| Pti denis |
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Dragon

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Oui, oui, Champclaux c'est génial, voilà, tout le monde il est content, tout le monde il est gentil. Heureux?
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C'est digne d'une réponse de collégien cette phrase. :blush:
Sinon, tu n'as pas tout compris à mon intervention : accoucher d'un livre sur le ciné Asiatique, c'est très dur et parfois on met des barrages aux auteurs, on leur réduit d'un coup leurs nombres de pages, les obligeant à revoir leurs textes (de moitié pour Champclaux sur son dernier livre), tous ces paramètres sont à prendre en compte.
Concernant l'analyse à tout prix, je te garantis que dans le Armanet il y en a et si Champclaux ce n'est pas son fort, il y en a un peu tout de même. L'analyse, c'est génial mais c'est très vite ronflant, il n'y a rien de plus pénible à lire qu'une personne qui ne compose un livre qu'en étalant ses grandes interprétations. Si tous les livres sur le ciné Asiatique ne sont pas basés sur ce modèle là, je n'en suis pas mécontent. Car les textes d'universitaires qui pensent détenir la clef à toute la carrière d'un cinéaste, c'est marrant 5 mn, après ca vire a l'agacement. Je préfére qu'il y ait moitié de l'analyse, moitié de l'avis argumenté dans un livre.
Tu sais Shaft, ta recherche constante de l'analyse, de l'étude des films te gâchent peut-être le plaisir que tu as de regarder un film.
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Tao Pai Pai "quand on aime les films de kungfu, on ne peut pas passer à côté de ceux du Sifu"
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Phoenix

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| Pour Armanet: je ne juge que sur ces quelques pages: déjà j'ai dit que ça vait l'air pas mal. Par exemple, sur la 2ème page, j'aime bien la comparaison des styles de Chu Yuan et King Hu. C'est un poil court, mais c'est bien. |
JL t'a scanné la 1ère page, le chapitre en question en fait 12, avec dans un premier temps King Hu et ses wu xia des années 70, et Chu Yuan. King Hu était également évoqué dans un chapitre précédent de 6 pages. Concernant Chu Yuan, même si je regrette aussi qu'il n'y ait pas plus de films évoqués (principalement Jade Tiger et Magic Blade) et une analyse plus approfondie (de son style et de l'apport de Tang Chia), je pense qu'on aura pas plus complet en français avant des années voire des siècles (sa bibliographie en anglais est aussi très réduite). Le livre est un panorama du ciné kung fu en général, et il est évident que des auteurs aussi importants méritent un livre en entier à eux tous seuls.
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| Et puis, Bordwell c'est pas le seul, y'en a d'autres: Kung fu cult Masters de Leon Hunt par exemple. |
J'ai préféré le livre de Leon Hunt personnellement ; le chapitre qur l'authenticité martiale est particulièrement bien pensé, et évite tous les lieux communs sur la notion d'authencité dans l'art du combat filmé.
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| Iphia |
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Phoenix

