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> Fantasia 2016, Festival de Film Fantastique de Montréal
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Ecrit le : Dimanche 17 Juillet 2016 14h37
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Petit Denis

j'ai mieux apprécié Kill Zone 2 que toi, il faut dire que voir le film dans une grosse salle avec une foule c'a aide. C'est comme allez à l'opéra.

Pas vue Kickboxer, le film sera probablement présenter en salle ou disponible en DVd assez tôt de toute façon.

Effectivement Antigang à l'air assez brutal et stupide. J'aime les film d'action mais pas du genre policier fier à bras et fier de l'être.

A+



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Ecrit le : Lundi 18 Juillet 2016 16h48
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Fantasia Jours 5 Compte rendu : 3

Le diptyque Parasyte Parasyte I et IIest l’adaptation d’une série manga d'horreur paru entre 1988 et 1996. En celle-ci à déjà fait l’objet d’une adaptation anime en 2014. D’étranges parasites possèdent les corps d’humain et les transforment en monstrueuses créatures cannibales. L’ado Shinishi n’est que partiellement possédé, le parasite ne parvenant qu’a possédé que sa main droite. Une étrange relation s’établit entre l’Ado et Migi (« Droitier ») alors que le reste des parasites s’organise pour assurer leurs survies.

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Parasyte avec certaines appréhensions ne prisant guère l’adaptation live de série manga ni les films centrés sur des effets CGI. Contre toute attente, j’ai fort apprécié le film. Pas nécessairement pour la mise en scène ou les effets spéciaux qui comme de coutume dans des adaptations live sont efficace, mais assez générique, sans grande âme ou personnalité au niveau filmique. Une partie de mon appréciation tient au fait qu’une partie du clivage dramatique repose sur l’amour d’un parent envers un enfant (habituellement mère fils) auquel j’ai beaucoup adhéré.

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Surtout, j’ai massivement apprécié la manière dont les parasites étaient présentés. Habituellement, dans des films des monstres (Alien, Predators, Independance Day), celles-ci sont dépeintes comme des prédateurs sans états d’âme à exterminer. Dans Parasyte, cette présentation est plus nuancée. Aussi dangereuse et impitoyable que soient les parasites, ceux-ci agissent surtout pour assurer leur survie. Humains et parasites sont aussi placés dos à dos, car les premiers sont également des êtres destructeurs. Le film passe également un fort message écologique mettant de l’avant l’idée que les parasites sont des anticorps pour sauver la planète du « virus » humain. Si ces idées sont souvent exposées dans des monologues ou des discours un peu pesants, il n’en laisse pas moins songeur. D’une certaine manière Parasyte fait aux film « à la Alien », ce que Blade Runner à fait aux histoire de robots homicides ; une remise en question de cliché. Pour un film de créatures monstrueuses, pareil traitement est des plus rafraichissant.

Au-delà de cette présentation, j’ai également apprécié l’étrange relation entre Shinishi et sa « main ». Si l’aspect physique de Migi fait un peu « cartoon » et CGI factice, elle est remplie d’humour et leur lien d’amitié est convaincant. Malgré une bonne balance entre violence gore, humour, suspense, pathos et thèmes songés on pourrait reprocher au film de manqué d’une véritable étincelle magique pour un faire un film pleinement réussit et convainquant. Toutefois pour ma part j’ai été satisfait et je considère Parasyte comme mon premier coup de cœur.

Cote 78 %.

À noter que Fantasia a également présenté vendredi Terraformars une autre adaptation manga reposant sur une prémisse de créatures prédatrices, mais cette fois-ci situées sur Mars. Même si ce film est mis en scène par le grand Takashi Miike (présent dans la salle pour recevoir un prix de carrière) je n’ai éprouvé aucun intérêt à voir ce film de bibittes CGI. Je le regrette maintenant un peu, car j’aurais aimé pouvoir comparer ce film avec Parasyte. Il faudra que je me procure le film un de ses jours pour voir les différences tant dans le traitement des créatures que l’approche filmique de Miike un cinéaste avec une touche personnelle un ne peut plus distincte.

À suivre prochainement Three de Johnny To.
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Ecrit le : Mardi 19 Juillet 2016 17h15
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FANTASIA JOUR 6 COMPTE RENDU 4


Three

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Ce nouveau thriller de Johnny Too présente une confrontation entre un policier en perte de contrôle, une chirurgienne en perte de confiance et un criminel suprêmement sûr de lui à l’intérieur des murs d’un hôpital. Grièvement blessé, le bandit attend que son gang vienne le secourir. Lorsque l’affrontement aura lieu, celui-ci sera explosif… littéralement.



Une fois de plus, Johnny To démontre ici sa superbe maitrise tant du suspense que de la mise en scène. Son sens de l’espace, du mouvement et du rythme est aussi fluide et précis que jamais et aboutie a grand affrontement stylisé accompli à coup de ralentie et de bullet-time. Si cette scène constitue un authentique morceau de bravoure filmique ou fait dans l’esbroufe dépend de l’appréciation de Johnny To et de son art.

