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P'tit Panda
Ecrit le : Samedi 11 Octobre 2008 00h33
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Dragon



Facebook a le couteau sous la gorge
LE MONDE | 10.10.08 | 16h59 • Mis à jour le 10.10.08 | 16h59

Facebook va mal. Cinq de ses hauts dirigeants ont quitté le navire et, pour inciter financièrement ses salariés à rester, le site de socialisation est prêt à investir ses faibles liquidités dans le rachat d'une partie de leurs actions. S'il ne se trouve pas de nouveaux partenaires, son histoire pourrait se terminer là.


Il est inquiétant de voir des cadres de haut rang abandonner une société évaluée à 15 milliards de dollars (11 milliards d'euros) lors de l'entrée de Microsoft au capital, en octobre 2007, et dont la prochaine introduction en Bourse devait être un événement. D'autant que Dustin Moskovitz, un des fondateurs du site, part lancer un concurrent, spécialisé sur le réseau social au travail. Est-il convaincu que les réseaux de niche, comme LinkedIn, sont plus rentables ?

Pour arrêter l'hémorragie des compétences, Facebook va autoriser les salariés à vendre leurs titres à partir du 1er novembre. Le personnel pourra négocier jusqu'à 20 % de ses actions à un prix qui valoriserait l'entreprise à 4 milliards de dollars. Si Facebook fait jouer sa qualité d'acheteur prioritaire, elle se rachètera elle-même. Si on fait l'hypothèse que les salariés ont 20 % du capital, ce qui est souvent le cas dans les start-up, ce programme coûterait 160 millions de dollars, soit quasiment la moitié des 350 millions de chiffre d'affaires prévus pour 2008. Même si elle n'exerçait pas son option d'achat, la vente de ces actions ne contribuerait pas à rendre le cash-flow positif. Dans tous les cas, ses liquidités s'en trouveront laminées.

Normalement, le recours au marché serait une solution, mais par les temps qui courent, il n'est pas évident de trouver des investisseurs. Facebook est le plus grand réseau social au monde, et il continue de croître rapidement. Mais l'entreprise doit trouver des bienfaiteurs pour pouvoir récolter les fruits de sa stratégie prometteuse. A défaut, elle serait reléguée dans les annales de la Silicon Valley.

(Traduction de Christine Lahuec)
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Jeff Segal
Article paru dans l'édition du 11.10.08



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P'tit Panda
Ecrit le : Jeudi 04 Décembre 2008 19h05
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Dragon



Va-t-on vers la disparition de la blogosphère ?
Par Françoise Benhamou
Créé 12/03/2008 - 16:30

Et la folie des blogs, où en est-elle ? C’est un peu une mise en abyme que je vous propose, à propos de la blogosphère. Si le nombre de ceux qui postent quotidiennement (ou plus occasionnellement) leurs états d’âme et de pensée dans l’espoir peut-être dérisoire d’entamer une belle conservation numérique, bien des contributeurs préfèrent le rythme et la visibilité rassurante des médias imprimés. Du papier, encore du papier, tant pis pour les écolos et pour les adeptes de l’immédiateté que les réseaux nous ont ouverte.

A dire vrai, peut-être y a-t-il quelque raison de se méfier de la blogosphère. C’est un blog qui nous le dit : la blogosphère, c’est fini ! Le blog, c’est celui de Nicholas Carr, intitulé Rough Type. Le 7 novembre dernier, il n’hésitait pas à titrer : « Who killed the blogosphere? » [1].

Pour l’auteur, les blogs sont entrés dans une crise de maturité. La blogosphère, cette vaste sphère autonome, où tout un chacun pouvait converser avec un autre, livrer ses observations, ses pensées, ses obsessions, en dehors des médias traditionnels, cette blogosphère s’est aujourd’hui banalisée ; y participer relève au mieux de la nostalgie, au pire de l’automystification. Ses pionniers sont morts.

Parmi les signaux de la banalisation, on relève l’évolution des pages d’accueil, pleines d’images, faisant des blogs de simples sites parmi d’autres. Nombre de blogs ressemblent à des magazines on line. La majeure partie des blogs est d’ailleurs abandonnée. Selon une étude toute récente menée par un organisme nommé Pingdom, grâce au moteur de recherche Technorati, 94 % des 133 millions de blogs qui auraient démarré en 2002 sont des blogs dormants: le site existe, mais plus rien n’y est posté; seuls 7,4 millions de blogs auraient proposé quelque chose dans les 120 derniers jours, et 1,5 millions depuis une semaine.

Nicholas Carr compare ce qui se passe à ce qu’il advint en son temps de l’explosion des radios d’amateurs, pour lesquelles, après un développement spectaculaire, on observa un reflux tout aussi important et leur remplacement par des radios dominées par un petit nombre de groupes de médias.

Si les blogs ne sont pas morts pour autant, ils se sont souvent arrimés à des journaux web avec lesquels ils tissent des complémentarités (preuve en est…). Quant aux blogs autonomes, qui vivent leur vie en dehors des médias, certains ont acquis une place véritable, une notoriété incontestable. Certains ont choisi de fermer. Ceux qui restent coexistent avec les blogs des politiques, les blogs des amateurs et les amateurs de blogs, dans un désordre joyeux.

Enfin joyeux ? Je n’en suis pas si sûre. Ecoutez donc la complainte du blogger malheureux, celle du blogger Kent Newsome, celui qui se demandait : qui donc sont les lecteurs de nos blogs ? Il répondait alors : « le nombre de bloggers en compétition pour capter l’attention des internautes fait ressembler la blogosphère à un lieu tout à la fois gigantesque et chaotique (…) Quand les gens refusent de converser avec moi, ça me blesse un peu. (…) Quelquefois je me sens vaguement dépressif lorsque j’écris quelque chose, le poste et attend impatiemment que quelqu’un me poste sa réponse”.

Dure dure, la vie du blogger de fond. On comprend que certains fassent preuve de quelque pusillanimité. Rien ne vaut un bon journal traditionnel, papier ou virtuel, dans lequel les rôles sont distribués, où le lecteur reste sagement à sa place. A moins que le monde n’ait déjà trop changé, et qu’il faille faire de la place, vaille que vaille, à ces écrivains qui n’en sont pas tout à fait, à ces journalistes qui embrassent ces formes d’écriture immédiates, parfois un peu sèches, que le blog appelle.
URL source: http://www.rue89.com/en-pleine-culture/200...-la-blogosphere

Liens:
[1] http://www.roughtype.com/archives/2008/11/who_killed_the.php


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P'tit Panda
Ecrit le : Lundi 15 Décembre 2008 15h13
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Publié sur Eco89 (http://eco.rue89.com)
Facebook devient payant, rumeur fausse mais crédible
Par François Krug
Créé 12/14/2008 - 11:26

Le bruit courait depuis longtemps, et un message d'un de vos "amis" sur Facebook vient de vous le confirmer. Dans quelques jours, le réseau sur lequel vous passez l'essentiel de vos journées deviendra payant. Fausse rumeur ? Oui, sauf qu'elle ne manque pas de crédibilité : pour Facebook, la meilleure stratégie serait peut-être bien de renoncer à la gratuité.

A l'invitation de cet "ami", vous vous êtes par exemple rendu sur le "groupe" créé par Laura Laforge [1].

