film renoue avec l'esprit de "Nobody Knows" en contant la touchante histoire de deux frères, séparés après le divorce de leurs parents accueillant chacun l'un des deux garçons. Si l'absence est une nouvelle fois au cœur des interrogations du réalisateur, le film raconte avant tout l'histoire de deux adolescents en passe de devenir des jeunes adultes en étant à la fois confrontés aux problèmes du quotidien tout en gardant encore une âme d'enfant en croyant notamment à l'accomplissement d'un curieux miracle.

"I wish" passera en avant-première française lors de la cérémonie d'ouverture de la 18e édition du Festival International des Cinémas d'Asie de Vesoul, le mardi 14 février prochain. Qu'imaginer de mieux comme cadeau de la Saint-Valentin ?!!


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Ecrit le : Lundi 16 Janvier 2012 20h51
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Merci pour ces infos icon13.gif


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Ecrit le : Lundi 16 Janvier 2012 21h07
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Une découverte MAJEURE pour ma part et l'un de mes réals préférés tous pays confondus...Impatient de pouvoir l'accompagner et partager une nouvelle fois ma propre passion avec le public !!!


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Ecrit le : Mercredi 18 Janvier 2012 13h35
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Je viens de mettre un lien pour des pubs inédites de Kore-eda pour la bière Saporo aux textes écrits par...MURAKAMI Haruki sur le groupe FaceBook "Festival International des Cinémas d'Asie de Vesoul"

(oui, faut que j'attire quand même un tout petit peu de monde et fasse "des amis" pour justifier de mes efforts, plutôt que de le balancer paresseusement ici biggrin.gif ).


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Ecrit le : Mercredi 18 Janvier 2012 20h56
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C'est pas si paresseux que cela wink.gif


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Ecrit le : Jeudi 19 Janvier 2012 18h04
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[FOCUS] Francophonie d'Asie: TRAN-ANH HUNG

Depuis quatre ans le FICA a officialisé son soutien aux cinémas d'Asie des cinq pays francophones (Arménie, Cambodge, Laos, Liban, Vietnam) de ce plus vaste des cinq continents qu'est l'Asie géographique qui va de l'Oural au Pacifique, en créant une section spécifique "Francophonie d'Asie".

Ainsi chaque année l'accent est mis sur un aspect spécifique de la cinématographie de l'un de ces cinq pays francophones d'Asie, du Proche ou de l'Extrême Orient.

L'œuvre cinématographique du réalisateur franco-vietnamien, Tran Anh Hung, illustre parfaitement cette francophonie d'Asie. Il est en outre un cinéaste éprouvé par les "Brûlures de l'Histoire", thème de la 18e édition du Festival International des cinémas d'Asie de Vesoul.

Après la visite de son épouse, l'actrice Tran Nu Yen khé en tant que membre du jury du 9e FICA en 2003, c'est au tour du réalisateur lui-même de faire le déplacement pour venir à la rencontre du public et introduire ses quatre films présentés cette année.

Rapide retour sur sa filmographie (en deux parties) pour vous aider, guider ou tout simplement donner l'envie de venir vous laisser envoûter le temps des films dans nos salles obscures.


Tran Anh Hung a le Vietnam dans la peau. Pour preuve, ses deux premiers courts-métrages, "La femme mariée de Nam Xuong" et "La pierre de l'attente", habiles (re)adaptations de légendes locales, ainsi que ses trois premiers longs-métrages "L'odeur de la papaye verte", "Cyclo" et "A la verticale de l'été", qui ont chacun su capter parfaitement les sens, paroles, saveurs, couleurs, … du pays pour celui qui aura déjà eu la chance d'y aller. Pour ceux, qui ne connaîtraient pas encore ni le pays, ni ses films, laissez-vous tenter par un voyage, qui vous transportera très, très loin de votre confortable fauteuil du cinéma.

Pourtant le réalisateur n'aura finalement pas passé beaucoup de temps au Vietnam, partant dès l'âge de trois ans pour le pays voisin, le Laos avant d'arriver en France à l'âge d'onze ans. Autre fait tout simplement incroyable, c'est que deux de ces films considérés come beaucoup comme des chefs-d'œuvre ultimes du cinéma vietnamien aient été tournés…en France, dans les studios de Bry-sur-Marne avec un casting quasi-intégralement composé d'expatriés. Un tour de force absolument bluffant, qui n'altère en rien cet incroyable goût de l'authenticité vis-à-vis de l'histoire, décors et personnages.