On pourrait reprocher film de présenter des personnages peu sympathiques (bien que cela soit manifestement voulu) et personnellement je trouve To a une manière de traiter l’après-affrontement d’une manière trop cavalière à mon goût. Après avoir balayé brutalement ses pions sur sa table de jeu, il ne se donne pas la peine d’en montrer le résultat excepté pour les personnages clé, une approche plutôt vexante. Ceci dit, le film réussit quand même à tenir le spectateur en haleine pendant plus d’une heure et quart tant avec ses personnages bien campés que sa manière élégante de filmer.

Un des aspects les plus intéressants du film est que selon une critique ; l’origine des trois personnages clés (deux Chinois, un Hongkongais) inviterait à une lecture métaphorique sur l’État de la Chine contemporaine. Je mettrais un lien en ligne si jamais ne je retrouve l’article sur le net.

Cote : 80%.

À suivre prochainement le film d'action martial indien : Baaghi.
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Ecrit le : Mardi 19 Juillet 2016 19h51
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COUVERTURE MÉDIATIQUE FANTASIA
Liens d'articles, d'interview et de critiques du Festival
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Ecrit le : Mercredi 20 Juillet 2016 20h59
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Fantasia jours 7 compte rendu 5.

Baaghi


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Baaghi est un film martial bollywwodien mettant un en vedette Tiger Shroff un apollon indien dont les coups de pieds sont aussi magnifiques que les pectoraux. Son personnage doit secourir sa bien-aimée retenue prisonnière par un gangster dans un immeuble remplie de garde du corps et de fier-à-bras.



Si Baaghi emprunte son dénouement à The Raid, l’essentiel de sa trame reprend celle de Varsham une autre production indienne, mais tournée dans un autre dialecte. En fait, la grande bataille dans le bâtiment est expédiée dans le dernier 15 minutes du film. Les scènes d’action se retrouvent surtout dans la deuxième moitié du film, la première étant surtout centrée sur l’aspect comédie romantique. Quelques scènes d’entrainement et la relation du héros avec son maitre évoque également un peu les premières k-f comédie de Jackie Chan.

Baaghi
n’est que le deuxième film de sa vedette Tiger Shroff qui est une vedette d’action montante en Inde. Fils de vedettes bollywoodienne et entrainer en taekwondo Shroff allie un corps de dieu grec avec un remarquable athlétisme martial, et un certain charme, mais à part cela son attrait est assez limité à mes yeux. C’est un bellâtre sans grand traits distincts tant au niveau de la personnalité dont des exploits martiaux consiste surtout en de grands coups de pied spectaculaire certes mais générique. C’est suffisant pour un film bollywoodien, mais les amateurs de films martiaux sont en droit d’avoir un peu plus.

Baaghi n’est pas non plus un Raid indien. Dans le cadre du cinéma hollywoodien il me semble même que c’est un film assez conventionnel et dérivatif. Il n’a rien de l’inventivité, de l’intensité et du brio que l’on retrouve dans The Raid ou les autres films martiaux de Gareth Evans son metteur en scène. C’est peut-être une production de qualités, avec des numéros de dance ou de combats enlevés, mais qui suscite somme toute assez peu de véritables étincelles (contrairement à Raid et Ong Bak). J’ai surtout apprécié, les numéros de comédies par des bouffons de service qui inclue un chauffeur de taxi aveugle. J’ai également bien aimé le premier numéro musical une version bollywoodienne de « chantons sous la plus ».

Après plus de deux heures et malgré de constantes scènes de combat dans le dernier tiers j’avais hâte que le film finisse pour que je puisse rentrer chez moi. Toutefois, les autres spectateurs avec qui j’ai regardé Baaghi auront éprouvé beaucoup plus d’enthousiasme et hurlaient ou applaudissaient au bon moment.

Cote: 6,5
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Ecrit le : Jeudi 21 Juillet 2016 20h43
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Fantasia compte rendu 6 : Un doublé Coréen


The Wailing

En 2009, le thriller The Chaser aura tordu les tripes des spectateurs de Fantasia avec son histoire ou des policiers pas trop compétents cherchent laborieusement à stopper un tueur en série. Six années plus tard, le réalisateur Na Hong-jin reviens à Fantasia avec un thriller un peu dans la même veine, mais surnaturel celui-là intituler en anglais the Wailing.


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Dans un village rural de Corée, des meurtres aussi sanglants qu’inattendus surviennent et ébranlent ses habitants. Officiellement, ces homicides sont attribués à l’absorption de champignons hallucinogènes manger par les tueurs, mais la rumeur attribue également un rôle sinistre à un ermite japonais nouvellement arrivé dans la région. Déjà troublé par les évènements le sergent Jeon panique lorsqu’il réalise que sa propre petite fille montre des symptômes anormaux déjà observés chez les tueurs. Est-ce que son intervention permettra de sauver son enfant ou au contraire précipiter le mal?



Bien que The Wailing tienne de plusieurs genres (suspense, comédie noire/satirique horreur), de plusieurs films (The Exorcist, The Shining, un film de zombie et même peut-être Mr. Vampire) et de plusieurs croyances (chamanisme et christianisme), il n’en demeure pas moins un thriller dans lequel on s’enfonce comme dans des sables mouvants sans se rendre vraiment compte du danger.