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| Dans le premier film (OUATIC) les plans durent une seconde puis on coupe. Une ou deux secondes et on coupe. Dans ce film, The Musketeer, nous montrons l’ensemble du mouvement dans un seul plan. On voit le saut, la réception et le combat, passer d’une échelle à une autre en un seul plan. ». Bien entendu, le résultat est censé posséder bien plus « d’émotion » que la scène originale alors, qu’au final, il s’en trouve totalement dénué et ce pour des raisons (outre l’inconsistance scénaristique du film de P. Hyams) qui sous des dehors « techniques » sont autant de divergences conceptuelles. Ainsi en est-il du montage où le réalisateur américain substitue à l’approche « non linéaire » hongkongaise, un montage fait de (quelques) plans plus ou moins larges dégageant autant d’énergie qu’une série de cartes postales mises bout à bout. Cette vision « globalisante » prétendument supposée nous en montrer plus (un « plein les yeux » bien bourrin en somme) s’oppose de fait à ce que Tsui Hark nomme la « vision fractionnée » : "Le principe de la vision fractionnée d'un lieu ou d'une action - une bagarre, par exemple - s'oppose à mon sens à une approche plus globale des cinéastes américains, où la grandeur du décor, l'immersion dans une ville, et la force dramatique du hors champ - la multiplication des pôles de l'action - se trouvent mis en avant ». Dans le cas des scènes faisant appel au registre des arts martiaux cette volonté de « tout montrer », déjà présente dans Tigre et Dragon, signifie surtout le renoncement à nous livrer un point de vue particulier sur l’action, sur les personnages, leur relation... Voilà de quoi conforter la thèse selon laquelle « tout voir, c’est ne rien voir » et qui s’applique parfaitement bien au cas présent. |
Tiens, je me rappelle avoir lu exactement la même argumentation dans un livre sur l'Age d'Or de la MGM (années 30/50), où un cinéaste parlait de ses mauvais souvenirs au "Studio des stars" car on voulait absolument le forcer à filmer en "globalisant" de cette façon, afin que le spectateur ne rate pas une miette des décors luxueux de Gibbons et les costumes d'Adrian. Or il expliquait qu'il s'est pris la tête pendant des années avec les producteurs Thalberg and Co pour leur expliquer que la mise en scène c'est pas de l'étalage et que cette façon de filmer cassait le rythme qu'il voulait donner à un film. Je ne me rappelle plus qui c'était le cinéaste, mais il a claqué la porte de guerre lasse.
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Little brother
  