Pour les néophytes ou ceux qui se satisfont encore d'amitiés non-virtuelles, un "groupe" permet de réunir les membres de Facebook partageant, par exemple, vos centres d'intérêt (par exemple, Rue89 [2]) ou vos choix politiques. Là, les informations semblaient trop précises pour être fausses :

"Le 31 décembre 2008 serait le dernier jour de gratuité de FACEBOOK. Tel que dit dans les médias, les concepteurs du site Web FACEBOOK ont l'intention de rendre payant l'accès à leur site. En effet, les revenus de publicités que les concepteurs perçoivent ne peuvent plus subvenir aux frais reliés à l'utilisation de la bande passante et aux coûts de programmation qui augmentent sans cesse depuis les derniers mois. Les concepteurs ont l'intention de charger des frais de 3,99$ par mois pour l'accès au site Web."

C'est forcément vrai, puisque c'est "tel que dit dans les médias". Mais quels médias, justement ? Un autre groupe sur Facebook, proposant lui aussi de signer une pétition, fournit un indice en évoquant "les reportages diffusé (sic) à TVA le 07 mars 2008."

TVA ? En l'occurence, il ne s'agit pas de notre taxe sur la valeur ajoutée, mais d'une chaîne de télévision du Québec [3], propriété d'un grand groupe de médias, Quebecor. Une garantie de sérieux, donc. Mais les signataires de la pétition ont-ils vraiment regardé le reportage en question [4] ? Probablement pas.

Une analyse publiée sur Slate relance la rumeur québecoise

Il les aurait pourtant choqués. Pas parce qu'il annonçait la fin de la gratuité de Facebook : il n'en est jamais fait mention. Mais parce que, comme beaucoup d'autres avant lui, le journaliste ne s'intéresse qu'aux dangers de ce qu'il appelle le "réseautage social", comme la possibilité pour de parfaits inconnus de tout savoir de votre vie.

La rumeur québécoise aurait pu être facilement démontée. Mais fin octobre, un article du site américain Slate [5] (partenaire de Rue89) la relance. Son auteur, Farhad Manjoo, n'annonce pourtant pas que Facebook va devenir payant. Il ne fait que suggérer, chiffres à l'appui, que le site devrait y réfléchir très sérieusement.

Le constat est simple. Facebook est un immense succès, avec 100 millions de membres dans le monde, mais il ne gagne pas d'argent. Pour y remédier, les deux solutions évidentes sont de procéder à de nouvelles levées de fonds et de développer la publicité. Mais la crise économique fait fuir les investisseurs et les annonceurs.

Un abonnement de 5 dollars par mois pour les plus actifs ?

Farhad Manjoo propose une troisième solution : rendre le site en partie payant. L'utilisateur moyen compte moins de 200 "amis", et il ne réactualise pas les informations le concernant plus d'une fois par jour. Pour lui, Facebook resterait gratuit. Mais les membres les plus populaires et les plus actifs verseraient 5 dollars par mois.

Selon l'auteur, 95% des utilisateurs ne seraient pas concernés ou refuseraient catégoriquement. Les autres représenteraient quand même 5 millions de personnes. Et 300 millions de dollars par an. Cela resterait un peu ridicule : en 2007, les analystes estimaient la valeur du site à 15 milliards de dollars. Mais ce serait déjà ça de gagné.

Depuis le krach, le regard porté sur son patron de 24 ans, Mark Zuckerberg, a changé. "Facebook a le couteau sous la gorge", selon l'agence de presse financière BreakingViews [6], reprise par Le Monde. Et pour le site PerformanceBourse.com [7], "son business-model, basé sur une utilisation gratuite, n'est plus adapté".

Un démenti clair de la direction de Facebook

Autant d'articles alarmistes cités par les créateurs de groupes "pro-gratuité" sur Facebook. Comme Keskes, qui nous a expliqué avoir créé son groupe [8] après avoir reçu le message annonçant une facturation de 3,99 dollars par mois :

"Dès la réception de ce message, j'ai décidé de réagir immédiatement afin de regrouper tous les militants et faire parler de cette cause par une seule voix, au lieu que ce soit par un simple message qui circule à travers les boîtes de réception. Il fallait prendre l'initiative et je l'ai fait tout simplement."

Mais une porte-parole américaine de Facebook, interrogée par Eco89, nous a apporté un démenti catégorique, tout en refusant d'en dire plus que ces quelques mots :

"Nous n'avons aucune intention de faire payer nos utilisateurs."

A moins, peut-être, de leur facturer de nouveaux services. Le grand concurrent de Facebook, MySpace, s'est ainsi allié aux maisons de disques pour lancer une plate-forme musicale moitié gratuite, moitié payante : l'écoute des morceaux ne coûte rien, mais le site vous propose ensuite de les acheter.

Les amateurs du "réseautage social" pourront en tout cas réveillonner l'esprit tranquille. Le 1er janvier 2009, ils n'auront pas à payer pour informer leurs centaines d'amis virtuels de leurs activités, pour faire circuler des rumeurs absurdes ou, pourquoi pas, profiter de la page des fans d'Eco89 [9].

Mise à jour:
► réactualisé le 14/12/2008 à 22h après la réponse d'un créateur d'un des groupes refusant que Facebook devienne payant.
A lire aussi:
► Mon patron comme ami sur Facebook: attention, danger ! [10]
► Facebook va se ringardiser comme une boîte de Palavas [11]


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Ecrit le : Samedi 14 Février 2009 11h32
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La bourde qui révèle les secrets de Facebook
Par François Krug
Créé 02/13/2009 - 20:56

Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook, à Davos le 30 janvier (Pascal Lauener/Reuters)

Le gag ne fait pas rire Facebook. Une erreur de débutant en informatique a brisé un des secrets les mieux gardés du web: le réseau aux 150 millions d'utilisateurs ne vaudrait que 3,7 milliards de dollars. En 2007, il affirmait en valoir quatre fois plus. Que s'est-il passé?

Le juge James Ware, du tribunal de San Jose, en Californie, se souviendra longtemps de cette audience du 23 juin 2008. Ce jour-là, il doit mettre fin à une bagarre de quatre ans entre Mark Zuckerberg et trois de ses anciens condisciples de Harvard. Le premier a créé Facebook. Les trois autres l'accusent de s'être inspiré du réseau qu'ils avaient eux-mêmes monté à l'université, ConnectU [1].

Une audience à huis clos

Enjeu de l'audience: le montant que Facebook doit verser pour mettre fin aux poursuites. En janvier 2008, les deux camps sont parvenus dans la plus grande discrétion à un accord. Sauf que le cabinet d'avocats de ConnectU s'en est fort maladroitement vanté dans une brochure destinée à ses clients [2]. L'information n'est révélée que mardi dernier par le journal The Recorder [3]: le cabinet affirme avoir obtenu 65 millions de dollars de Facebook. Une partie en cash, une partie en actions.

Mais combien valent ces actions? Très cher, à en croire les seuls chiffres officiels. En octobre 2007, Microsoft achète 1,6% de Facebook, à 35,90 dollars l'action. Montant de l'investissement: 240 millions de dollars. Au total, Facebook et ses 50 millions d'utilisateurs de l'époque ne valent donc au total pas moins de 15 milliards de dollars.

ConnectU peut donc se réjouir. Jusqu'à ce que Facebook lui annonce que ses actions ne valent plus vraiment 35,90 dollars, et qu'il touchera donc beaucoup moins que 65 millions de dollars. La bagarre reprend, et le tribunal de San Jose est chargé de trancher.