Si dans son ensemble The Wailing semble autant stigmatiser la bêtise humaine, que créer une impression d’horreur et de mystère. un ultime retournement confond tant les personnages que les spectateurs et plonge tout le monde dans un bain d’horreur jusqu’au cou. Ce n’est pas pleinement compréhensible ou même pleinement convainquant (du moins selon la perspective d’un spectateur occidental qui n’est familier avec la culture coréenne), mais cette descende aux enfers n’en est pas moins désespérément prenante.

Si je n’ai pas pleinement embarqué dans le film c’est parce que ayant vu The Chaser j’avais une idée à quoi m’attendre et je n’ai pas complétement saisit les tenants et aboutissement de la conclusion surnaturelle du film. Cela-dit, The Wailing n’en constitue pas moins un thriller ténébreux et éprouvant conduit avec brio.

Cote : 83%.

Critique alternative du film.

The Throne

De nombreux films et série Tv ont déjà fait sur la tragédie du Prince Sado l’héritier du trône de Corée mit à mort par son propre père au XVIII siècle pour cause de trahison et/ou de folie. Déjà, deux films à costumes présentés à Fantasia ont mentionné ce drame en périphérie de leur l’histoire ;The Great Heist en 2013 et The Fatal Encounter en 2014. Avec The Throne, cependant, ce tragique fait historique est au centre du récit. Le film a été mis en scène par Lee Joon-Ik à qui l’on doit The King And the Clown, de même que la satire historique Once Upon A Time On a Battlefield, alors que le roi est interprété par Song Kang-hoo probablement la vedette coréenne ayant le plus souvent apparu au festival fantasia depuis The Quiet Family en 1999.

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Les attentes d’un père envers un fils sont souvent très grandes. ; avec le roi Yeongjo de Corée, elles sont monumentales. Malgré toute la bonne volonté que le Prince met dans son rôle et ses devoirs, le roi s’avère toujours insatisfait et n’arrête pas de brimer son fils pour un rien. Éventuellement croyant qu’il a faire face à un être faible et corrompu, il proclame même son mépris abject envers son héritier. Pareil traitement affecte l’équilibre mental du prince qui finira par commettre un geste fatal dont l’une des plus grandes tragédies de la dynastie royale de Joeson sera le triste résultat.



Si The King and the Clown présentait la relation troublante entre un roi et un bouffon, The Throne lui montre la relation troublée entre un roi et son fils sous les yeux angoisser de leur entourage. D’une certaine façon, le film est une redite, mais le drame se déroulant sous les yeux du spectateur n’en est pas moins prenant. En Corée le film a rapporté les prix de meilleur film et meilleur scénario. Toutefois, ce sont les acteurs qui rendent le drame déchirant. Bien que le roi agisse en tyran, Song Khan-ho lui donne suffisamment d’humanité pour nuancer son personnage et l’acteur qui joue le prince est déchirant dans son rôle de fils cherchant vainement a plaire son père jusqu’à ce que cela le détruise.

The Throne a connu un énorme succès en Corée du sud. Il faut dire que la tragédie du Prince Sado touche à une corde sensible du public coréen qui a après tout on vécut une dictature « pour le bien du pays » pendant des décennies dans une société ou le patriarcat pèse encore bien lourd. Il est facile donc faire dans un film une lecture de la société coréenne contemporaine, ce qui le rend d’autant plus intéressant.

Cote : 80%.
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Ecrit le : Samedi 23 Juillet 2016 20h56
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Couverture médiatique Fantasia ; 20-21-22 juillet

À suivre d'ici lundi: un wuxia psychédélique de la Shaw : Holy Flame of the martial World. SB.gif

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Ecrit le : Lundi 25 Juillet 2016 19h59
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FANTASIA JOUR 11 CONTRERENDUE : 7.

Holy Flame of the Martial World

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Pour la troisième année de suite, Fantasia a présenté un wuxia psychédélique de la Shaw Brothers : Holy Flame of the Martial Word. Le public fantasien a accueilli avec son enthousiasme habituel cette production au Wire-fu extravagant, peuplé de héros et méchants aux costumes chatoyants, remplis d’épées volantes et de rayons laser présentés à un rythme d’enfer avec un montage dopé à l’amphétamine et une caméra qui virevolte autant que les héros sur câbles. Des idéogrammes volants, des monstres dessinés à même la pellicule, et un ghoul parlant anglais sont également de la partie.



Holy Flame présente une paire d’orphelins élevés séparément qui sont destinés à se battre dans un duel de vengeance. Ce que l’un des rejetons ne sait pas c’est que son propre maitre martial est le véritable tueur. Un maitre au rire littéralement tempétueux, une prêtresse albinos maitresse du chasse-mouche, une demoiselle au doigt laser dévastateur et un monkey boy (joué par une fille) armée d’un bâton de fer intervienne dans l’histoire pour guider ou tromper les héros, qui au final se retrouveront armés d’une paire d’épée magiques translucides.



