|
7 Days in Coffin Avec Surachai SaengArkard, Khemmasorn Nookaaw, Panida Worrabutr NOTE : :sick: 0/10 :sick:
Le corps d’une jeune femme est découverte noyée dans un petit village thaïe. Exposée pour sept jours pour une veillée, le fantôme de l’assassinée revient se venger de ses bourreaux. Parallèlement, un jeune inspecteur mène son enquête pour découvrir l’identité du tueur.
‘’Right Beyond’’. Pour tous ceux voulant se jeter à corps perdu dans la récemment foisonnante filmographie thaïe, il faudra retenir ce nom pour éviter d’acheter tout ce que commet cette petite boîte de production indépendante. Apparaissant sous couvert de jolis boîtiers DVD aux titres alléchants, faisant partie des (trop rares) productions thaïs sous-titrés en anglais, leurs films se révèlent n’être que des métrages tournés en DV avec un minimum de budget, sans éclairage ou une quelconque post-production digne de ce nom mettant en scène des scénarios alambiqués avec des acteurs amateurs sans talents aucun. Leur entreprise pourrait être honorable dans une économie cinématographique qui reste toujours très discrète – malgré l’engouement d’une certaine intelligentsia voulant élever la Thaïlande au rang du nouvel Eldorado de la culture cinématographique asiatique – mais ne sert véritablement qu’à se faire un peu d’argent…jusqu’à preuve du contraire (il y a encore quelques autres films de la même société qui attendent d’être déballés par mes soins…). La plupart de leurs productions sont des films dits d’ ‘’horreur’’ ou (pas vraiment) érotiques, genres phare des rayons vidéo et facilement vendables. La seule exception connue à ce jour est leur excursion dans le film d’action avec un ‘’Go Fight !’’ de triste mémoire (également critiqué dans ces colonnes), parfaite exploitation du succès d’ ‘’Ong Bak’’. ‘’7 Days in Coffin’’ ne déroge pas à la règle de l’ultime nanar. La mise en scène est inexistante et les acteurs cabotinent à souhait. Une même pièce et ses meubles semblent servir à la fois de décor pour une chambre à coucher, un commissariat et autres pièces d’habitation. Des scènes d’horreur et d’amour sont systématiquement désamorcés avant que l’on voie quoi que ce soit. Seule l’accouchement d’un bébé démoniaque en images de synthèse pourrait provoquer quelques frissons de par la laideur des graphismes – mais de toute façon, l’on ne reverra plus jamais la créature de tout le film. Un des nombreux mystères du scénario sans queue, ni tête. Le film aurait pu donner lieu une nouvelle fois à un nanar de catégorie Z jouissif ; mais un ennui mortel gagne le spectateur au bout de quelques minutes, ne laissant aucune chance à prendre un quelconque plaisir. Rendez-moi temps et argent !!!
--------------------
HAPPY www.hkcinemagic.com
|