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Dragon

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P'ti Denis: peut-être cette phrase est-elle digne d'un collégien, mais tu avoueras que la tienne n'est pas mal non plus dans son genre: "Mais bon, j'ai qu'une chose à dire : vous aussi prenez vos plumes (ou clavier vu que c'est facile) et pondez-nous de beaux ouvrages. Si c'est sur le ciné Asiatique, je serais le premier à vous lire. On verra si c'est si facile d'accoucher de grands ouvrages exhaustifs."
Je suis d'accord concernant les barrages que tu évoques, mais cela m'étonnerait que la nature des livres en ait été profondément modifiée. Pour Champclaux par exemple, on imagine qu'il y aurait eu plus de pages sur le wu xia-pian, mais l'esprit du livre serait resté le même.
"Tu sais Shaft, ta recherche constante de l'analyse, de l'étude des films te gâchent peut-être le plaisir que tu as de regarder un film. "
Ca pour moi, c'est un cliché gros comme une maison. C'est marrant, ça fait partie de ces clichés qui reviennent tout le temps, et je pense que mes arguments ne vont rien y changer. Bon allez, j'essaye quand même:
1) déjà, je te rassure: j'ai beaucoup de plaisir à aller au cinéma ou à regarder des films chez moi. Je ne le ferais pas sinon.
2) d'autre part, et là c'est sérieux: il faut différencier le temps de la vision du temps de l'analyse. Quand je regarde un film, j'aime rire, j'aime pleurer (même si ça m'arrive rarement), j'aime être époustouflé par une grande scène d'action. bref je suis normal, et je peux t'assurer que la plupart des critiques sont comme moi.
3) cela dit, ça ne m'empêche pas de réfléchir pendant un film. Désolé de ne pas être entièrement passif. Et réfléchir pendant un film, c'est justement se donner un plaisir supplémentaire, celui qui consiste à essayer de comprendre. Ca ne fait pas de moi un robot pour autant, ou un monstre de froideur, au contraire. Non seulement j'ai l'émotion immédiate, comme tout un chacun, mais j'ai en plus le plaisir de la réflexion. Par exemple, si De Palma nous fait un beau travelling, j'ai à la fois le plaisir esthétique engendré par ce travelling virtuose, et le plaisir/l'émotion suscité par la réflexion quant à son sens. Ce n'est pas l'un ou l'autre, mais les deux à la fois.
4) de toute façon, beaucoup de gens reconnaissent qu'une étude approfondie d'une oeuvre donne plus envie de l'aimer. Plus on la connaît, plus on a envie de l'aimer (évidemment ça marche pas à tous les coups). C'est un phénomène récurrent en classe de littérature, où une oeuvre peut d'abord repousser, puis plaire au fur et à mesure qu'on l'étudie. Quant aux oeuvres qu'on aime déjà, la découverte de leur richesse ne peut qu'accroître notre amour à leur égard.
5) l'analyse, ce n'est pas l'interprétation, c'est même pratiquement à l'opposé. Interpréter c'est croire, analyser c'est comprendre. Bon, je nuance: il ya forcément un minimum d'interprétation dans l'analyse, mais si celle-ci est rigoureuse, alors la part laissée à l'interprétation est très réduite. Par exemple, on peut analyser Mulholland Drive sans proposer de super-méga-hyper interprétation qui résoudrait tout. Plus on analyse, plus on passe à côté du délire d'interprétation. Tout ça pour dire que personne ne prétend détenir la clé de toute l'oeuvre d'un cinéaste. Et l'étude d'un cinéaste ne sera JAMAIS complète, car il existera toujours de nouvelles façons de l'étudier. L'analyste sait donc que son approche n'en est qu'une parmi d'autres, ce qui ne veut pas dire d'ailleurs que toutes se valent.
6) moi aussi j'aime que l'analyse ne soit pas totalement froide, purement scolaire, mais qu'elle laisse un peu place aux sentiments de l'auteur. Et j'aime qu'elle soit poussée, et personnelle. Exemple: Nicole Brenez, sur John Woo: "[les films de John Woo] apparaissent comme autant de réponses à une même question : comment permettre à un corps de s'envoler ?". Evidemment, ça peut surprendre comme phrase, mais c'est stimulant et original. Au moins en voilà une qui ne nous ressasse pas toujours les mêmes choses sur l'homosexualité latente, les chevaliers modernes, la loyauté, etc... (évidemment, elle en parle un peu aussi). Mais, qu'on soit d'accord avec elle ou non, elle analyse un motif privilégié de l'oeuvre de Woo, à savoir l'envol du corps (que l'on retrouve aussi bien dans Last Hurrah for Chivalry que dans Volte-Face, en passant bien sûr par tous ses polars HK). Moi ça me plaît.
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Dieu voulait créer l'univers en 10 jours. Chuck Norris lui en a donné 6.
Dieu dit : "Tu ne tueras point" Et Chuck Norris répondit : "on parie?"
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P'ti Denis: peut-être cette phrase est-elle digne d'un collégien, mais tu avoueras que la tienne n'est pas mal non plus dans son genre: "Mais bon, j'ai qu'une chose à dire : vous aussi prenez vos plumes (ou clavier vu que c'est facile) et pondez-nous de beaux ouvrages. Si c'est sur le ciné Asiatique, je serais le premier à vous lire. On verra si c'est si facile d'accoucher de grands ouvrages exhaustifs."
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Oui, sous le coup de l'énervement (donc j'avoue de la colère), c'est maladroit au niveau de la forme mais dans le fond, je voulais montrer qu'il y a vraiment un fossé entre nous les internautes qui jugeont et ceux qui essayent de livrer des produits un tant soit peu digne d'intérêt. Mais on a déjà traité de ca.
Après, j'avoue ne pas adhérer totalement à la tout analyse seule, cela ne m'empêche pas pour autant de réfléchir devant un film, mais je n'aime pas l'analyse froide. Alors je suis sûrement à 100% dans le cliché mais c'est vraiment ma pensée. ;)
Si tu cherches un livre analyse, oui les Champclaux ne sont pas pour toi, le Armanet un peu plus même si je pense qu'il ne te conviendra pas entièrement.
En fait, en cherchant bien, je vois pas beaucoup de livres Français qui sont de ce style :conf:
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Little brother
  