Holy Flame a été réalisé par Tony Liu qui aura réalisé des wuxia à corde plus que n’importe qui chez les Shaw. Mit à part Holy il aura également réalisé le diptyque des Bastard Swordsman de même que Lady Assassin pour ne nommer que ceux-là. Les chorégraphies sont le travail de Phillip Kwok (qui joue le maitre rieur) de même que Yuen Tak (également chorégraphe et acteur dans Demon of the Lute). Holy présente nombre d’acteurs abonnés aux genres psychédéliques ; Phillip Kwok, Jason Pao (acteur fétiche de Tony Liu), Mary Jean Reimer. Une absence de taille est celle de Kara Hui mais elle est remplacé par Yeung Jing Jing qui chez les Shaw aura surtout agi comme doublure martiale. Le héros du film est joué par Max Mok connu de nos jours pour être le comparse comique Leung Foon dans la série des Once Upon A Time In China mais qui a commencé sa carrière en tant que jeune premier chez les Shaw. Jouer avec sérieux les deux héros du film sont supplantés par les personnages plus colorer du film, tels la prêtresse albinos, le maitre rieur, et surtout le méchant joué par Jason Pao royalement cabotin dans son rôle. Tony Liu pimente également le film de traits d’humour qui satirise par exemple les figures du maitre martial habituellement révérer.

Holy Flame va être joué en reprise dimanche prochain à Fantasia une opportunité à ne pas manqué, car comme les wuxia psychédélique des années passé offre l’un des spectacles les plus authentiquement baroque du festival. Holy. est également disponible en DVD mais c’est un film à voir en groupe si possible.

Le festival est maintenant à mi-chemin. J’ai vue jusqu’à date une vingtaine de film bien que j’ai fais le contre rendu de seulement huit à date. La plupart seront couvert à une date ultérieur lorsque j’aurais le temps.

À suivre prochainement : Le nouveau Jackie Chan Skip Trace.
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Ecrit le : Mardi 26 Juillet 2016 16h27
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FANTASIA JOURS 12 CONTRE RENDUE : 8
Skiptrace

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Bien que Fantasia ait présenté à ses débuts quelques films hongkongais de Jackie Chan (notamment Drunken Master II en 1997) cela faisait longtemps que celui-ci n’était pas apparu sur les écrans du festival. Toutefois pour 2016, Fantasia présente son tout dernier film : Skiptrace : une comédie de pote/road movie dans lequel le partenaire de Jackie est Johnny Knoxville un comédien casse-cou rendu célèbre par la franchise Jackass. Le film met également en vedette Fan Bing Bing, la lutteuse Eve Torres, Michael Wong et Eric Tsang qui a un tout petit rôle assez surprenant. Bien que le film soit écrit et réalisé par des occidentaux, l’essentiel de l’équipe technique est chinois et il a été entièrement tourné en Asie.

Jackie joue le rôle d’un flic qui voulant venger la mort de son partenaire tué par un mystérieux caïd, part à la recherche d’un arnaqueur américain témoin d’un crime. Le retour à Hong-Kong est compliqué par le manque de coopération de l’américain, et le duo improbable va devoir subir quantité d’avanies à travers toute la Chine avant d’arriver à destination.



À 62 ans, Jackie est un peu vieux pour ce type de film, et le niveau d’énergie de Skiptrace ne sont pas ceux de ces comédies lors de sa période hollywoodienne (1999-2007). Il se démène encore furieusement lors de ses scènes d’action, mais l’enthousiasme et la virtuosité n'y est plus. En tant que road movie, Skiptrace met bien en valeur les beautés de la Chine et en tant que tel fait très carte postale pour tourisme. Un détail qui m’a un tant soit peu agacé est la manière inconsistante avec laquelle les personnages chinois s’adressent entre eux ; parfois dans leurs langues, mais le plus souvent en anglais.

Ceci il y a encore quelques bons moments d’action (l’affrontement dans l’usine de jouet et l’emploi d’une poupée russe), quelques bons retournements, des petits cameo et Johnny Knoxville se débrouille adéquatement dans son rôle d’arnaqueur menteur et malcommode. Le public de Fantasia c’est bien marré et malgré certaines réticences de m’a part, moi aussi.

Cote : 75%

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Ecrit le : Jeudi 28 Juillet 2016 16h51
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Fantasia Contre rendu no 9.
Pattaya

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Une paire d’énergumènes arnaque un voisin nain l’inscrivant à son insu dans un match pour « petites personnes » afin de se rendre à Pattaya, un haut lieu du tourisme sexuel situé en Thaïlande. Bien entendue une fois rendu à destination rien ne se passe comme prévu.



Dimanche fut vraiment la journée des films délirants avec Holy Fame of the Martial World d’abord puis Pattaya ensuite. Je dis délirant, mais en fait débile serait un terme plus approprié, vu le niveau de bêtises et d’insultes commis par les personnages qui sont pour la plupart des crétins complets. Pattaya est ma première potache « politically incorrect » française depuis longtemps (Bon Baisés de Hong-Kong des Charlots en fait) et je dois admettre que j’ai été intrigué par le fait que les personnages soient tous des banlieusards musulmans s’exprimant en argot (bonne chose que le film ait des sous-titres). Pour un Québécois cela donne une facette révélatrice de certains aspects de la société française et de leurs formes d’humour.