Dès le début de l'audience, les deux parties tombent d'accord: pas question que les chiffres confidentiels dont ils discuteront sortent de la salle. Les journalistes présents sont priés de sortir. Ils devront se contenter du compte-rendu que publiera beaucoup plus tard le tribunal. Mais un greffier peu doué en informatique leur a réservé une surprise.

Un simple copier-coller révèle tout

Le compte-rendu est disponible en ligne [4]. Le tribunal signale les informations confidentielles par la mention "Redacted" ("édité"), et les maquille consciencieusement en "blanc sur blanc". Une couleur a priori invisible, sauf pour les as de l'informatique qui savent manier le copier-coller.

Jeudi, l'agence Associated Press a repéré le document et déjoué cette astuce ridicule [5]. Copiez les phrases en blanc sur blanc du PDF, collez-les dans un traitement de texte, et vous obtiendrez les chiffres secrets de Facebook. Noir sur blanc.

Surprise: l'action Facebook ne vaut plus que 8,8 dollars. ConnectU avait bien de quoi être furieux. Outre 20 millions de dollars en cash, il se voyait proposer 1,25 million de titres. Au prix acquitté par Microsoft, il pouvait en espérer 45 milions de dollars. Il a dû se contenter de 11 millions: le juge a décidé de boucler le dossier en donnant raison à Facebook.

Les observateurs extérieurs ont vite fait le calcul. Au total, Facebook ne vaut plus 15 milliards de dollars, mais 3,7 milliards. En un an et demi, sa valorisation a donc été divisée par quatre, alors que son nombre d'utilisateurs a triplé. Etrange.

Le mystère du chiffre d'affaires

A l'automne 2007, comme l'écrivait Rue89, Facebook était "l'avenir du web" [6]. Le Twitter de l'époque, en somme. Microsoft s'est-il emballé trop vite? Ou a-t-il été trompé, comme l'affirme ConnectU?

Devant le tribunal de San Jose, les avocats de Facebook rejettent l'accusation: Microsoft a en fait acheté des "actions de priorité" [7]. Des titres haut de gamme, plus chers car donnant droit à davantage de dividendes et de droits de vote. Le prix proposé à ConnectU serait donc le juste prix.

Mais la légende de Facebook, le réseau qui valait 15 milliards, en prend un coup. D'autant que la crise devrait diminuer encore sa valeur. Et le compte-rendu d'audience maquillé à la va-vite laisse les observateurs sur leur faim. Facebook gagne-t-il assez d'argent avec la publicité et les partenariats pour justifier une valorisation de 3,7 milliards de dollars?

Le chiffre d'affaires exact de Facebook reste un mystère. En 2007, les spécialistes l'estimaient à 150 millions de dollars, pour 50 millions d'utilisateurs. Aujourd'hui, ils le situent entre 250 et 300 millions de dollars, avec 150 millions d'utilisateurs. Au mieux, votre profil Facebook ne rapporte donc que 2 dollars par an à Mark Zuckerberg.

A lire aussi sur Eco89 et Rue89
► Facebook va devenir payant: vrai ou faux ? [8]
► Ce qui arrivera à votre compte Facebook après votre mort [9]
► Le top mensuel des meilleurs groupes et statuts de Facebook [10]

Ailleurs sur le Web
► La décision judiciaire qui révèle le prix de Facebook [11], en anglais (copier-coller le document pour faire apparaître les informations cachées)


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P'tit Panda
Ecrit le : Mercredi 18 Février 2009 01h37
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Dragon



Facebook peut utiliser toutes les données : choisissez vos amis !
Par Julie Banos
Créé 02/17/2009 - 20:31

Vous vous êtes inscrits sur Facebook? Vous risquez d'y rester longtemps! Le 4 février, l'entreprise américaine de réseaux sociaux a modifié ses conditions d'utilisation.

Facebook peut dorénavant utiliser librement tous les contenus diffusés sur le site, même si un utilisateur efface un document ou ferme son compte. Cela s'appelle cela une licence perpétuelle et mondiale.

Une simple phrase a été modifiée dans les conditions d'utilisation. Avant, on pouvait lire ceci:

"Votre contenu d’utilisateur peut être effacé du site à n’importe quel moment. Si vous l’effacez, le droit accordé à Facebook évoqué précédemment expirera automatiquement, mais notez que l’entreprise peut en conserver des copies archivées."

Désormais, vous lirez cela [1] (la version originale n'est disponible qu'en anglais):

"Vous accordez à Facebook le droit irrévocable, perpétuel, non-exclusif, transférable, transférable mondialement d’utiliser, copier, publier, diffuser, stocker, exécuter, transmettre, scanner, modifier, éditer, traduire, adapter, redistribuer n’importe quel contenu déposé sur le site."

C'est le site américain The Consumérist [2] qui a révélé ce changement. Dans la blogosphère, les commentaires se multiplient, la nouvelle inquiète.

Marck Zuckebrerg, le PDG de Facebook a donc esssayé de répondre [3] lui même sur son blog aux inquiétudes des internautes:

"Nous ne souhaitons pas utiliser vos données personnelles d’une façon qui ne serait pas acceptable pour vous. La confiance dans notre réseau afin de partager des informations est l’aspect le plus important de notre travail."

Il explique que ces changements sont nécessaires pour que les informations transmises par les utilisateurs à leurs amis ne s'effacent pas lorsqu'ils ferment leur compte. C'est une protection juridique pour le réseau social.

Mais la confiance ne garantit rien sur l'utilisation des photos, des articles ou des informations privées des internautes. Si Facebook conserve tout et n'offre pas plus de garanties, il pourrait alors vendre ou diffuser à son gré les données des utilisateurs.

Pour ne pas se retrouver demain avec vos photos de vacances au ski affichées dans le métro, quelques conseils et précautions.

1. Protégez vos photos avec le droit d'auteur. Vos clichés sont des oeuvres sur lesquelles vous avez des droits d'auteur. Vous ne pouvez pas les céder sans restriction. En résumé, les conditions d'utilisation de Facebook sont illégales et elles l'étaient déjà avant le changement de statuts. Vous voulez faire respecter vos droits? Ne pas transformer vos idées en publicités? Une solution possible: Creative Commons [4], proposée par Edward Champion, écrivain américain, collaborateur du Los Angeles Times sur son blog [5]. De quoi se créer une propriété intellectuelle, gratuitement.
2. Votre vie privée est peut-être en danger...Qui vous dit que Facebook ne va pas utiliser vos images de soirées arrosées et de corps dénudés à votre insu? De quoi briser des couples ou des carrières. Pour vous protéger, vous pouvez changer vos paramètres de confidentialité afin que seuls vos amis, ou certains de vos amis aient accès à vos informations. Les Observateurs, site participatif de France 24 [6], a une autre solution. Rédiger un texte préventif sous sa photo de profil: "Malgré les nouvelles conditions d'utilisation, je demande à ce que toute utilisation de mes contenus respecte mes paramètres de confidentialité. Que mon compte soit actif ou résilié, je veux que mes contenus ne soient visibles que par mes amis."
3. Vous avez appliqué les deux premiers conseils mais vous tenez à manifester votre désaccord. Il faut que Facebook comprenne que ces changements sont inadmissibles? Rejoignez un groupe Facebook contre les conditions d'utilisation de Facebook. Il y en a déjà plusieurs sur le réseau : People against the new terms of service [7], Facebook has 30 days to change their terms of use or I'm out [8].
4. Ces conseils sont là pour vous protéger. Mais si vous souhaitez sortir définitivement du réseau Facebook, il est temps de vous désabonner. Un lien [9] pour cela. Même s'il est un peu tard. Pour vous désabonner, il faudra vous connecter. Si vous tapez votre identifiant et votre mot de passe, les nouvelles conditions d'utilisation, déjà modifiées, entrent alors en application. Vos données sont d'ores et déjà sauvegardées par Facebook, sans possibilité de revenir en arrière.