C'est que Tran Anh Hung est un cinéaste-né, qui réussit dès son premier long, "L'odeur de la papaye verte" a remporter à la fois le prestigieux prix de la Caméra d'Or au festival de Cannes de 1993 et le César de le meilleure première œuvre en 1994. Des pris totalement mérités face à l'excellence de cette histoire d'une jeune fille déplacée du foyer familial depuis son plus jeune âge pour être mise au service d'une maison aristocratique ruinée. Calme, posé, dans un espace éthéré où le temps semble quasiment arrêté, Hung réussit un formidable portrait de femme(s), brillamment réitéré dans son futur "A la verticale à l'été", deux œuvres parfaitement complémentaires, notamment dans sa description de al condition de la femme au Vietnam.

Dans un tout autre genre, "Cyclo" mélange à la fois le fougueux cinéma métaphorique de Godard de ses débuts ("A bout de souffle", "Pierrot le fou") avec celui d'un Wong Kar–wai ("As tears goes by" et "Nos années sauvages") en devenir, (avant les succès mondiaux de "Chungking Express" et "In the mood for love"). Un polar noir totalement fou, intégralement tourné au Vietnam, qui interdira la diffusion du film dans son propre pays pour lui reprocher de véhiculer certains sujets sensibles considérés comme tabous. Ce qui n'empêchera nullement les jurés de la Mostra de Venise de lui décerner le Lion D'or en 1995 et de faire de Tran Anh Hung l'un des plus jeunes cinéastes à avoir remporté cette prestigieuse récompense.

http://www.youtube.com/watch?v=jdOPQj8ccPA

Malgré le succès critique et publique de ses deux premiers films, Hung met cinq ans avant de pouvoir tourner l'ultime chapitre de sa trilogie vietnamienne, "À la verticale de l'été" (2000) après ses deux premiers "L'odeur de la papye verte" et "Cyclo". C'est la naissance de sa fille, fruit de l'union avec l'actrice Trần Nữ Yên Khê, qui lui donne l'idée d'étudier les liens entre membres d'une même famille. Si le rythme langoureux rappelle celui de son premier film, la parole gagne énormément en importance. Hung affine les dialogues et travaille la diction avec ses comédiens pour accentuer la particulière sonorité musicale de la langue vietnamienne. Présenté à Cannes dans la section "Un certain regard" en 2000, le film (là encore quasi entièrement tourné en région parisienne) jouit à nouveau d'un très beau succès publique et critique.

Ce sera malheureusement le début d'une longue traversée de désert, constituée de projets capotés et d'autres désillusions. Après le brusque arrêt de l'adaptation du roman à succès "Night Dogs" de l'américain Kent Anderson suite au désistement de l'interprète principal, Tran Anh Hung va enchaîner avec un véritable projet maudit. Alors qu'il pense mettre en scène le chef-d'œuvre de sa vie, "Je viens avec la pluie" accumule les problèmes de production et de tournage aux quatre coins du monde avant d'être bloqué à jamais suite à un différent l'opposant aux producteurs du film. Filmé à Los Angeles, aux Philippines et à Hong Kong, le casting comprend notamment les américains Josh Hartnett, Elias Koteas, mais aussi Shawn Yu (Infernal Affairs) et la superstar coréenne Lee Byeong-heon (J'ai rencontré le diable, Le Bon, la Brute et le Cinglé, A bittersweet life,…). Cette enquête policière biblique, qui trimballe un détective privé aux quatre coins du monde pour retrouver le fils unique d'un riche industriel est aujourd'hui uniquement visible dans une copie DVD anglaise tronquée et absolument pas approuvée par le réalisateur – et est interdit de projection des festivals.

Ce qui n'aura pas empêché Tran Anh Hung de s'attaquer à une nouvelle adaptation de roman, celle d'un auteur qui serait un peu le pendant épistolaire de Hung, Murakami Haruki. Mondialement reconnu pour la beauté et la qualité de ses œuvres telle que "La fin des temps", "Chroniques de l'oiseau à ressort", "IQ84" ou ses recueils de nouvelles "L'éléphant s'évapore" et "Saules aveugles, femme endormie", Murakami ne pouvait être que source d'inspiration au réalisateur attentif au moindre geste, regard dérobé et…esquisse de sentiment amoureux. Il porte donc ce qui est considéré comme étant le chef-d'œuvre ultime de l'auteur, le magnifique "La ballade de l'impossible" sur le grand écran. Le résultat est la rencontre au sommet de deux véritables artistes pour aboutir à une nouveau classique des temps modernes à ne manquer sous aucun prétexte lors de sa projection de la 18e édition du Festival International des Cinémas d'Asie de Vesoul.