Tout au long de Pattaya, ma curiosité c’est trouvé être partagé en égale mesure avec l’effarement au type de comédie du film, aussi vulgaire et facile que bête et méchant, inimaginable en Amérique du Nord. (Aux Québec un humoriste local a été poursuivi pour avoir moqué dans un de ses sketches un jeune handicapé). Cela dit, il y a bien quelques petits morceaux qui m’ont vraiment amusé ici et là et le public dans la salle lui c’est fort bien marrer. Même si je ne goute pas trop le type d’humour du film, force est de reconnaitre que Pattaya n’en fut pas moins une expérience révélatrice.

Cote: 60%
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Ecrit le : Samedi 30 Juillet 2016 14h21
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FANTASIA CONTRE RENDU 10 "FANTASIA HISPAGNOLA" .


Cette année fantasia a présenté quatre films espagnols et j’ai pu en voir trois.

Psychonauts : The Forgotten Children

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En 2011, le bédéiste espagnol Alberto Vàsquez réalisa un court métrage inspiré de son propre roman graphique Psiconautas. Cette œuvre intituler « Birdboy » finit par rapporter un prix Goya en Espagne, et fut même nominé aux Oscar dans la catégorie court métrage animée. À Fantasia, il fut présenté dans le cadre de la sélection Small Gauge Trauma.

Lien pour Birdboy

Depuis, Vàsquez a réalisé un long métrage toujours inspirer de son univers dessiné intituler : Psiconautas Los ninos Olvidados.(Psychonaute : les enfants oubliés). Sur une ile, vie Birdboy un paria poursuivit par la police, dont la seule amie Dinky cherche à quitter de ce lieu misérable. Le film suit les quêtes parallèles de ces deux personnages pour s’évader chacun à sa façon.



Dessiné dans un style graphique très Bd, et peupler d’animaux anthropomorphiques, Psychonauts est une étrange fable ténébreuse qui semble combiner l’influence contrastée, mais complémentaire de créateur aussi distinct que le cinéaste surréaliste Luis Buñuel (auteur du chef d’œuvre Los Ovidados) et l’animateur Hayao Miyasaki. Il en résulte un film onirique envoutant aussi étrange que désespéré, mais non dénoué d’espoir. Je regrette un peu de n’avoir vu Psychonauts que sur un créner au lieu du grand écran, mais il n’en constitue pas moins une heureuse découverte.

Cote 90 %.

Realive

En 2005 le cinéaste/scénariste Mateo Gill avait coécrit le film La Mer Intérieur portant sur le long combat d’un tétraplégique pour mettre fin à ces jours. Dix années plus tard, il réalise par lui-même Project Lazarus (aka Realive a Fantasia) un film qui en ayant la cryogénie comme sujet présente un mort revenant à la vie. De nombreux point thématique et stylistique rapproche ces deux productions. Film franco-hispanique, Realive à toutefois été tournée en anglais.

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Tout comme la récente production Ex Machina, Realive est sci-fi cérébral ; sous un sujet et un enrobage de science fiction, le film traite de thème existentialiste très songé. Le film alterne entre des scènes situées en 2084 (dans un futur remarquablement bien imaginer) et les réminiscences du protagoniste dans le passé. Bien que Realive soit un film de valeur je trouve que l’argument que le film développe repose sur certains clichés (par exemple dans la description d’un futur aspectique et impersonnel). Je me suis aussi demandé, si le film avait emprunté sa prémisse et ses thèmes ces sur la mini série TV britannique Cold Lazarus. Situer dans un futur lointain ce récit portant sur les mémoires d’un homme conserver en cryogénie est l’ultime œuvre d’un célèbre écrivain et scénariste britannique, Dennis Potter, alors qu’il mourrait lui-même du cancer. Quoi qu’il en soit, même si je n’ai pas été pleinement convaincu par ses arguments il n’en demeure pas moins que Realive est une œuvre élégante qui laisse songeur.

Cote : 85 %.

Toro

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Ancien homme de main du parrain Raphael, Toro cherche à refaire sa vie dans le droit chemin. Malheureusement lorsque son propre frère s’attire l’inimitié de son ancien patron, il n’a pas d’autre choix que de s’interposer. Poursuite, meurtres, mutilations sauvages et règlements de compte sanglant seront les conséquences de cette décision fatale.



Toro est un film de gangsters bien raconter et bien fait techniquement, mais sans grande nouveauté tant thématique ou stylistique. Sa plus grande lacune est l’adhérence de la trame aux conventions du genre qui amène les personnages à poser des gestes stupides et rend l’intrigue assez prévisible. D’un autre coté les personnages sont fort bien campés surtout l’élégant parrain Raphal de même que le frangin frimeur et le film bénéficie également d’une trame sonore rythmée au flamenco et à l’opéra ce qui souvent au film une ambiance de corrida, appropriée vu le titre du film.

Cote : 75 %.