C'est bien le problème. Les modifications décidées par Mark Zuckerberg sont irrémédiables. Le coup est peut être un peu rude pour des internautes non prévenus. D'autant plus qu'un nouvel épisode est possible dans la saga Facebook, étant donné ces conditions, exprimées clairement dans les conditions d'utilisation du site:

"Nous nous réservons le droit, de changer ou supprimer des parties de ces conditions à n’importe quel moment et sans avertissement préalable. En continuant d’utiliser le Facebook Service après les changements, vous acceptez les nouvelles conditions."

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89
► La bourde qui révèle les secrets de Facebook [10]
► Facebook devient payant, rumeur fausse mais crédible [11]
► Mon patron comme ami sur Facebook: attention, danger ! [12]

Ailleurs sur le Web
► Marck Zuckebrerg, le PDG de Facebook [13]
► Pour se désinscrire de Facebook [14]
URL source: http://www.rue89.com/2009/02/17/facebook-p...sissez-vos-amis

Liens:
[1] http://fr-fr.facebook.com/terms.php"target="_blank
[2] http://consumerist.com/5150175/facebooks-n...et="_blank
[3] http://blog.facebook.com/blog.php?post=544...et="_blank
[4] http://fr.creativecommons.org/"target="_blank
[5] http://www.edrants.com/im-done-with-facebo...et="_blank
[6] http://observers.france24.com/fr/content/2...et="_blank
[7] http://fr-fr.facebook.com/group.php?gid=77...et="_blank
[8] http://www.facebook.com/n/?group.php&gid=6...et="_blank
[9] http://fr-fr.facebook.com/group.php?gid=16...et="_blank
[10] http://eco.rue89.com/2009/02/13/la-bourde-...ets-de-facebook
[11] http://eco.rue89.com/hoax/2008/12/14/faceb...e-mais-credible
[12] http://eco.rue89.com/2008/10/01/mon-patron...ttention-danger
[13] http://blog.facebook.com/blog.php?post=544...et="_blank
[14] http://fr-fr.facebook.com/group.php?gid=16...et="_blank


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Dragon



Facebook : La stratégie de la boulette

Facebook revient sur les modifications de ses conditions d’utilisation et lance une grande concertation avec ses utilisateurs.

par Alexandre Hervaud

mercredi 18 février 2009

tags : vie privée, réseau social, facebook

Mark Zuckerberg dans l’ombre - CC [Andrew Feinberg->http://www.flickr.com/photos/andrewfeinberg/2325659148/sizes/m/]

La tempête provoquée par le récent changement des conditions générales d’utilisation (CGU) de Facebook se calme peu à peu, et prend un air de déjà-vu. Après une tentative d’explication de son fondateur, Mark Zuckerberg, le réseau social annonce un retour aux précédentes CGU. Oubliées les modifications polémiques apportées le 4 février dernier, du moins pour l’instant. Machine arrière toute, excuses répétées, ouverture du débat avec les membres : tout cela rappelle fortement l’affaire Beacon, service publicitaire intrusif et tellement critiqué après sa sortie que Facebook s’était résolu à le supprimer.

Sur le blog de l’entreprise, Zuckerberg promet une simplification des CGU, et mise sur l’interaction avec les membres du réseau pour les redéfinir : « elles seront écrites dans une langage compréhensible par tous. Et puisqu’elles constitueront le document déterminant suivi par tous, les utilisateurs de Facebook pourront contribuer en masse pour élaborer ces termes ».

Et quoi de plus pratique qu’un groupe Facebook pour mettre tout le monde « au travail » dans la joie et la bonne humeur ? C’est chose faite depuis la création du groupe « Facebook Bill of Rights and Responsabilities » (la déclaration des droits et responsabilités de Facebook). DR

L’entreprise en profite pour rappeler qu’elle ne réclame aucun droit sur les photos ou tout contenu mis en ligne par les internautes. Et délivre un mea culpa en bonne et due forme en réaction aux commentaires courroucés d’internautes : « nous vous demandons pardon pour la confusion autour de ces problèmes. Jamais nous n’avons eu l’intention de prendre possession des contenus d’utilisateurs même si c’est l’impression que beaucoup ont eue. C’était une erreur et nous vous présentons nos excuses pour cette confusion ».

Facebook avait tout intérêt à revenir sur sa décision : d’une part pour calmer le jeu et reprendre le contrôle d’une situation risquée pour l’image de l’entreprise. Et d’autre part car une plainte fédérale à leur encontre se profilait aux Etats-Unis : l’EPIC (Electronic Privacy Information Center) comptait effectivement contester les nouvelles CGU auprès de la Federal Trade Commission chargée outre-Atlantique de la protection des consommateurs. La plainte devait être transmise mardi.

En quelques heures, près de 30000 membres se sont déjà inscrits au groupe lancé par Zuckerberg. Le nombre devrait continuer à grimper au fil des jours, mais rien n’indique qu’une fois inscrits, les utilisateurs se mobiliseront sérieusement. A titre d’exemple, les 155256 membres du groupe « Contre les cons qui restent immobiles à gauche sur l’escalator » n’ont guère fait preuve d’utilité face au problème crucial qu’ils dénoncent.

A lire également sur Ecrans.fr :
Ayez confiance, Facebook ne veut que votre bien (18/02/09)
Facebook : Tous les droits, pour toujours (16/02/09)
Facebook a 5 ans, 150 millions d’amis, et besoin de pubs (04/02/09)
Facebook et Google continuent la chasse aux données personnelles (05/12/08)

s : Liberation


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Ecrit le : Jeudi 14 Mai 2009 17h50
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Quand Facebook n'aime pas... Facedebouc

Julien Berthomieu est un étudiant toulousain de 22 ans qui ne manque pas d’humour.

Il voulait tout simplement s’amuser quand il a créé son blog.

Et, comme nom, il s’est arrêté sur « facedebouc.com » car pour Julien c’était l’occasion de « dire que nous ne sommes pas des moutons… »

A partir de cette idée, précise Julien, « les gens déposent des photos sur les boucs. Ou leurs jeux de mots… C’est vraiment fait pour rigoler. »

Sauf que ça n’a pas du tout fait rigoler…le site social Facebook !

Un cabinet d’avocat spécialisé dans la propriété industrielle a envoyé un courrier à Julien pour lui demander  « de renoncer à l'enregistrement et à l'usage des marques et noms de domaine facedebouc.com et facedebouc.fr ».

Mais Julien ne veut pas baisser les bras face à une éventuelle menace.

Pour le jeune « bouqueur » (©) aucune confusion possible entre les deux sites:

« Mon blog ne permet pas l'inscription ou la mise en contact de membres ».

Julien est toutefois satisfait du succès que connaît son « facedebouc » :

« Il y a 500 à 1 000 visites par jour sur le blog ».

