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Bientot dans Rush Hour 6
      
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Le tournage de "Wen Que / Pickpocket" 文雀, a commencé. Le casting de ce nouveau film de Johnnie To 杜琪峰 comprend pour l'instant Simon Yam 任達華 et la Taiwanaise Kelly Lin Hsi-Lei 林熙蕾 Un vrai pickpocket a été embauché comme "conseiller technique" par la production. Avec lui, Simon Yam a appris les ficelles du "métier"... ---> plus d'infos à venir source : Mingpao HK PP :panda: Simon et Kelly (IMG: http://ent.sina.com.hk/news/2005-03-29/795820.JPG)
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其实人在小时候就已经养成看待世俗的眼光,只是你并不自知。(侯孝贤)
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"Sparrow" : lettres d'amour de Johnnie To LE MONDE | 03.06.08 | 15h25 • Mis à jour le 03.06.08 | 15h25
Johnnie To est un virtuose. Ce n'est pas forcément une condition enviable. On peut être esclave de sa virtuosité, victime de l'addiction que la facilité d'expression provoque. Le meilleur antidote à ces poisons, c'est la liberté de ton. Et Sparrow, comédie légère teintée de mélancolie, montre que Johnnie To sait s'affranchir de toutes les contraintes, de toutes les attentes, pour faire un cinéma qui ne procède que de son désir.
Sparrow, en français c'est un moineau. A Hongkong, le terme désigne un pickpocket et le film commence au moment où le meilleur d'entre eux, Kei (Simon Yam), surprend un oiseau qui s'est introduit dans sa chambre. Cette infraction à la routine bien établie du délinquant est le présage de bouleversements amoureux et professionnels.
D'ordinaire, Kei retrouve ses trois complices au petit déjeuner, dans un restaurant qui ne paie pas de mine. Une fois rassasié, le quatuor arpente les rues de Hongkong, à la recherche de sacs à main appétissants, de portefeuilles qui dépassent des poches. La séquence qui met en scène cette matinée laborieuse est exquise : la chorégraphie des voleurs est exactement réglée (sur une musique réjouissante des Français Xavier Jamaux et Fred Avril), Johnnie To joue allégrement de la distance entre caméra et sujets en une espèce de bonneteau cinématographique (un coup tu le vois, un coup tu ne le vois pas).
Les quatre hommes se séparent après avoir partagé leur butin, et leur chemin croise celui d'une mystérieuse inconnue. Tout le monde ne peut pas incarner une mystérieuse inconnue : il faut arrêter le regard dès sa première apparition, imposer sa présence, susciter le désir et les questions. Tout ça, Kelly Lin le fait à merveille.
AU PLUS MALIN
Successivement, elle tombe et fait tomber les quatre voleurs à la tire, les embauchant à leur insu dans sa petite entreprise d'émancipation à elle. Le résultat est à la fois burlesque (Kei et ses amis arborent les stigmates - plâtres et bandages - de leur nouvel amour) et sentimental. Par amour, les pickpockets vont affronter un ennemi redoutable, qui pratiqua jadis leur art, le vieux Mr. Fu, dont Chei Lun (c'est ainsi que s'appelle l'inconnue) veut fuir la tutelle.
Les rebondissements de ce tournoi au plus malin suffisent à faire de Sparrow une friandise pour salle obscure, un de ces films d'arnaque qui font croire au spectateur qu'il est aussi malin que les personnages et le réalisateur. Johnnie To propose bien plus. Sans appuyer le trait, il esquisse un portrait de groupe avec femme : d'un côté des hommes qui ne parviennent pas à l'âge adulte, malgré le désir qu'ils en ont ; de l'autre une femme qui se maintient hors d'atteinte pour survivre. Les comédiens jouent à peine (on dirait que Simon Yam se contente d'être élégant, Kelly Lin d'être belle), et ça suffit amplement.
L'attachement féroce des pickpockets à leur jeunesse est la traduction dramatique de l'amour que Johnnie To porte à sa ville. Il n'a jamais filmé Hongkong de cette manière. Il en a souvent fait un autocuiseur prêt à exploser, le point de convergence de toutes les forces (l'argent, le pouvoir, le désir).
Dans Sparrow, la ville se calme, au point de paraître presque provinciale. Il n'y a pas de foules, pas d'embouteillages, et l'on découvre tout ce qui reste du passé dans les interstices ménagés entre les gratte-ciel. L'énergie cède le pas un instant à l'élégance et au rêve. Sparrow est un vrai film d'amour, entre hommes et femme, entre Johnnie To et Hongkong.
Film chinois (Hongkong) de Johnnie To avec Simon Yam, Kelly Lin. (1 h 27.)
Thomas Sotinel L'avis du "Monde"
À VOIR
Article paru dans l'édition du 04.06.08
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Simon Yam, acteur "Etre acteur relève du sentiment. Nul besoin d'être dirigé" LE MONDE | 03.06.08 | 15h25
Vous travaillez avec Johnnie To depuis le milieu des années 1990. Comment décririez-vous votre relation ?