À suivre prochainement : le film d'action kung-fu chinois: The Bodyguard
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Ecrit le : Lundi 01 Août 2016 15h17
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FANTASIA CONTRERENDU : 11

The Bodyguard

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Avant la présentation, Éric S. Boisvert, programmateur de la sélection action de Fantasia, aura introduit brièvement Yue Song, un nouveau talent qui est non seulement la vedette du film, mais l’a également écrit, mise en scène et bien sur chorégraphier. Yue joue un garde du corps spécialiste des « coups de pied de fer (et qui porte des bottes d’acier de 25 kilos) chargé de protéger la fille gâtée d’un homme d’affaires. Pour la protéger, il devra à faire non seulement à un redoutable gang, mais également son propre condisciple et changer de coiffure.



Les 20 premières minutes de Bodyguard sont très prometteuses grâce aux feux roulants d’action et surtout d’humour présenter dans le film. Hélas, une fois la comédie partie, le film croule sous les clichés. Le charisme relatif de Yue Song devient alors plus évident de même que ses autres limites. Son approche des combats tient entre l’athlétisme martial et l’augmentation wire-fu qui donne une qualité bande dessinée aux affrontements. Ce n’est pas une méthode qui est mauvaise en soit, mais malheureusement les scènes d’action son compromise par un montage beaucoup trop rapide qui empêche de les suivre et de les d’apprécier.

The Bodyguard ressemble à un patchwork combinant l’influence de Jackie Chan, Kung-Fu Hustle, Man with the Iron Fists et un jeu vidéo. C’est du travail en général assez solide, mais comme il est gâché par le manque d’originalité et le montage il est évident que Yue Song a encore du travail à faire avant de faire vraiment sa marque et de s’imposer dans les grandes ligues.

Cote : 60 %.
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Fantasia Contre rendu 12 : Nouveau doublé coréen : les Zombies de Séoul.


Seoul Station et Train to Busan

Cette année, Fantasia a présenté deux films de zombie coréens qui ont la particularité d’être réalisés par la même personne, mais dans des médiums différents. En effet, alors que Seoul Station est un dessin animé, Train To Busan est un film live.

Le réalisateur Yeon Sang Ho a d’abord fait sa marque dans des dessins animés réalistes The King of Pigs en 2012 puis The Fake en 2014, dans lesquels ils mettaient bien en relief tant les travers de la société coréenne que la laideur de l’âme humaine. On pourrait même dire qu’il faisait dans l’horreur sociale. Si avec Seoul Station il aborde pour la première fois l’horreur fantastique, sa manière incisive et cruelle de décrire les êtres humains demeure au cœur de sa démarche.

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À bien des égards, Seoul Station est assez typique des films de zombies; le film suivant la nuit d’enfer de deux paires de personnages cherchant à échapper aux hordes de morts-vivants et à se rejoindre, donnant lieu à quantité de scènes de suspense viscérales. Il ne m’a pas semblé que le médium animé créait une grosse différence dans le traitement visuel ou narratif par rapport aux autres films de zombies. À mon idée Seoul Station aurait bien pu être fait live.

Là où le film se distingue vraiment c’est que la plupart des personnages appartiennent aux sous-classes de la société coréenne ; soit les sans-abris et les travailleurs du sexe. Yeon est soucieux de montrer certains clivages régissant leurs traitements par le reste des Coréens et ce n’est pas beau à voir.



Cote : 80 %,

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Alors que Seoul Station montre une épidémie de zombie à travers la ville de Séoul, sa suite Train to Busan limite l’action a un train à haute vitesse remplit de gens graduellement transformer wagon par wagon en mort vivant. Il y a davantage de personnages dont le principal est un courtier cherchant à sauver sa fille.



En tant que cinéaste « live » débutant, Yeon s’est donné tout un défi ; créez un film d’horreur allaitant dans un décor à l’espace circonscrit et il a totalement réussi. Certes, Train To Busan n’a pas la virtuosité filmique ou le budget de Snowpiercer un autre thriller « de train » coréen, mais il n’en demeure pas moins un film à suspense catastrophique tout à fait exemplaire.

Typiquement pour un film de ce genre, les personnages sont assez typés, parfois peut-être un peu trop. Aussi, Yeon fait un peu dans la sentimentalité facile ce qui est surprenant de sa part considérant ses œuvres antérieures. Toutefois, il continue toujours à stigmatiser les clivages sociaux coréens avec la présence d’un homme d’affaires manipulateur et odieux et il met l’emphase sur l’aide à autrui. En fait, Train To Busan s’avère tout autant être un conte moral qu’un film de zombie et un film catastrophe et cela lui donnent une certaine dimension inusitée bien que certains pourraient trouver cette approche plutôt lourde.

Sortie récemment en Corée du Sud, Train To Busan connait un énorme succès au box-office. Cela a été également le cas à Fantasia ou le public a réagi avec un enthousiasme bien sonore à chaque retournement. Certaines critiques ont même décrit Train comme le meilleur film de zombie depuis des années. Pour ma part tout en reconnaissant quelques petites lacunes, Train To Busan n’en demeure pas moins l’un des visionnements les plus « trippant » de tout le festival.

Compte tenu du succès du film, je suis vraiment curieux de voir ou cela va mener l’œuvre et la carrière de Yeon dans l’avenir.