(Source: Ouest France)

http://www.lepost.fr/article/2009/05/14/15...tml#xtor=AL-235


Les communautes virtuelles n'auraient-elles pas des aspirations de dictatures reelles? :caesar:



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HKCM's hottest topic ! / Le coin des bonnes affaires : fais toi plaisir avant que Junta n'ait tout rafflé
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Publié sur Rue89 (http://www.rue89.com)
Sexe sur Facebook : j'ai poké, j'ai chatté, j'ai chopé
Par D. Lisarelli et P. Siankowski
Créé 07/29/2009 - 13:02



« Regarde la meuf sur le wall d'Alex, elle est trop bonne, j'vais la prendre en amie. » Que celui qui n'a jamais essayé de pécho sur Facebook jette la première pierre.

Avec 250 millions d'utilisateurs, dont 10 millions en France, le réseau social n° 1 s'impose comme le plus grand terrain de chasse au monde.

Un jour, un homme racontera à son fils ému comment il a d'abord poké sa mère un jeudi soir de disette avant de la baratiner sur le chat et de la croiser « par hasard » (c'est ça, ouais) à un event auquel ils étaient tous deux « attending ». La suite de l'histoire, on la connaît. « In a relationship », « Engaged » et le tragique « It's complicated ».

Qu'on se rassure, il n'y aura pas que des unions bénies par le Seigneur sur Facebook : support privilégié de toutes les relations sociales contemporaines (amicales, sentimentales, familiales, professionnelles), le site inaugure un marivaudage 2.0 de masse.
Messages privés, chats, statuts : tout est bon pour le cochon

Contrairement aux sites de rencontre classiques, pas de pathos ni de crevardise explicite : avec son design sobre et son authenticité affichée (interdit de s'appeler Mamar51, chacun s'inscrit sous son vrai nom), Facebook est l'endroit idéal pour guédra celui ou celle qu'on n'ose aborder IRL (In Real Life).

Sur un forum, Laura ironise :

« Quand mes enfants me demanderont comment j'ai perdu ma virginité, je devrais inventer une histoire sur une formidable communauté où tout le monde vivait en paix et en communion, un lieu d'échange et d'enrichissement communément appelé Facebook. »

Souvent décrié pour son caractère intrusif, le site permet aussi d'organiser son intimité. Les messages privés, le chat et les statuts qui permettent les love-private jokes sont autant d'armes à la disposition des apprentis Choderlos de Laclos [2] en mal de liaisons dangereuses.

Exemple : il est 2h27, votre ex-collègue Xavier, marié deux enfants, vous alpague sur « Facebook chat ». La discussion commence à la coule : « Hey, salut, ça va ? » « Tu fais quoi ? » « T'as vu le dernier Desplechin ? » « Et Elvis Costello, t'aimes bien ? »

Après dix minutes d'une conversation d'une banalité navrante, Xavier, qui, lui, monte visiblement en pression derrière son ordi, passe à la vitesse supérieure : « Je peux te demander quel type de sous-vêtements tu portes ? »
« J'ai pécho une fille que j'avais rencontrée vite fait à une bar-mitsvah »

Après avoir fait semblant d'être soudainement déconnectée, le lendemain au bureau, vous évoquez avec votre autre collègue cet échange nocturne et vous vous rendez compte que Xavier a déjà frappé à plusieurs reprises, avec d'autres filles de la boîte.

Un peu comme Hulk quand il a pris un coup sur la tête, Xavier se transforme quand il se connecte sur Facebook. Introverti dans la vie, il a plus ou moins maladroitement saisi les atouts du site.

Plus à l'aise, les ados ont eux très vite compris les règles du jeu. Leo, tout juste 17 ans, explique :

« J'ai pécho sur Facebook une fille que j'avais rencontrée vite fait à la bar-mitsvah de mon petit cousin. Je ne l'avais même pas draguée, j'avais juste pris son nom en toute innocence. Je l'ai ajoutée, lui ai envoyé un petit message puis on a chatté.

Là, je lui faisais du rentre-dedans vénère. Ensuite elle m'a invité à une soirée via les événements sur le site et on a fini par coucher ensemble chez elle. Merci Facebook. »

Plus gros hébergeur de photos au monde (Facebook vient de dépasser Flickr), le site, à travers les albums photos, les statuts, le formulaire d'informations personnelles, favorise au maximum la mise en scène de soi.
On balance un cliché flatteur pour montrer à Thierry qu'on est devenue bonne

De quoi jouer le jeu de la séduction à fond les ballons. On ressort les vieilles photos de Grèce, balance inopinément ce cliché flatteur pour montrer à ses anciens camarades de collège, et à Thierry, qu'on est devenue bonne.

Alors que toute une génération découvre les joies de la vie sociale virtuelle, les plus jeunes ont déjà une certaine expérience. Avant Facebook, c'était MySpace, ex-rendez-vous des 20-30 ans un peu branchés aux environs de l'année 2005. Lors de cette époque bénie (symptomatique de la naissance du web 2.0), beaucoup expérimentaient alors les joies d'internet et du pseudo anonymat qui en découlait.

Pour la première fois, le site permettait d'évoluer d'un profil à l'autre à la manière des sites de rencontres, sans le pathos qui va avec, le côté plus égocentré que n'importe quel forum ou room de discussion en plus.

Une sorte de formidable fête (le site a été conçu autour de la musique) où il était possible de « devenir ami » avec une fille à l'autre bout du monde et de l'emballer si les routes des deux intéressés se croisaient. Fabien :

« Sur MySpace, tu pouvais faire passer tout ce que tu voulais, c'était le début du truc, on passait nos journées à ajouter des filles en ami. Et pour moi qui bouge beaucoup, ça a surtout été le moyen de “préparer” mes voyages genre “Hey, je suis à Marseille la semaine prochaine, let's hang out‘et finalement la meuf tu la baises.

Elle ne se demandait même pas forcément pourquoi tu l'avais ajoutée sur MySpace, tu pouvais requester une meuf que tu ne connaissais pas, sans trop la jouer j'ai cherché ton nom’ comme sur Facebook, tu naviguais de profil en profil, et tu te faisais des contacts. Au final, t'avais bien cherché une brune, la vingtaine, dans le 13.”

De MySpace à Facebook, le dragueur a perdu le bénéfice de l'anonymat

Une sorte de parenthèse enchantée, suivie par l'arrivée de Facebook imposant pour la première fois aux inscrits de notifier leur réelle identité.

Pour Fabien, “sur Facebook, tu ajoutes/communiques avec beaucoup moins de gens que tu ne connais pas. Direct, si t'es un mec, que tu pokes/add une fille en mode ‘elle a l'air cool/potentiel sexuel’, tu passes pour un gros pervers alors que sur MySpace on avait toujours l'excuse de tomber sur les gens ‘par hasard.’

Sur Facebook, l'identité virtuelle s'aligne sur l'identité réelle et le jeu social traditionnel reprend le dessus face aux fantaisies de l'anonymat qui régnaient jusquelà en maître sur internet.

Malgré ça, pécho sur internet reste assez mal vu. Ainsi, Aurore avoue honteusement avoir repéré sa copine Vanessa sur une photo de soirée, postée sur un event auquel elle avait participé. Un petit ‘Ouah, c'est qui cette meuf ? ’ permettant d'engager une courte relation épistolaire, rapidement suivie d'une rencontre IRL.

Une occasion qui n'aurait jamais pu avoir lieu sans Facebook, les deux concernées ne s'étant même pas croisées lors de la soirée en question. Depuis, Aurore et Vanessa sont ‘in a relationship’ sur le site.
Une fois en couple, Facebook aiguise les jalousies et altère le romantisme

Pourtant, afficher son couple sur un réseau social n'est parfois pas l'idée du siècle. Ainsi, selon une étude menée par deux doctorantes en psychologie d'une université d'Ontario, passer du temps sur le site aurait pour conséquence une certaine méfiance vis-à-vis de sa moitié, dont les faits et gestes sont listés (ajout de nouvel ami, petit mot à un ex, photo taggée avec un/e inconnu/e).