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Après, j'avoue ne pas adhérer totalement à la tout analyse seule, cela ne m'empêche pas pour autant de réfléchir devant un film, mais je n'aime pas l'analyse froide. Alors je suis sûrement à 100% dans le cliché mais c'est vraiment ma pensée. ;)
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Donc on est à peu près d'accord, si tu m'as bien lu. De toute façon, l'analyse n'est jamais "seule", elle ne vaut que par ce que l'on en tire. L'analyse en elle même est une opération froide, longue et fastidieuse, mais ce qu'on en tire peut être passionnant. Evidemment, je ne prône pas pour des livres où il n'y aurait que des analyses au sens propres, c-a-d des livres où l'on ne parlerait que de travelling latéral, de courte focale, d'éclairage trois points, etc.. Mais à partir de l'analyse, qui doit tout de même être un peu présente dans le livre, tirer les conclusions les plus justes possibles sur telle scène, tel film, tel auteur. Par exemple, si l'on analyse une scène de combat de Liu Chia-liang, il faudra essayer de voir comment il compose ce combat, comment il le découpe, comment bougent les acteurs, comment naît le rythme de la scène. En le faisant, on découvre qu'il y a une volonté pédagogique chez Liu: tel insert sur un membre du corps en mouvement vaut autant pour le rythme que pour l'information qu'il nous délivre: il faut que le spectateur comprenne bien, de la façon la plus précise possible, quel mouvement est effectué et comment il est effectué. A partir de là, et en considérant le fait que souvent les scénarios chez Liu sont des récits d'entraînement et d'initiation, on peut dire sans trop s'avancer que c'est un cinéaste-pédagogue. Voilà quelque chose d'intéressant qui se fonde sur une analyse avant tout formelle.
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non, c'est un espace exclusivement reservé à la promotion d'artistes marginaux :lol:
Concernant Mr Woo, je serai curieux de lire le texte de Nicole Brenez. Autant j'aime l'analyse, autant le choix de ce motif (le vol) comme axe de lecture me parait sacrement casse-gueule (John Woo c'est aussi tout plein de comedies!) et peut aboutir à une vision parcellaire de l'oeuvre globale du cinéaste.
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Oui, bien sûr Toto, de toute façon Brenez est quelqu'un d'un peu excessif. Cela dit on peut aussi considérer que les comédies de John Woo, c'est pas vraiment du John Woo. Parce que si tu cherches un motif-clé valable pour toute l'oeuvre de Woo, tu vas ramer. De toute façon, on n'est pas obligé d'adhérer totalement à tout ce qu'on lit, mais on peut y adhérer en partie. Je ne suis pas sûr que cette question de l'envol des corps soit la question principale chez Woo, mais ce type a passé tellement de temps à filmer des corps voltigeant dans tous les sens que la question a forcément un peu de pertinence. Et comme je le dis, elle a le mérite de proposer quelque chose de neuf, d'original, d'excitant.
Et comme cadeau, Toto, voilà comment Brenez parle des figurants anonymes qui se font massacrer par centaines chez Woo: des "figures-allumettes, [qui] ne sortent que pour être flambées". Je trouve ça bien vu.
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Dragon

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Je me suis acheté il y a quelques mois le livre des frères armanet (acheté 30 euros pour ma part...) et le 1er champclaux (sur vos conseils, en fait), et de mon opinion récente, je peux dire que le ciné kung fu est excellent, recouvrant la période de la shaw jusqu'au années 80, date à laquelle le livre a été rédigé.
Les frères armanet sont loin d'être des ignorants en ce qui concerne ce cinéma, ils ont dans les années 80 organisé des projections, introduisant des films chez nous. Ils étaient journalistes à libé, et on sent bien dans leurs textes qu'il y a une culture critique suffisante pour nous pondre ce livre, qui présente parfaitement les grandes tendances du cinéma kung fu, tout en s'atardant à l'analyse en quelques lignes de ce qui fait la force de certains films. Ils évitent les écueils et du travail universitaire somnifère et des notes de fan, pour tout simplement des textes clairs et bien rédigés. dUne belle iconographie a fortiori, qui rend le parcours du livre très plaisant, même si les photos ne sont pas forcément nettes (années 80...)
Pour champclaux, malgré la passion qui ressort de son livre, on voit bien qu'il est fan avant d'être journaliste. C'est une limite à son livre malheureusement. Bien qu'il reste plaisant à lire.
Pour Shaft, toi qui lis les cahiers, il faut se tourner vers le livre des frères armanet même s'il ne parle pas de Tsui Hark (forcèment). Pas d'excuse si on est amoureux du cinéma HK. C'est ce qui s'est fait mieux chez nous, avec les HK orient extrème ou l'asie à hollywood.
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| Shaft |
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Little brother
  