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Ecrit le : Vendredi 20 Janvier 2012 13h39
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Le Japon, le Kazakhstan et le Vietnam à l’honneur au 18ème FICA -
Festival International des Cinémas d’Asie de Vesoul du 14 au 21 février 2012


Créé en 1995, le FICA est le plus ancien des festivals asiatiques d’Europe et, originalité, le seul des festivals asiatiques européens à s’intéresser à l’Asie dans sa totalité géographique, du Proche à l’Extrême -Orient.

Lors de sa dernière édition, en 2011, il a attiré près de 30 000 spectateurs le plaçant à la première place des Rendez-vous du cinéma d’auteur asiatique d’Europe.

Pour cette 18ème édition du FICA - Festival International des Cinémas d'Asie de Vesoul qui se déroulera du 14 au 21 février 2012, 90 films seront proposés au public dont un maximum de films inédits ou rares conformément à la vocation artistique du festival d'être un vrai festival de recherche et de défense du patrimoine cinématographique.

Présenter 90 films par édition est la bonne mesure d’un festival qui privilégie la qualité.

Les quatre vingt-dix films de cette 18ème édition se déclineront en sept sections :

Visages des Cinémas d'Asie contemporains :
Compétition longs métrages inédits en France
Compétition documentaires inédits en France

Thématique : Les brûlures de l’Histoire

Hommage à Kore-eda Hirokazu, l’intégrale !

Regard sur le cinéma du Kazakhstan : 1938 - 2011

Francophonie d’Asie : Tran Anh Hung

Japanimation

Jeune public


Programme 2012 :

Le film d’ouverture sera I Wish de Kore-eda Hirokazu présenté en première française, et en présence du réalisateur à qui sera remis un Cyclo d'or d’honneur pour l'ensemble de son œuvre.

Le film de clôture sera Apart Together de Wang Quan'An, présenté en avant première.


La compétition longs métrages de fiction et la compétition documentaire seront composées de 16 films inédits en France.

Les films, des sections compétitions "longs métrages de fiction" et "documentaires", doivent être le reflet des toutes dernières nouvelles tendances qui se dégagent.

Rappelons que, pour être en compétition au FICA, il faut non seulement être inédit, c’est à dire ne pas avoir encore trouvé de distributeur en France, mais également être présenté au minimum en première française.

Le président du Jury International est Atiq Rahimi, écrivain cinéaste, prix Goncourt 2008 pour « Pierre de patience ».


Compétition longs métrages de fiction inédits en France :

400 cent films visionnés produits en Asie en 2011 pour n’en sélectionner que 8, c’est dire toute la difficulté de trouver un film de qualité pour la compétition. C’est dire toute la responsabilité qui incombe aux sélectionneurs de ne pas se tromper dans leurs choix, l'objectif étant de faire découvrir un talent ou d'en confirmer un autre. Que de rencontres, que de contacts à établir, à entretenir, que d’heures à visionner, que de notes à établir, que de déplacements à effectuer pour aboutir à une sélection la plus juste, la plus équilibrée possible et qui satisfasse et le public et la critique.

Corée : Dance Town de Jeon Kyu-hwan - première française

Indonésie : Khalifah de Nurman Hakim – première européenne

Iran : Final Whistle de Niki Karimi – première européenne

Kazakhstan : Sunny Days de Nariman Turebayev - première française

Philippines : Nino de Loy Arcenas - première française

Sri Lanka : August Drizzle d'Aruna Jayawardana – première européenne

Taiwan : Return Ticket de Teng Yung Shin – première européenne

Turquie : Le Futur dure longtemps d’Özcan Alper – première française

Le Jury International est composé de:
Le président du Jury International est Atiq Rahimi, réalisateur, écrivain (prix Goncourt 2008)
Membres : Ermek Chinarbaiev, réalisateur (Kazakhstan)
Nestor O. Jardin, directeur du festival Cinemalaya de Manille (Philippines)
Latika Padgaonkar, écrivain et traductrice (Inde)

Documentaires – Compétition :

Il est de tradition, pour les sélectionneurs du FICA, de concevoir cette compétition comme un dialogue Orient-Occident. Rien d’étonnant, donc, que certains films documentaires soient des regards d’occidentaux sur l’Asie ou l’œuvre de réalisateurs d’origine asiatique vivant en Occident.