En couple, Facebook occasionne la jalousie et altère le romantisme. En cas de rupture, il devient carrément un cauchemar. Tout le monde est notifié d'une éventuelle rupture (voire avant le principal intéressé). Et l'espionnage du profil de l'ex est devenu sport national. Facebook ajoute une nouvelle dimension à la détresse amoureuse.

Un Anglais de 41 ans a même été condamné à la prison à vie pour avoir tué sa femme, fraîchement passée de ‘mariée’ à ‘célibataire’ sur Facebook après leur séparation. Mais parce qu'il est devenu un support privilégié pour toute relation sociale, une fois guéri d'une rupture, il s'agit de se relancer au risque, parfois, de finir le fil de la batterie du laptop entre les jambes.
‘Facebook me permet de vivre des trucs de compensation’

Car Facebook est aussi le lieu de toutes les histoires manquées, il ouvre le champ des possibles, érotise des relations jusque-là innocentes et crée une certaine intimité entre des êtres qui ne se sont jamais parlé et ne s'adresseront peut-être jamais la parole. Paul, 39 ans, raconte :

‘Je n'ai pas eu d'histoire depuis longtemps mais Facebook me permet de vivre des trucs de compensation. Il y a une personne avec qui je corresponds régulièrement, on s'envoie des petits mots gentils, on se raconte nos vies, on entretient une sorte de relation épistolaire. Ça ne mène pas bien loin mais ça permet de combler et ça me suffit pour le moment.

Passer à l'étape vraie vie’ serait un peu compliqué, je n'ai pas mis ma photo et je n'ai pas envie de décevoir, ce genre de relations détachées du principe de réalité me plaît bien. C'est confortable.”

Voire un peu trop parfois. Car les longues soirées passées derrière l'ordinateur à attendre une hypothétique réponse sont devenues rituelles pour beaucoup de connectés.

Et si le site permet à quelques élus de trouver l'âme soeur ou de choper vite fait, il permet aussi de se conforter dans sa propre solitude. Triste constat quand on sait qu'on ne peut même pas s'ajouter soi-même en ami.

En partenariat avec
LesInrocks.com [3]
L'amour en ligne (1/3) : géolocaliser pour mieux emballer [4]
L'amour en ligne (2/3) : ogres en string et avatars sodomites [5]
L'amour en ligne (3/3) : le sexe réel modifié par le virtuel [6]
Le traditionnel spécial sexe estival des Inrockls [7]
URL source: http://www.rue89.com/rue69/2009/07/29/sexe...hatte-jai-chope

Liens:
[1] http://www.lesinrocks.com/
[2] http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Choderlos_de_Laclos
[3] http://www.lesinrocks.com/
[4] http://www.rue89.com/rue69/2009/03/31/les-...-geolocalisatio
[5] http://www.rue89.com/rue69/2009/03/31/le-s...mondes-virtuels
[6] http://www.rue89.com/rue69/2009/04/07/lamo...-par-le-virtuel
[7] http://www.lesinrocks.com/les-inrocks-cette-semaine


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Ecrit le : Lundi 31 Août 2009 21h05
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Le Canada contraint Facebook à mieux protéger la vie privée
LEMONDE.FR avec AFP | 28.08.09 | 11h39

Les 250 millions de membres revendiqués par Facebook vont bénéficier de l'aboutissement de négociations entre le Canada et le réseau social visant à mieux protéger la vie privée de ses usagers. La commissaire canadienne à la protection de la vie privée, Jennifer Stoddart, a en effet obtenu, après un an d'enquête, que le site Internet de socialisation procède à plusieurs modifications, dont celle de supprimer toutes les données personnelles des utilisateurs lorsque ceux-ci clôturent leur compte. Jusqu'à présent, ces renseignements étaient conservées indéfiniment, ce qui est contraire à la loi canadienne. Dans un souci de clarification, le réseau social s'engage à informer ses membres que la désactivation de leur compte n'implique pas la suppression de leurs données personnelles. Pour l'obtenir, le compte doit être liquidé définitivement.

Les autres modifications visent à interdire l'utilisation de données personnelles stockées sur Facebook pour la confection de jeux ou de quiz, à moins que les membres concernés l'acceptent explicitement. De même, Facebook doit demander aux membres de ne pas mettre sur le site d'adresses électroniques de non-membres sans leur consentement, et informer les usagers que les pages personnelles des personnes mortes seront préservées pour que leurs amis puissent s'exprimer et leur rendre hommage.

"CONTRÔLE COMPLET"

La mise en œuvre de ces modifications prendra jusqu'à un an et bénéficiera au monde entier, a dit la commissaire. Facebook affirme que les modifications annoncées assurent aux usagers "un contrôle complet" de leurs renseignements personnels. Le réseau leur expliquera mieux comment ces données sont collectées et utilisées et des améliorations techniques leur permettront de mieux encadrer leur éventuelle utilisation.

La conservation de renseignements personnels par des entreprises au-delà du temps nécessaire pour réaliser les tâches pour lesquelles ces données ont été collectées est interdite par une loi canadienne sur la protection des informations personnelles et les documents électroniques. Ce texte ordonne aux entreprises concernées de ne garder de telles données que pendant le temps nécessaire pour réaliser leurs objectifs contractuels. Selon le rapport de Mme Stoddart, quelque 950 000 fournisseurs dans 180 pays produisent des applications pour Facebook, le plus souvent des jeux et des quiz.

Pour en savoir plus :

* Recommandations de la Commission nationale pour la protection des données (CNPD)

* Facebook et vie privée (CNIL)

* Comment supprimer son compte Facebook






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Ecrit le : Lundi 14 Septembre 2009 23h56
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Le pari difficile de la publicité pour les réseaux sociaux
LEMONDE.FR | 14.09.09 | 12h08 • Mis à jour le 14.09.09 | 13h03

publicité : nous laissons la porte ouverte, mais nous n'avons rien à annoncer." La modification des conditions d'utilisation du service de micro-messages Twitter, annoncée jeudi dernier, n'a pas fondamentalement changé la donne. Créé en 2006, Twitter propose pour l'instant un service entièrement gratuit et sans publicité. Le site a connu une croissance exponentielle, passant de 3 millions de visiteurs uniques en juin 2008 à plus de 44 millions en juin 2009, d'après les chiffres du cabinet d'études Comscore, mais ne génère pas encore de revenus.

Cliquez-ici !
Jusqu'à présent, Twitter s'est toujours montré réservé quant aux formes traditionelles de publicité sur le Web. "L'idée d'afficher des bannières publicitaires sur Twitter.com a toujours été très bas sur notre liste de sources intéressantes de revenus", écrit le fondateur du service, Biz Stone, sur son blog. "Nous cherchons cependant comment faciliter les mises en relation entre les entreprises et les individus, d'une manière qui soit pertinente et qui ait du sens", poursuit-il, sans expliquer quelle forme pourrait prendre cette publicité sur le site.

Plusieurs formes de publicité possibles ont été évoquées ces derniers mois, allant de l'insertion de messages publicitaires dans le flux des utilisateurs à la promotion, payante, de comptes d'entreprises.