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Dragon

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Oui Oui Tipee j'ai envie de le lire ce Cine Kung-fu même si je pense pas mettre 30€ dedans. Je sais que les Armanet sont des spécialistes, ils ont joué le rôle de passeur, par exemple avec l'équipe des Cahiers.
En tout cas, pour moi, Hk orient extrême, c'est certes très bien, j'aime beaucoup les lire, mais ce n'est pas définitif non plus. Ce n'est pas parce qu'on possède le numéro 2 qu'on est un grand connaisseur de Tsui Hark. Hk, c'est précieux, mais ce n'est pas suffisant, il faut autre chose qui vienne compléter la revue. Par exemple, ce qu'on trouve dans PANIC n°2 sur Tsui est un autre type d'approche qui a tout autant sa place que celles de l'équipe de hk. L'Asie à Hollywood c'est bien aussi, mais pareil, ce n'est pas THE bouquin sur le cinéma hk. D'ailleurs comme le dit P'ti Denis il n'y en a pas en français, du moins pas à ma connaissance. Par contre, à force d'accumuler les livres ou articles piochés ici et là (dans les Cahiers par exemple, il y a quelques excellentes critiques), et en complétant tout cela avec les livres en anglais, on finit par avoir une bonne vue d'ensemble. Mais certains points restent trop peu abordés, c'est dommage.
Y a deux jours, j'ai trouvé des critiques que j'aime bien sur Cinémasie: celles de Jérôme D. sur les films de Johnnie To. En fait Jérôme D. c'est Jérôme Dittmar, qui officie à Fluctuat où il avait déjà écrit quelques beaux mais courts textes sur le père Johnnie (et un sur Seven Swords). Sur Cinémasie, il a posté quelques très longues critiques, parfaitement développées et très riches, je pense par exemple à celle de Expect the Unexpected.
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Dragon

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Le livre des Frères Armanet est un des meilleurs ouvrages consacrés au Cinéma de Hong Kong sortis en France, sur cela on est (quasiment) tous d'accord.
Pour en revenir à la discution sur les livres de C. Champclaux, ce sont de bons ouvrages destinés à faire découvrir aux cinéphiles "lambda" les genres qui passionnent son auteur.
Il tente de partager sa passion en mettant l'accent sur ce qui lui semble le plus important à ses yeux à l'aide de biographies et de filmographies. Son intention n'a jamais été, il me semble, de nous pondre des analyses profondes. Il se contente parfois de donner son avis personnel sur certains films mais de façon très simpliste et compréhensible par tous les lecteurs. Je me suis d'ailleurs souvent reconnu dans ses dires (tiens moi aussi je pensais ça, ou moi aussi j'avais remarqué cela, ...), et c'est aussi ce qui fait le charme de ses livres, c'est que c'est un passionné qui s'exprime comme d'autres passionnés.
Certe ces livres ne sont pas parfait, certaines grandes figures ne sont pas mentionnés ou très vite expédiés. Au contraire, l'auteur s'attarde parfois trop sur un film, ou un acteur. Ça après, chacun l'interprète à sa façon.
Néanmoins, comme le dit Denis, il faut arrêté d'être si exigeant. Je trouve qu'il y a déjà très peu d'ouvrages sur le cinéma asiatique en France. Et il en faut pour tous les goûts. Je comprends très bien Shaft que tu préfère un livre qui propose des analyses profondes, mais on est tous différent.
Personnellement quand je lis l'analyse que tu a récupéré de cinémasie, elle est peut être bien écrite, mais même à la seconde lecture tout n'est pas si clair pour moi.
Un livre avec uniquement des analyses de ce genre risquera de me déplaire dans le sens où j'aurais surement du mal à comprendre et à retenir l'essentiel de son contenu.
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