Ils traitent de sujets divers et universels comme l’Amour, l’école, la création artistique, l’exil, le combat pour la démocratie, la production, la mode, la protection de la nature. Ces films invitent à un voyage transcontinental. Ils sont une photographie du monde tel qu’il est, à un moment donné. Ils permettent aux spectateurs de faire le point et de se repérer dans ce monde en perpétuelle mutation.

Birmanie/Danemark : Aung San Suu-Kyi, Lady of no Fear de Anne Gyrithe Bonne - inédit

Chine : Heavy Metal de Huaqing Jin – première française

Inde : Shantiniketan de Joy et Marie Banerjee - inédit

Iran : Parvaz, L'envol de Reza de Ali Badri - inédit

Kazakhstan/France : Les Origines de la pomme de Catherine Peix - inédit

Népal /France : A l'Ecole des bambous de Jean-Pierre Devorsine - inédit

Taiwan : My Fancy High Heels de Ho Chao-ti - première française

Vietnam/France : Le Marché de l'amour de Philippe Rostan - inédit


Hors compétition : France : Un WIP avec Jocelyne Saab

Ce documentaire « Un WIP avec Jocelyne » (Work in progress avec Jocelyne Saab) est né de la volonté d’un professeur de Lettres, Pascal Truchet, et de la rencontre entre une classe de seconde du lycée Edouard Belin de Vesoul et de la réalisatrice libanaise Jocelyne Saab et bien sûr avec la collaboration du FICA.


THEMATIQUE: « Les Brûlures de l'histoire » :

La section thématique est l’objet d’une longue maturation sur plusieurs années de réflexion et de recherche cinématographique en liaison avec les grandes questions humaines trouvant des échos dans l’actualité.

Les moments de tension et de conflit ont toujours des conséquences à plus ou moins longues échéances. Ces séquelles de traumatismes sont les brûlures de l'Histoire imprimées non seulement dans la chair des hommes et des femmes, dans leur mémoire individuelle ou collective, mais aussi dans la configuration des pays, dans les paysages urbains ou naturels. Quelles conséquences ont les guerres, les révolutions, les actes de terrorisme, la violence des états, la volonté d'asservir l'Autre ou de s'affranchir d'une domination ?

Quel regard cinématographique porte les cinéastes asiatiques du Proche à l'Extrême-Orient sur les tensions et conflits d'hier et d'aujourd'hui et leurs conséquences ? Quelles sont leur vision et leur version des faits sur les guerres féodales, les deux guerres mondiales du XXème siècle, le colonialisme et la décolonisation, l'apocalypse nucléaire, le traumatisme du terriblement spectaculaire attentat du 11 septembre 2001, les révolutions communistes ou islamistes ?


Afghanistan : Terre et cendres d'Atiq Rahimi

Chine : City of Life and Death de Lu Chuan
Apart Together de Wang Quan’an - avant première
Shanghai Dreams de Wang Xiaoshuai
11 Flowers – Wang Xiaoshuai – avant première

Corée : The President’s Last Bang d'Im Sang-soo

Géorgie : L’Autre rive de George Ovashvili

Inde : Tonnerres lointains de Satyajit Ray

Irak : Les Murmures du vent de Shahram Alidi

Iran : Les Tortues volent aussi de Bahman Ghobadi
Ceci n'est pas un film de Jafar Panahi et Mojtaba Mirtahmasb
Lonely Tunes of Tehran de Saman Salour

Iran/Liban : L'Utopie en marche de Jocelyne Saab - inédit

Israël : Les Citronniers d’Eran Riklis
7 minutes au paradis d’Omir Givon

Japon : La Harpe de Birmanie de Ichikawa Kon
Vivre dans la peur de Kurosawa Akira

Liban : West Beyrouth de Ziad Doueri

Palestine : Paradise Now d’Hany Abu Assad

Sri Lanka : La Terre abandonnée de Vimukthi Jayasundara

Le Regard de l’Occidental sur l’Asie :
France : Inconnu, présumé Français de Philippe Rostan
Russie : Le Soleil d’Alexandre Sokourov


Hommage à Kore Eda Hirokazu l'intégrale, en sa présence.