Cote : 90 %.

À suivre prochainement : un film de démon persan et de superhéros italien.
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Ecrit le : Mercredi 03 Août 2016 16h55
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Fantasia jours 21 Contrerendu 13.

Under the Shadow

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Durant la guerre Iran/Irak la ville de Téhéran est ciblée par les missiles irakiens. Par mesure de sécurité, les habitants d’un immeuble désertent leurs demeures, laissant derrière une jeune mère de famille et sa petite fille. D’étranges évènements amènent bientôt la mère à croire que des djinns (démon arabe) sèment le trouble et l’empêche de partir. Pire encore, les djinns semblent vouloirs compromettre ses liens avec son enfant.

À bien des égards, Under the Shadow est un film de fantôme assez typique reposant sur la création d’une atmosphère inquiétante ponctuée d’apparitions fugaces et de quelques effets-chocs. L’originalité et l’intérêt du film sont dans son contexte; celle de L’Iran lors de sa guerre contre l’Irak dans les années quatre-vingt. À l’anxiété lier à la guerre et aux incertitudes de la protagoniste, dont les aspirations, sont brimées et les compétence en tant que mère et épouse sont remise en question s’ajoute la terreur de se savoir prise pour cible par des êtres imprévisibles et dangereux.

À noter que tout comme, A Girl Walks Home Alone At Nightun autre film surnaturel situer en Iran, Under the Shadow a été tourné en Jordanie pour permettre au réalisateur de faire le film comme il le voulait. En Iran, il aurait été impossible par exemple de montrer une femme sans voile même à l’intérieur de son propre foyer. Les censeurs se seraient certainement opposés aux thèmes et la prémisse du film puisqu’il est évident que derrière sa trame surnaturelle Under the Shadow est une critique du statut précaire des femmes en terre persane.

Si a bien des niveaux, Under the Shadow ne réinvente pas la roue du film de fantômes, le metteur en scène (dont c’est le premier film) démontre une indéniable talent pour évoquer une époque, créer une atmosphère d’anxiété et sait doser ses effets surnaturels avec efficacité et parcimonie. Le film repose également sur la prestation de sa protagoniste qui rend bien les frustrations puis les angoisses de son personnage.

Cote : 80 %

Le festival se termine aujourd’hui. Je compte voir au moins quatre peut-être cinq films au cours de cette ultime journée incluant [B]Judge Archer un film martial de Chine continentale. En plus de continuer de produire des contre rendus pour la plupart des films vues je vais également publier les prix critique et du public pour finalement offrir un bilan personnel. Comme j’aurais vue presque 50 films il me faudra plusieurs jours pour terminer tout ce travail.

En attendant voici le lien pour la mise à jour du dossier de presse du festival.
[/B]
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Ecrit le : Jeudi 04 Août 2016 21h20
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Fantasia contre rendue 14.

Judge Archer

Une des plus grandes révélations du Festival Fantasia de 2012 fut le film martial chinois The Sword Identity écrit, réalisé et chorégraphié par Xu Haofeng. Écrivain spécialisé dans les récits wuxia et lui-même un adepte en kung-fu, Xu avait également collaboré au scénario de The Grandmaster de Wong Kar Wei. Avec ce film, il devenait le plus authentique cinéaste martial depuis Maitre Lau Kar Leung. The Sword Identity se distinguait par son élégance formelle, une approche stylistique originale de la mise en scène, le calibre relevé de ses chorégraphies jamais augmenté par des effets spéciaux, une approche authentique, mais également irrévérencieuse des arts martiaux de même qu’un délicieux humour pince-sans-rire.

Bien que Xu ait réalisé son second film dès 2012, il aura fallu quatre ans pour que Judge Archer sorte enfin en Amérique et que le festival puisse ce le présenté. C’est un des films que j’attendais le plus et il a été présenté le dernier jour du festival.

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Le juge archer est un maître martial censé arbitrer les différends entre écoles martiales. Or, voilà qu’on lui demande de faire justice en assassinat un seigneur de guerre protéger par un autre maître. Sa volonté d’accomplir cette tâche vacillera aux contacts de jeunes femmes qu’il croise sur son chemin. Le tout se terminera avec un duel entre le juge et le garde du corps.



Judge Archer s’avère être un film aussi hypnotisant que frustrant. D’un côté, ses images et ses chorégraphies sont magnifiques. De l’autre, sa manière distante et elliptique de raconter une histoire et de présenter des personnages rend la compréhension et l’adhésion des spectateurs plutôt laborieuse. La présence de l’humour est aussi moindre, ce qui est un peu dommage.

Tout comme The Sword Identity, Judge Archer s’avère une fable martiale, mais dont tous les tenants et aboutissements sont parfois difficiles à saisir. Certains ne manqueront pas de reprocher à Xu d’être trop prétentieux dans sa démarche de metteur en scène. Pour ma part, bien que j’aie été moins séduit qu’avec The Sword Identity, Judge Archer n’en demeure pas moins une œuvre d’une rare élégante présentant une approche originale et captivante des arts martiaux.