LE PRÉCÉDENT BEACON

L'introduction de publicité dans un service reste toutefois une entreprise risquée. Fin 2007, le réseau social Facebook – qui affichait déjà des publicités contextuelles sur ses pages – avait lancé un ambiteux programme de publicité personnalisée, baptisé Beacon. Basé sur une série de partenariats avec des entreprises, Beacon repose sur l'idée que la recommandation personnelle est bien plus efficace qu'une publicité classique. Le programme prévoit donc d'informer vos "amis" lorsque vous achetez un produit chez l'une des marques partenaires. Une pratique jugée trop intrusive par une partie des utilisateurs du site, qui ont vivement protesté.

Le lancement de Beacon avait provoqué une polémique nourrie autour des pratiques de Facebook en matière de respect de la vie privée et sur les données collectées par l'entreprise. A l'origine, tous les inscrits à Facebook étaient inscrits d'office au programme Beacon ; deux mois après le lancement, le site avait dû faire partiellement marche arrière, et cesser de proposer le système publicitaire comme option par défaut.

ABSENCE DE MODÈLE ÉCONOMIQUE CLAIR

Si Twitter n'a encore annoncé aucun plan concernant l'introduction de la publicité sur le service, la publication de plusieurs documents internes en juillet dernier, suite à un piratage, montre que l'entreprise compte générer 400 000 dollars de chiffre d'affaires d'ici la fin de l'année. La manière dont ces revenus seraient générés n'est pas précisée dans les documents.

L'absence de modèle économique défini n'a pas empêché Twitter de trouver aisément des fonds. L'entreprise a ainsi levé environ 55 millions de dollars pour se financer depuis sa création. La dernière levée, en janvier dernier, était basée sur l'estimation que l'entreprise valait 250 millions de dollars. Fin 2008, l'entreprise a refusé l'offre de Facebook, qui proposait de racheter le service pour 500 millions de dollars (dont une partie payée en stock-options de Facebook). Le leader mondial des réseaux sociaux table, quant à lui, sur un chiffre d'affaires de 500 millions de dollars en 2009.

Le Monde.fr



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Ecrit le : Vendredi 11 Décembre 2009 09h43
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Facebook nous les poke sévère

par Camille Gévaudan



tags : vie privée , facebook

http://www.ecrans.fr/Facebook-commence-a-n...r,8728.html?y=1

*

(IMG:http://www.ecrans.fr/local/cache-vignettes/L450xH230/arton8728-f9a3b.jpg)

La semaine dernière, le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, annonçait dans une lettre ouverte plusieurs changements à venir sur le réseau social : la suppression des « réseaux » regroupant les membres d’une même zone géographique, d’abord, et une refonte des paramètres de confidentialité, ensuite.

Ces changements sont effectifs depuis hier et déjà violemment critiqués par les utilisateurs, qui y voient des dérives inquiétantes et une « simplification » en forme d’arnaque. Décryptage.

(IMG:http://www.ecrans.fr/local/cache-vignettes/L450xH250/fb_annonce-f7ebb.jpg)

A la première reconnexion de l’internaute, le réseau social affiche une fenêtre pop-up annonçant trois changements-clés : la « simplification » de la page Confidentialité, la « possibilité d’appliquer un paramètre de confidentialité à tout ce que vous publiez », et le passage de certaines informations telles que le nom et la photo de profil en mode public, « pour permettre à vos amis de vous retrouver plus facilement. »

La légende de l’image (« Utilisez le verrou pour limiter ce que vous publiez (...) ce qui vous donne un plus grand contrôle que l’ancien paramètre de réseau régional ») part de l’hypothèse que l’utilisateur n’a auparavant jamais modifié les paramètres de confidentialité, et laissé les réglages par défaut donnant accès à ses informations pour tout le réseau France (par exemple). Or, les réseaux locaux ont disparu. Le bouton « Etape suivante » semble donc inviter à restreindre cet accès, à gagner « un plus grand contrôle ».

(IMG:http://www.ecrans.fr/local/cache-vignettes/L450xH607/fb_changements-ff029.jpg)

Le « plus grand contrôle », le voici : aucune possibilité de sélectionner les options habituellement disponibles dans les paramètres de confidentialité (Tout le monde / Amis des amis / Amis seulement / Moi seulement), mais uniquement de choisir entre la conservation des anciens paramètres et l’ouverture de l’accès à « Tout le monde » ou aux « Amis et leurs amis », que recommande Facebook.

Tout est calculé pour attirer le clic là où Facebook l’attend : le choix des mots (les « anciens » paramètres, pas les « actuels », comme s’ils étaient déjà obsolètes), la position des options (celles recommandées par Facebook sont dans la première colonne), l’opacité (pas moyen de vérifier le détail des « anciens paramètres » avant de les changer)... Il semblerait de plus que la présentation de cet écran de choix ait déjà été modifiée dans la journée, certaines sources internes à la rédaction jurant que les nouvelles options recommandées étaient cochées par défaut ce matin.

Mais c’est pour votre bien ! Après tout, Facebook sait bien mieux que ses utilisateurs ce qu’ils ont envie de rendre public ou non : « Nous vous recommandons de sélectionner l’option Tout le monde pour les sections À propos de moi, Famille et relations, Emploi et scolarité, et Site web. La plupart d’entre vous utilisent déjà ce niveau de confidentialité pour ces informations, ce qui est tout à fait logique étant donné qu’elles aident à mieux connaître une personne. » Si la plupart des membres partagent avec tout le monde le nom de leurs cousins et l’adresse de leur école maternelle, ce n’est pas parce qu’ils ont laissé les réglages par défaut, mais parce que c’est « logique » et qu’ils veulent être mieux connus par 350 millions d’internautes.

350 millions, rien que ça ? En fait, non. On se rapproche plutôt de 1,5 milliards, soit le nombre d’internautes dans le monde. Le véritable scandale est là, mais camouflé dans la nouvelle page d’explications des changements — un peu bavarde, sans doute pour noyer le poisson. Paragraphe « Ce qui change » : « Lorsque vous publiez quelque chose avec l’option Tout le monde, vous indiquez que ce contenu peut être vu par tout un chacun sur internet. » L’option « Tout le monde » a donc radicalement changé de sens : de « Tout le monde sur Facebook », on est passé à « Tout le monde sur Internet ». Jusqu’à présent, le seul paramètre concernant la visibilité globale d’un profil sur la Toile se rapportait à la recherche du nom d’une personne sur Google (ou un autre) : selon l’option choisie, le profil Facebook de cette personne apparaissait ou non dans les résultats de recherche. Désormais, n’importe quelle information publiée sur Facebook avec le paramètre « Tout le monde » est indexable par les moteurs de recherche : renseignements personnels (date de naissance, adresse e-mail, opinions politiques et religieuses, statut sentimental...), statuts de profil, photographies, notes de blog... Le bouleversement permet de comprendre, enfin, quel était la finalité des fonctionnalités récemment annoncées par Google : la recherche sociale et la recherche en temps réel.