2012 sera l'année des 50 ans du réalisateur japonais Kore-eda Hirokazu. Pour fêter cet anniversaire le FICA souhaite rendre hommage à ce cinéaste dont l'œuvre est tout en sensibilité.
Le réalisateur japonais Kore-eda Hirokazu, primé à Cannes, Venise, … recevra un Cyclo d’or d’Honneur pour l’ensemble de son œuvre dont l’intégrale sera présentée.

1991 : However - inédit
1991 : Lessons from a Calf - inédit
1992 : I Wanted to be Japanese - inédit
1994 : August Without Him - inédit
1995 : Maborosi
1996 : Without Memory - inédit
1998 : After Life
2001 : Distance
2003 : Nobody Knows
2006 : Hana - inédit
2008 : Still Walking
2009 : Air Doll
2010 : The Days After - inédit
2011 : I Wish – première française


Regard sur le cinéma du Kazakhstan : 1938 – 2011

En créant le FICA de Vesoul il y a 18 ans notre plus grand émerveillement fut la découverte des cinématographies d'Asie Centrale. Le Kazakhstan est le géant économique des cinq anciens pays frères d'Asie Centrale du grand frère russe de l'ex-URSS. Il est aussi le géant cinématographique de cette partie du monde. Le Festival Eurasia d'Almaty est le phare qui fait rayonner ces cinématographies. Le réalisateur kazakh Ermek Chinarbaiev est le pionnier du cinéma de la nouvelle vague kazakh dont le talent a été reconnu internationalement grâce au Festival de Locarno où il reçut le Léopard d’or pour Ma vie sur le bicorne. Cannes lui a rendu hommage en présentant Mest dans la section « Cannes Classic ».

Le FICA présentera 20 films clés de l'histoire du cinéma kazakh de 1938 à aujourd'hui.

1938 : Amangeldy de Moisy Levin - inédit
1945 : Les Chants d'Abai de Grigori Rochal - inédit
1963 : On m’appelle Koja d'Abdulla Karsakbaiev - inédit
1963 : L'épopée d'une mère d'Alexandre Karpov - inédit
1966 : La Terre des pères de Chaken Aïmanov - inédit
1966 : Matinée agitée d'Abdulla Karsakbaiev - inédit
1970 : La Fin de l’Ataman de Chaken Aïmanov - inédit
1970 : La Jeune fille de soie de Sultan Khodzhikov - inédit
1988 : Le Balcon de Kalykbek Salykov - inédit
1988 : L'aiguille de Rachid Nugmanov - inédit
1989 : Terminus de Serik Aprymov - inédit
1989 : Ma vie sur le bicorne d'Ermek Shinarbaiev
1989 : Effleurement d'Amanzhol Aituarov - inédit
1991 : La Chute d’Otrar de Ardak Amirkoulov - inédit
1994 : La Biographie d'un jeune accordéoniste de Satybaldy Narymbetov
2003 : Shizo de Guka Omarova
2004 : L'ïle de la Renaissance de Rustem Abdrachev - inédit
2007 : Chouga de Darejan Omirbaev
2008 : Lettres à un ange d'Ermek Shinarbaiev – inédit
2011 : Sunny Days de Nariman Turebaiev – première française


Francophonie d’Asie : Tran Anh Hung

Depuis quatre ans le FICA a officialisé son soutien aux cinémas d'Asie des cinq pays francophones (Arménie, Cambodge, Laos, Liban, Vietnam) de ce plus vaste des cinq continents qu'est l'Asie géographique qui va de l'Oural au Pacifique, en créant une section spécifique "Francophonie d'Asie".
Ainsi chaque année l'accent est mis sur un aspect spécifique de la cinématographie de l'un de ces cinq pays francophones d'Asie, du Proche ou de l'Extrême Orient.
L'œuvre cinématographique du réalisateur franco-vietnamien, Tran Anh Hung, illustre parfaitement cette francophonie d'Asie. Il est en outre un cinéaste éprouvé par les brûlures de l'Histoire.

1992 : L’Odeur de la papaye verte
1995 : Cyclo
2000 : A la verticale de l’été
2011 : La Ballade de l’Impossible


Le FICA est toujours attentif à l’extraordinaire inventivité graphique des studios d’animation asiatiques. Les traditionnelles soirées « Japanimation » attendent les curieux et les inconditionnels du genre.

