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> Bruce Lee Et Ses Mains D'acier, bruceploitation du fond du panier
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hellrick
Ecrit le : Mercredi 18 Juillet 2012 12h00
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Dragon



BRUCE LEE ET SES MAINS D’ACIER


Première réalisation de Bruce Li (crédité sous son véritable nom de Ho Chung Tao), BRUCE LEE ET SES MAINS D’ACIER, également connu sous le titre LE MESSAGE DE BRUCE LEE, s’avère malheureusement un médiocre polar kung fu à l’intérêt fort limité et à l’intrigue quasiment incompréhensible.

Bruce Li incarne Lee, un agent secret au service d’Interpol embarqué dans une complexe intrigue après avoir reçu un télégramme qui l’invite à se rendre à Hong Kong. L’agent secret rencontre alors un certain Outpuss (« Not octopus ») qui le mène à un rendez-vous à l’Hôtel Kowloon puis à un nouveau contact, lequel fini hélas assassiné. Passant pour un modeste expert en sécurité électronique, Lee décide d’espionner Mr Po, un célèbre criminel dont la charmante fille tombe, forcément, amoureuse de lui. Divers personnes tentent en effet de s’emparer d’une liste rédigée par Mr Po et qui comprend les noms de tous ses rivaux de Mr Po. Les alliances entre les clans fluctuent et de nombreux combats s’ensuivent. Lee, pour sa part, s’emploie à monter les différents gangs l’un contre l’autre afin qu’ils s’éliminent mutuellement.

L’adjectif le plus approprié pour qualifier BRUCE LEE ET SES MAINS D’ACIER est, hélas, piteux. Rien ne fonctionne vraiment, en effet, dans cette bruceploitation de troisième zone qui met en vedette Bruce Li, opposé, une fois de plus, au vétéran Lo Lieh. Malheureusement, emporté par son enthousiasme, Bruce Li s’arroge également le poste de metteur en scène et l’ensemble du long-métrage souffre de son inexpérience criante. La réalisation se révèle médiocre, mal fichue et abuse de zooms inesthétiques. L’ensemble manque, en outre, de rythme, un lourd bémol pour un film déjà handicapé par un scénario banal et confus.

L’intrigue, peu passionnante, perd en effet rapidement le spectateur dans ses méandres et fonctionne à la manière d’un médiocre polar d’action mâtiné d’espionite de pacotille. Du sous James Bond minable comme en témoigne l’usage, courant à Hong Kong, de plusieurs célèbres thèmes de 007. La chanson titre de VIVRE ET LAISSER MOURIR, composée par Paul McCartney, est ainsi une nouvelle fois réemployée, tout comme des mélodies tirées de L’HOMME AU PISTOLET D’OR et L’ESPION QUI M’AIMAIT. L’histoire en elle-même s’avère péniblement développée, au point qu’il devient rapidement difficile de la suivre, un effort rendu encore plus méritoire (ou stupide) par le manque d’intérêt de ces nombreux chassés croisés qui, au final, constituent simplement de vagues excuses pour des combats de kung-fu. Au lieu de tenter de suivre ces scènes dialoguées insipides, autant capituler dès le départ et se contenter d’apprécier les nombreux combats qui parsèment le métrage.

Hélas, même les passages martiaux apparaissent, dans l’ensemble, très moyens et sans aucune originalité. Les chorégraphies, inspirées du Petit Dragon, restent sommaires, et seuls quelques enchainements de coups de poings et de pieds, décochés par Bruce Li, méritent le coup d’œil. Néanmoins, Li a démontré de bien meilleures dispositions dans d’autres films et semble se contenter, ici, du service minimum. Excepté lors du climax, où l’acteur daigne enfin se lâcher quelque peu, il évite même les gimmicks coutumiers de Bruce Lee et renonce aux cris aigus et autres postures caractéristiques du Petit Dragon. Dommage pour les fans de bruceploitation pure et dure.

Sans être désastreux, les divers affrontements manquent, en outre, d’innovation, de vitesse ou de hargne pour s’élever au-dessus d’un niveau tout juste potables. Si tous les clichés répondent présents, à commencer par les indispensables nunchakus, shurikens et autres petits poignards, les combats sont fort peu mis en valeur par la mise en scène rudimentaire de Bruce Li. Le montage mollasson n’arrange évidemment pas les choses et rend le film plus ennuyeux que divertissant, y compris pour les inconditionnels du kung fu bis. Même le final nerveux, normalement toujours efficace dans ce type de long-métrage, cède la place à une interminable discussion dans une prairie entre représentants de gangs rivaux, suivi par un duel rapidement expédié et fort décevant au cours duquel le méchant agite sa main de fer au bout d’une chaine. Les dernières minutes montrent Bruce Li effectuer plusieurs salto arrière pour éviter les balles du big boss du crime, finalement arrêté tandis qu’un des protagonistes, précédemment blessé et apparemment couvert de sauce tomate, s’exclame « moi aussi je suis un agent d’Interpol ». Fin !

Dépourvu du charme de certaines bruceploitation outrancières comme CLONES OF BRUCE LEE ou des qualités de titres plus sérieux et respectueux comme FIST OF FURY 2 ou LE DOIGT VENGEUR DE BRUCE LEE, ce sous-produit échoue sur tous les tableaux et constitue un ratage quasi complet. Heureusement, la seconde (et dernière) réalisation de Bruce Li, le plus modeste LE CASCADEUR CHINOIS, sera bien plus plaisant et convaincant.

En dépit du capital de sympathie dont bénéficie Bruce Li, difficile de se montrer le moins du monde enthousiaste à la vision de ce médiocre BRUCE LEE ET SES MAINS D’ACIER que l’on réservera, par conséquent, aux seuls « complétistes » de la bruceploitation.



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