à noté que le personnage du maître garde du corps est joué par Yu Cheng Hui , qui décéda en 2015. Tout comme celui de The Sword Identity, Yu y incarne un maitre vieillisant et fallible mais encore vigoureux et charismatique.

Depuis Judge Archer, un des romans de Xu a été également été adapter par Chen Kaige : Monk Comes Down the Mountain et Xu lui-même aura réalisé un troisième film : The Final Master en 2016. J’ai hâte d‘avoir l’occasion de voir ces films et je souhaite de tout cœur que Xu Haofeng soit en mesure de poursuivre son œuvre de cinéaste kung-fu.

Le festival est terminé mais pas les contre rendus : À suivre prochainement : un bilan provisoire.
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Ecrit le : Jeudi 04 Août 2016 22h55
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Fantasia 2016 : Bilan provisoire.

Fantasia 2016 s’est terminé hier. Au total, j’ai vu 43 films et une compilation de court métrage. De ce lot, j’ai écrit à ce jour 20 critiques il me reste donc 23 autres à rédiger, au cours des journées qui vont suivre. Comme il ne s’agit plus de film chinois ou martial, je n’inclurais pas d’images ou de bande-annonce pour la plupart d’entre eux et les textes seront plus courts, mais il continuera d’y avoir des liens. Un grand bilan de l’année sera présenté par la suite. Comme je suis encore aux études, je n’aurais pas le temps de rédiger un grand dossier revu et augmenter de l’année pour le site du festival.

Les prix critiques ou du public ont été présentés lors du film de clôture, mais autant que je sache n’ont pas encore été publiés. Je les présenterais dès que je serais au courant. À date le seul prix que je connaisse est celui du cheval noir pour meilleur film remis à Train To Busan.
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Ecrit le : Vendredi 05 Août 2016 03h25
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Les Prix CHEVAL NOIR

Meilleur film : TRAIN TO BUSAN (Yeon Sang-ho)

Meilleur metteur en scène : Kiyoshi Kurosawa CREEPY

Meilleur scénario : E J-Yong THE BACCHUS LADY

Meilleur acteur : Franko Dijak, GORAN

Meilleure actrice : Youn Yuh-jung, THE BACCHUS LADY

Prix spécial du jury THE LUREAgnieszka Smoczynska


Prix “NEW FLESH” pour meilleur premier film :

MAN UNDERGROUND (Michael Borowiec, Sam Marine).

Mention special du jury à Lily Mae Harrington, pour SOME FREAK.

PRIX SATOSHI KON AWARD pour excellence en animation.

PSYCHONAUTS : THE FORGOTTEN CHILDREN

Prix BARRY CONVES pour Meilleur film Canadien:

FEUILLES MORTES (Thierry Bouffard, Carnior et Edouard Tremblay).

Mention spéciale du jury : ÉCARTÉE (Lawrence Côté-Collins).


PRIX AQCC (Association québécoise des critiques de cinéma)]

THE WAILING (Na Hong-jin).

PRIX SÉQUENCES

WE ARE THE FLESH (Emiliano Rocha Minter).

PRIX L’ÉCRAN FANTASTIQUE

Before I Wake (Mike Flanagan).
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Ecrit le : Vendredi 05 Août 2016 04h31
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Prix du Public.

Film occidentaux:


Or: égalité entre HUNT FOR WILDERPEOPLE (Taika Waititi) and UN PETIT BOULOT (Pascal Chaumeil)

Argent – THEY CALL ME JEEG (Gabriele Mainetti)

Bronze – Égalité entre KIKI : LOVE TO LOVE (Paco León) et THE LURE (Agnieszka Smoczynska)


Film asiatique

Or – TRAIN TO BUSAN (Yeon Sang-ho)

Argent – TOO YOUNG TO DIE (Kankuro Kudo)

Bronze – THE WAILING (Na Hong-jin)

Films Canadien

Or – KING DAVE (Daniel Grou)

Argent – FEUILLES MORTE (Thierry Bouffard, Carnior, Edouard A. Tremblay)

Bronze – égalité entre ÉCARTÉE (Lawrence Côté-Collins) et OPERATION AVALANCHEMatt Johnson)

Meilleur documentaire :

FOR THE LOVE OF SPOCK (Dir: Adam Nimoy)


Meilleurs animation:

SEOUL STATION (Yeon Sang-ho)


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Ecrit le : Samedi 06 Août 2016 06h47
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icon13.gif Pour ces retours Yves!

Du coup tu as vu le remake de Kickboxer ?


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Tao Pai Pai "quand on aime les films de kungfu, on ne peut pas passer à côté de ceux du Sifu"
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Ecrit le : Samedi 06 Août 2016 19h07
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Du coup tu as vu le remake de Kickboxer ?


Non il ya avait un autre film qui jouait en même temps. C'est mon choix le plus déchirant de tout le festival. Je me reprendrais lorsque le film sortiras en salle ou en DVD.

Il faut dire que je ne goute guère les films d'art martiaux américain, que je considère médiocre et ininteressant comparer au production de Hong-Kong. À ce jour je n'ai vue que 3 films de Van Damme incluant JCVD.



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