Japon : One Piece Strong World de Sakai Munehisa
Japon : Colorful de Hara Keichi


Le cinéma étant pour tous, les « Après-midi famille » du mercredi (au Cinéma Majestic et au Théâtre Edwige Feuillère) permettront d’assister ensemble à la programmation « Jeune Public » de 3 à 103 ans !

Corée : Mari Iyagy de Lee Seong-jang
Iran : Vent de folie à la ferme d’Abdollah Alimorad
Inde : Le Petit peintre du Rajasthan de Rajkumar Bhan
Japon : Cheburashka et ses amis de Nakamura Makoto


Intervenants du Festival :

Gulnara Abikeyeva, directrice artistique du festival Eurasia d'Alamaty
Özcan Alper, réalisateur turc
Loy Arcenas, réalisateur philippin
Martine Armand, spécialiste du cinéma indien
Rajkumar Bhan, réalisateur indien
Jeevantha Devapriya, monteur Sri Lankais
Jean-Pierre Devorsine, réalisateur
Gönul Donmez-Colin, spécialiste du cinéma d'Asie Centrale
Indra Herlambang, acteur indonésien
Jeon Kyu-hwan, réalisateur coréen
Niki Karimi, réalisatrice et actrice iranienne
Olga Klachsheva, représentante de Kazakhfilm
Kore-eda Hirokazu, réalisateur japonais
Li Xing, producteur chinois
Bastian Meiresonne, spécialiste du cinéma asiatique
Shahla Nahid, spécialiste du cinéma iranien
Rachid Nougmanov, réalisateur kazakh
Catherine Peix, réalisatrice
Catherine Poitevin, monteuse
Reza, photographe
Philippe Rostan, réalisateur
Jocelyne Saab, réalisatrice libanaise
Guillaume de Seille, producteur
Teng Yung Shin, réalisateur taïwanais
Tran Anh Hung, réalisateur
Pascal Truchet, professeur de lettres
Nariman Turebayev, réalisateur kazakh
Yerlan Utepbergenov, acteur kazakh
Eugénie Zvonkine, programmatrice de la rétrospective kazakhe


Evénements :

Ouverture au Théâtre Edwige Feuillère : mardi 14 février 2012 à 20h :
Un Cyclo d’or d’honneur sera remis à M. Kore-eda Hirokazu, réalisateur japonais pour l’ensemble de son œuvre dont l'intégrale sera présentée durant le 18ème FICA.

Débat « Pluralité des Cinémas d’Asie » : jeudi 16 février 2012 à 11h, dans le hall du cinéma Majestic, en collaboration avec RCF (émission enregistrée en direct).

Soirée de la Diversité Culturelle : vendredi 11 février 2011
Cette soirée festive, en partenariat avec l’ACSE et la Fondation Franco Japonaise Sasakawa, rendra hommage aux invités du Festival et plus particulièrement à Kore-eda Hirokazu, réalisateur japonais, Tran Anh Hung, réalisateur franco-vietnamien et le photographe iranien, en exil, Reza. Elle aura lieu à la Bambouseraie à partir de 22h30.

Rencontre dédicace : samedi 18 février 2012 à 14h dans le hall du cinéma Majestic, en partenariat avec la librairie Campo de Vesoul, avec l’écrivain cinéaste Atiq Rahimi et le photographe Reza.

Soirée Kazakhstan le samedi 18 février 2012 :
en collaboration avec les services culturels de l’Ambassade du Kazakhstan, à partir de 22h30, le public et les professionnels du cinéma sont cordialement invités à venir fêter le cinéma kazakh en compagnie de l’importante délégation venue de ce géant du cinéma d’Asie Centrale (réalisateurs, acteurs, producteurs, représentants du Festival Eurasia d’Almaty et des studios de Kazakhfilm).

Journée Professionnelle : dimanche 19 février 2012 :
A 12h, repas de la cinéphilie en l’honneur de tous les invités du FICA venus de toute l’Asie géographique, du Proche à l’Extrême-Orient.
A 14h, à la Bambouseraie, est organisée une table ronde réunissant des professionnels du cinéma. Le thème retenu cette année est
« Produire et réaliser un film au Kazakhstan » : avec Gulnara Abikeyeva, Ermek Chinarbaiev, Gönül Donmez-Colin, Olga Klachsheva, Rachid Nougmanov, Catherine Peix, Guillaume de Seille, Nariman Turebaiev, Yerlan Utepbergenov, Eugénie Zvonkine

Soirée « les 60 ans de Positif » : lundi 20 février 2012

La prestigieuse revue de cinéma Positif aura 60 ans d’existence en 2012. Le FICA, il y a 10 ans de cela, a fêté les 50 ans de la revue. Fidèle en amitié, le FICA est heureux de souffler les 60 soixante bougies de Positif en compagnie des critiques de la revue Adrien Gombeaud et Pascal Binétruy, lors de la soirée Positif du lundi 20 février 2012.

