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> Prodigal Boxer / La Rage Mortelle De Shaolin, Un classique mais pas un chef d'oeuvre
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hellrick
Ecrit le : Lundi 14 Avril 2008 10h08
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Dragon



Ce pur produit old-school constitue une des premières illustrations cinématographiques "modernes" de la vie du patriote Fong Sai Yuk, lequel fut le héros de très nombreux métrages dès les années 20. Mais, évidemment, nous connaissons surtout les versions plus récentes de cette intrigue, comme celles proposées par Chang Cheh dans sa saga Shaolin, celle de Ringo Lam et Tsui Hark (LE TEMPLE DU LOTUS ROUGE) ou le diptyque THE LEGEND OF FONK SAI YUK, réalisé par Corey Yuen Kwai avec Jet Li au début des années 90.

PRODIGAL BOXER débute par un pari qui tourne rapidement en affrontement. Fong Sai Yuk, jeune homme fougueux expert en kung-fu, tue au cours de cette bagarre un rival. Le père du combattant décédé cherche évidemment à se venger et engage deux maîtres de kung-fu, lesquels ne sont que trop heureux de se débarrasser de la famille Sai Yuk, coupable de se mêler un peu trop souvent de leurs affaires louches. Après le meurtre de son père Fong Sai Yuk réclame à son tour vengeance mais sa mère insiste pour qu'il perfectionne ses arts martiaux durant un an. L'entraînement commence…

Métrage kung-fu sympathique mais standard, PRODIGAL BOXER repose largement sur les épaules d'un tout jeune Meng Fei, artiste martial émérite ayant débuté l'année précédente dans le classique LES CINQ DOIGTS DE LA MORT de la Shaw Brothers. Il tient ici un rôle intéressant (qu'il reprendra quelques années plus tard dans une suite intitulée PRODIGAL BOXER 2: SECRET OF THE SHAOLIN POLES et en 1979 dans PRODIGAL BOXER 3) et parvient à concilier jeu dramatique, décontraction et spontanéité juvénile. Sans oublier des aptitudes martiales élevées régulièrement exposées à l'écran. Les combats, relativement nombreux, ne sont pourtant pas tous d'une exceptionnelle qualité et l'on constate, comme souvent dans les productions à petit budget de cette époque, que les "stars" possèdent un niveau impressionnant alors que les figurants se révèlent juste passables et tombent rapidement sous les coups, sans pouvoir réellement lutter. Dommage aussi que le final soit un peu décevant. Après s'être fait copieusement rosser à deux reprises par les méchants Iron Fist et Iron Legs, notre héros les bat bien trop facilement durant le duel final avant de défaire le chef en quelques secondes. L'aspect non conventionnel de ce final réside cependant par sa localisation sur une sorte de ring devant un public et par le fait que Fong Sai Yuk ne tue aucun de ses adversaires: le premier fait une mauvaise chute, le second est empalé par un bout de bois et le dernier meurt lors de l'écroulement du "ring".
Le film prend un certain temps pour poser son intrigue, même si celle-ci est assez rudimentaire, et adopte un rythme assez lent, s'attardant quelque peu sur la vie quotidienne des personnages plutôt que d'enchaîner uniquement les combats et les séquences d'entraînement. Notons aussi que la jeune femme censée être la mère du héros est bien trop jeune et jolie pour le rôle mais on ne s'en plaindra pas vraiment même si la vraisemblance en prend un coup.
La mise en scène, pour sa part, est très classique et use parfois du ralenti ou même du split-screen, sans oublier quelques effets typiques des seventies comme les écrans noirs sur lesquels coulent du sang. Rien de transcendant mais une certaine volonté de soigner un minimum le boulot, également perceptible via des "productions values" certes réduites mais qui ne donnent pas dans le misérabilisme pour autant. Les costumes et décors sont ainsi supérieurs à la moyenne du genre et la photographie est souvent belle, certains plans possèdent même une vraie recherche qui les porte bien au-dessus de la concurrence.
PRODIGAL BOXER est donc un kung fu très traditionnel, globalement sérieux (l'humour y est rare) qui joue à la fois la carte dramatique et celle des combats, aboutissant à une œuvre divertissante qui sort du lot par le soin apporté à sa réalisation.


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