Comble du culot, Facebook clame que si des données privées sont divulguées au monde entier, ce n’est pas vraiment son propre fait : « le fait est que Facebook a pris une importance telle que la distinction entre ce qui est publié sur Facebook et ce qui est disponible sur internet, par le biais d’applications, d’appareils mobiles ou de moteurs de recherche, est de moins en moins nette. » La faute à tout le monde, ou plutôt la faute à personne. Tout communique, tout se diffuse, tout circule, le monde numérique est un véritable sac de nœuds que l’humble Facebook ne fait finalement que simplifier : « Nous ne voulons pas donner un faux sens de sécurité en indiquant qu’un contenu reste « privé » simplement parce qu’il est publié au sein de Facebook. C’est la raison pour laquelle nous sommes parvenus à cette décision. »

(IMG:http://www.ecrans.fr/local/cache-vignettes/L450xH190/fb_recherche_grise-85654.jpg)

Retour à la véritable page des paramètres de confidentialité, après avoir sagement choisi de conserver les réglages existants dans l’écran pop-up. Zoom sur la section « Recherche », qui permet de contrôler qui peut trouver le profil dans les résultats d’une recherche via le moteur de Facebook ou via Google. Les options de cette section sont désormais grisées, reprenant une convention habituellement utilisée sur Internet pour indiquer que le contenu n’est pas modifiable. Mais ici, ce n’est qu’un piège visuel : il est effectivement possible de changer les paramètres, mais après avoir cliqué sur le bouton bleu en haut de page puis retapé son mot de passe Facebook.

Conformément à ce que l’annonce d’accueil expliquait (« Nous rendons certaines informations comme votre nom et votre photo, publiques pour permettre à vos amis de vous retrouver plus facilement. »), la « trouvabilité » du profil par une recherche Facebook est automatiquement repassée à « Tout le monde », quel que soit son réglage antérieur.

(IMG:http://www.ecrans.fr/local/cache-vignettes/L450xH280/fb_statut-34ceb.jpg)

Du côté des avancées positives, un nouveau bouton a fait son apparition sous le champ de mise à jour du statut. A chaque nouvelle publication, qu’il s’agisse de texte simple, d’un lien, d’une photo ou d’un autre type de donnée, un clic sur le petit cadenas permet de définir quelle sera sa visibilité : Tout le monde / Amis et leurs amis / Amis uniquement / Personnaliser. L’option « Personnaliser » permet de choisir les listes d’amis ou les personnes individuelles qui seront autorisées ou bloquées. En revanche, il n’est pas possible de redéfinir la confidentialité d’une publication a posteriori. Il ne faut tout de même pas trop en demander.

source : Libération, jeudi 10 décembre 2009 18:12


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Google veut rendre sa messagerie plus "sociale"
LEMONDE.FR | 09.02.10 | 14h38 • Mis à jour le 09.02.10 | 18h25

Google s'apprête à introduire un élément de réseau social dans sa messagerie GMail, a indiqué le Wall Street Journal, lundi 8 février dans son édition électronique. Selon le quotidien économique, une annonce du géant de l'Internet pourrait intervenir dès cette semaine.

Si elle se confirmait, l'initiative du groupe américain marquerait un pas en avant dans l'intégration du "temps réel" au sein de ses services. Elle pourrait aussi changer la donne, dans un marché traditionnellement dominé par Yahoo!, Microsoft, Google et AOL.

Alors que certains internautes se mettent de plus en plus à utiliser des sites comme Facebook et Twitter, non seulement pour communiquer publiquement ce qui leur arrive mais aussi pour s'échanger des messages en conversation privée, cette innovation de Google servirait à contrer cette concurrence émergente au courriel traditionnel.

Google intègre déjà, depuis fin 2009, un onglet "updates" à son moteur de recherche, qui permet d'accéder, en temps réel, aux dernières actualisations des réseaux sociaux.

UNE STRATÉGIE "SOCIALE" MITIGÉE

La question est de savoir quels seront les services supportés par cette version de GMail. La nouvelle fenêtre pourrait permettre d'accéder directement aux photos et vidéos mises en ligne par les utilisateurs d'autres services de Google, comme le site de vidéos YouTube et d'images Picasa. Mais peut-elle faire l'économie de liens vers Twitter ou Facebook, qui compte désormais 400 millions d'inscrits ?

Une stratégie "fermée" de Google serait d'autant plus difficile que les expériences du groupe dans le domaine social sont peu concluantes. Avec son réseau social Orkut, de Google Video, ou même Google Friend Connect, le groupe a rencontré un succès mitigé. Tout comme Yahoo!, qui lançait, au mois d'août, des fonctions similaires.

Facebook révise également complètement son système de conversation, révèle pour sa part le site spécialisé Techcrunch. Le projet, baptisé "Titan", permettrait notamment d'accéder à son courriel, sans passer par le site de Facebook.

Le Monde.fr


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Les entreprises du Web communautaire "réservées" sur le délit d'usurpation d'identité en ligne
LEMONDE.FR | 17.02.10 | 19h00 • Mis à jour le 17.02.10 | 20h10

l'association des services Internet communautaires (ASIC), une organisation qui regroupe la plupart des "poids lourds" du Web, dont Google, Yahoo!, Microsoft ou Dailymotion, a exprimé plusieurs réserves sur le projet de loi Loppsi 2, adopté mardi 16 février en première lecture par l'Assemblée nationale. L'association craint notamment que le délit d'usurpation d'identité en ligne créé par le projet de loi soit défini de manière trop vague, et elle en appelle aux sénateurs pour en préciser la formulation.

L'article 2 du texte, qui a vu son champ d'application élargi par deux amendements de la majorité, introduit un nouveau délit. "Le fait de faire usage, sur un réseau de communications électroniques, de l'identité d'un tiers ou de données de toute nature permettant de l'identifier, en vue de troubler la tranquillité de cette personne ou d'autrui, est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende. Est puni de la même peine le fait de faire usage, sur un réseau de communications électroniques, de l'identité d'un tiers ou de données de toute nature permettant de l'identifier, en vue de porter atteinte à son honneur ou à sa considération."

"NOUS NE SOMMES PLUS DANS LE DÉLIT D'USURPATION D'IDENTITÉ"

Lors des débats à l'Assemblée, une partie de l'opposition avait demandé la suppression de cet article, estimant que le droit permettait déjà de sanctionner les usurpations d'identité et que sa formulation vague ouvrait la porte à des interprétations dangereuses pour la liberté d'expression. "Nous ne sommes plus dans le délit d'usurpation d'identité, mais dans le fait de faire usage, sur un réseau de communications électroniques, ne serait-ce qu'une fois, 'de l'identité d'un tiers ou de données de toute nature permettant de l'identifier'. (...) Ainsi, le fait de faire usage, une fois, de la photo d'un tiers, peut être considéré comme troublant la tranquillité de ce tiers", notait par exemple Martine Billard (Parti de gauche) durant les débats.

Les éditeurs de services communautaires font le même constat et jugent que, dans sa formulation actuelle, cet article pourrait sanctionner "le fait d'identifier nommément [taguer] quelqu'un sur une photo sur un réseau social" ou "le fait de critiquer qui que ce soit sur un blog". Taguer des personnes sur des photos est une pratique très courante sur le réseau social Facebook. L'association demande aux sénateurs de "retenir une rédaction plus proportionnée (...) qui ne mette pas en péril la liberté d'expression des internautes français et le développement des sites communautaires".

Le Monde.fr


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Le filtrage des sites pédopornographiques également critiqué

L'ASIC estime également que l'article 4 du projet de loi, qui prévoit le filtrage par les fournisseurs d'accès à Internet des sites pédopornographiques, est contournable. "Le retrait des contenus auprès des hébergeurs demeure la seule solution réellement efficace", note l'association.

En Australie, où un projet similaire de filtrage doit être mis en place, Google et Yahoo! ont cosigné la déclaration de deux associations estimant que le filtrage était une solution complexe à mettre en place et manquant d'efficacité, et qu'il pouvait donner aux parents une "impression de sécurité trompeuse".




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