Cette soirée Positif sera consacrée au rôle d’une revue de cinéma, après la projection du film La Terre abandonnée du réalisateur sri lankais Vimukthi Jayasundara, caméra d’or à Cannes 2005. Ce film fut défendu par la revue Positif lors de sa sortie sur les écrans.
.


Expositions :

*Chapelle de la Mairie, du 13 janvier au 26 février 2012, une pose entre deux gestes, Zhu Hong et la collection du Frac de Franche-Comté

*Salle des Ursulines du 13 janvier au 26 février 2012, Ninomiya Naohiro, photographe japonais

*Hall de Cora, du 6 au 25 février 2012 : Affiches de films.

*Cinéma Majestic-Espace des Lumières : Cinémas d’Asie en affiches


Infos Pratiques :

Salles de cinéma :

Théâtre Edwige Feuillère (Place Pierre Renet) :
Ouverture le mardi 14 février 2012 à 20h et clôture le mardi 21 février 2012 à 20h30

Cinéma Majestic-Espace des Lumières (Parc des Haberges) :
du mercredi 15 au mardi 21 février 2012,
projections non stop 9h – minuit au cinéma Majestic Espace des Lumières, dans des conditions idéales de projection (salles 3, 4, 5 et 10)


Tarifs :
Tarif normal : 7 €,
Tarif réduit : 5 € (Associations cinéphiles, Carte Cézam, demandeurs d’emploi, adhérents MGEN)
Moins de 26 ans : 2 € 50 - Carte cinq films : 25 € - Passeport pour tous les films : 65 €

Billetterie :
Passeports et cartes cinq films en vente, dès le 3 janvier 2011, à l’Office de Tourisme du Pays de Vesoul : 2, rue Gevrey - BP : 90117 - 70002 Vesoul cedex – Tel : 03 84 97 10 85

Durant le festival auprès de l'équipe d'accueil du FICA dans le hall du cinéma Majestic-Espace des Lumières. Il est possible de réserver sa place à l’accueil du festival jusqu’à 48h à l’avance pour les détenteurs de passeport et de cartes cinq films.

Site internet du Festival : http://www.cinemas-asie.com

Groupe FaceBook: Festival International des Cinémas d'Asie de Vesoul


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Ecrit le : Jeudi 26 Janvier 2012 17h26
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LES SEANCES ET HORAIRES :
du 18ème FICA – Festival International des Cinémas d’Asie de Vesoul du 14 au 21 février 2012

CA Y EST ! L'ensemble des horaires des programmes du Festival Asiatique de Vesoul en ligne:

LE PROGRAMME 18e FICA DE VESOUL

Les "cases horaires" orné d'une jolie photo sont des tranches horaires (pour l'instant) vides, qui vous permettront – peut-être – d'avoir moins de choix cornéliens à prendre, que lors de la diffusion de 4 longs-métrages en même temps et / ou d'aller souffler un peu en venant notamment vous détendre dans notre espace / restaurant de "La Bambouseraie".

Mais ATTENTION: ces cases correspondent parfois également à d'autres activités, comme des débats / conférences, soirées OU pour éventuellement re-programmer certains films, victimes de leur succès et qui afficheront COMPLET aux séances régulières.

Vous retrouverez les informations des autres activités dans les pages dès demain sur notre page FaceBook, dans les pages "Evénements" de notre catalogue et / ou affichées sur les tableaux d'information durant le festival.


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Ecrit le : Mercredi 01 Février 2012 19h30
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Retrouvez les bandes-annonces de la plupart des films présentés au prochain Festival International des Cinémas d'Asie de Vesoul sur notre chaîne youtube dédiée:

LA CHAINE YOUTUBE FICA


Nous alimenterons également la chaîne avec des vidéos tournées pendant la prochaine édition.



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Ecrit le : Mardi 28 Février 2012 14h30
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Eh ben, putain, c'était BIEN !!!!