Johnnie To est mon meilleur ami. En fait, on s'est rencontré il y a près de vingt-cinq ans, dans les locaux d'une chaîne de télé. Il faisait des films en costumes ; je jouais dans des productions très contemporaines. Le premier film que j'ai fait avec lui s'appelait Expect the Unexpected, de Patrick Yau. Il en était producteur. C'était en 1996. J'avais déjà joué dans près de 130 films, et il m'a dit qu'il voulait faire de moi un autre acteur : "Tu arrêtes, et tu travailles avec moi pendant six ans." J'admirais beaucoup ses séries, et j'ai eu envie de le suivre.
Comment travaille-t-il ?
D'abord, il ne vous dit jamais ce que vous devez faire. Ensuite, il ne vous donne jamais le script. Sur le plateau, il vous dit : "Maintenant, tu joues." Ensuite : "Non. Recommence." Il cherche à obtenir une nouvelle façon de jouer, qui vienne du coeur. Pour Election, par exemple, je savais seulement que c'était un film de gangsters, que je voulais être numéro un, que j'étais en position de faiblesse par rapport à mes adversaires. Alors je me suis demandé : "Comment tu vas faire pour devenir numéro un ?" J'ai dit à Johnnie To : "Je voudrais donner un peu de calme à mon personnage." Il m'a répondu : "Très bien, essaye." Au bout d'une semaine, je savais que j'étais dans le juste. A la fin, je soulève la pierre, je tue mon concurrent avec, et c'est parfait. Cette façon de faire me ravit. Au point que maintenant, quand on me donne un scénario, je refuse de le lire. Etre acteur relève du sentiment. Il faut sentir les choses et être avec un cinéaste qui sache placer sa caméra et exprimer des choses avec. Nul besoin de jouer ni d'être dirigé.
Qu'est-ce que votre collaboration avec Johnnie To a changé dans votre carrière ?
Le public d'Hongkong peut voir la manière dont Simon Yam a changé sa manière de jouer. A l'international, j'étais déjà connu, depuis Full Contact, de Ringo Lam, et Bullet in the Head, de John Woo. Mais Johnnie To m'a transformé en un acteur sophistiqué.
Comment s'est passé le tournage de Sparrow ?
Il a duré quatre ans ! Le premier jour, on m'a apporté une bicyclette et on m'a dit : "Tu vas faire du vélo dans le vieux Hongkong pendant une semaine." Pendant ce temps, ils me filmaient. Johnnie To cherchait à savoir ce que Simon Yam pensait quand il se baladait à vélo dans Hongkong. C'est ce qui devait donner le ton. De mon côté, je me demandais pourquoi il voulait que je fasse cela. Le premier jour, je suis allé acheter le journal, on me rendait la monnaie... Je me disais que je devais être détendu, faire le type simple, romantique. Le deuxième jour, je me suis dit : "Ça ne va pas ; je dois aller vers une comédie plus légère." J'ai accosté des filles. En fait, ce que cherche To, c'est le moment où mon sentiment rejoint le sien. C'est à ce moment-là qu'il écrit les dialogues.
Et ce sentiment, c'était quoi ?
Nous avons voulu transmettre quelque chose de la mémoire du vieux Hongkong. Aller contre la politique du gouvernement qui détruit tous les vieux immeubles. Ça m'est venu pendant ma semaine de promenades à vélo. De même façon que les personnages du film sont trahis par la fille dont ils tombent tous amoureux, on a le sentiment d'avoir été trahi par le gouvernement du pays dans lequel on vit.
Pourquoi le tournage a-t-il duré quatre ans ?
Après la première semaine de tournage, on s'est arrêté trois mois. On a tous les deux fait d'autres films. Et puis on a repris, et on s'est arrêté à nouveau pour faire Election 1 et 2, et Exilé, trois films de gangsters.
C'est difficile de passer d'un registre à l'autre ?
Surtout au moment où tu penses avoir trouvé le truc ! Mais Johnnie To me donne beaucoup d'imagination. Et, pour cela, c'est un ami pour la vie.
Johnnie To a la réputation de tourner très vite...
Il peut faire un film en un mois, et un autre en quatre ans. Et c'est toujours bon ! Il est incroyable ! Ses films de gangsters sont tous des succès à Hongkong et, malgré tout, depuis les années 1990, il a décidé de ne plus faire de films purement commerciaux.
Propos recueillis par Isabelle Regnier Article paru dans l'édition du 04.06.08
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Dragon

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J'ai prévu de le voir, mais pas aujourd'hui. Les critiques de la presse sont bonnes, johnnie To est clairement un de leur chouchou . Par contre, seulement 7 salles dans toute la France :P C'est dans ces moments là que je suis content d'être pas trop loin de Paris... Mad detective avait plus de salles, un film d'action étant sans doute plus vendeur qu'une comédie.
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