18ème FICA - Festival international des Cinémas d'Asie de Vesoul
(du 14 au 21 février 2012
)


Plus de 29 000 spectateurs pour cette 18ème édition du FICA.
Le film de clôture est APART TOGETHER de Wang Quan'an (Chine)

PALMARES 2012

M. Kore-eda Hirokazu, CYCLO D'OR d'HONNEUR

CYCLO D'OR offert par le Conseil Régional de Franche-Comté remis par le Jury International présidé par M. Atiq Rahimi, réalisateur et écrivain et composé de M. Ermek Chinarbaev, réalisateur kazakh, M. Nestor Jardin, directeur de Cinemalaya et Mme Latika Padgaonkar, écrivain et traductrice :
"AUGUST DRIZZLE" de Aruna Jayawardana (Sri Lanka) : dans une atmosphère authentique, ce portrait fort du personnage principal est servi par une mise en scène puissante et un traitement habile des enjeux complexes sociaux et personnels auxquels les gens du peuple font face.
Grand Prix du Jury International :"DANCE TOWN" de Jeon Kyu-hwan (Corée) dans une atmosphère authentique, ce portrait fort pour son portrait réussi d'une femme dans un récit à dimension tragique et politique, pour son scénario et son travail de caméra.
Mention spéciale : “NIŇO” de Loy Arcenas (Philippines) pour son regard profond et dramatique sur une famille autrefois aisée, scrutant hommes et valeurs sociales, l'opéra jouant le rôle de catharsis.
Mention spéciale : “LE TEMPS DURE LONGTEMPS” de Őzcan Alper (Turquie) : pour sa force cinématographique et son rythme, un film où la beauté du paysage est le contrepoint des douleurs de l'histoire.

Prix du Jury NETPAC (Network for the Promotion of Asian Cinema) représenté par Mme Anne Demy-Geroe (Australie), Mme Lekha Shankar (Thaïlande) et M. Golam Rabbany Biplob (Bangladesh) :
"AUGUST DRIZZLE" de Aruna Jayawardana (Sri Lanka) : ancré dans son cinéma national, un film puissant et sans sensiblerie autour du combat d'une femme pour établir son identité.
Mention spéciale NETPAC: "RETURN TICKET" de Teng Yung-Shing (Taïwan/Chine) : un portrait sensible et émouvant d'une société intergénérationnelle dispersée qui rêve d'un foyer.

Prix Emile Guimet (offert par les Amis du Musée National des Arts Asiatiques de Paris) : jury Guimet composé d'Hubert Laot, Véronique Prost et Anna-Nicole Hunt :
"FINAL WHISTLE" de Niki Karimi (Iran) : un film courageux tourné dans un contexte sociopolitique difficile, œuvre d'une actrice, réalisatrice et productrice exemplaire, militante du cinéma à l'image de Jafar Panahi ou Motjaba Mirtahmasb
Coup de cœur Guimet : “NIŇO” de Loy Arcenas (Philippines) : premier film surprenant, scénario riche et personnages improbables dans un univers de déliquescence lente et inéluctable, un moment fort d'humanisme, de poésie et de cinéma.

Prix INALCO (offert par l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales) : Jury composé de Magali Godin, Christine Ho, Grégory Kourilsky, Nguyen Van Ky, Françoise Robin, Némésis Srour
"FINAL WHISTLE" de Niki Karimi (Iran) pour son engagement en faveur de combats auxquels nous sommes sensibles, notamment la justice sociale et la condition féminine.
Coup de cœur INALCO : "DANCE TOWN" de Jeon Kyu-hwan (Corée) pour sa représentation de la ville et son questionnement sur l'altérité et l'assimilation.

Prix du public long métrage de fiction (offert par la ville de Vesoul) :"KHALIFAH de Nurman Hakim (Indonésie).


Prix du Jury Lycéens : "FINAL WHISTLE" de Niki Karimi (Iran).

Prix du public du film documentaire (offert par la Communauté d'Agglomération de Vesoul) : "LES ORIGINES DE LA POMME" de Catherine Peix (Kazakhstan-France).

Prix Jury Jeunes (offert par la Communauté d'Agglomération de Vesoul) : "PARVAZ, L'ENVOL DE REZA" d' Ali Badri (Iran-France).

Reprise des films primés à l'auditorium du Musée des Arts Asiatiques Guimet de Paris du 18 au 20 avril 2012.

Le 19ème FICA - Festival International des Cinémas d'Asie de Vesoul aura lieu du 5 au 12 février 2013.


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