Dans l'idée de départ, j'ai pris le TOP 100 HONG KONG / CHINE / TAIWAN que j'avais concocté il y a quelques temps, auquel j'ai enlevé les films Chinois et Taiwanais. Afin de compléter et d'aller plus loin dans ma démarche, j'en ai profité pour rajouter pèle-mêle pas mal d'autres titres que j'apprécie tout particulièrement. Liste exhaustive bien évidemment, que j'essaierais de mettre à jour le plus régulièrement possible !
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8 diagrammes de Wu Lang, Les (Liu Chia-Liang)
Gordon Liu dégage une force peu commune et prouve qu’il n’est jamais aussi charismatique que sous la direction du génial Liu Chia Liang, lequel n’a pas son pareil pour allier philosophie des arts martiaux et combats millimétrés. Le tout nous est présenté sur fond d’une histoire simple mais efficace, dont le charme se dévoile sous une forme tragique. En effet, la rage patente que l’on ressent dès les premières minutes est présente tout au long du film, et portée à son paroxysme dans un final devenu culte.
36ème chambre de Shaolin, La (Liu Chia- Liang)
Mon 1er Shaw Brothers, et un énorme coup de cœur. Le film respire quelque chose qui me le rend attachant à plus d’un titre, et une aura légendaire y plane encore aujourd’hui. Comme à l’habitude, les chorégraphies sont remarquables, aussi bien lors des entraînements que durant les combats, et donnent une dimension supplémentaire à l’histoire.
A touch of zen (King Hu)
Toute la grâce de King Hu, son univers et la beauté de son cinéma sont concentrés dans ce petit bijou de poésie. A ne pas manquer !
A toute épreuve (John Woo)
Des personnages charismatiques et intéressants à suivre, des gunfights sublimes à n’en plus finir, une réalisation au Top et un final d’anthologie. Que du bonheur !
An autumn's tale (Mabel Cheung)
Un film pas exempt de défauts mais terriblement attachant. La côte de sympathie pour les personnages au 1er rang desquels Chow Yun Fat y est pour beaucoup et la tendresse qui habite le film joue elle aussi un rôle prépondérant. J’adore !
All for the winner (Corey Yuen / Jeff Lau)
Parodie des films de gamblers, All For The Winner est extrêmement divertissant et vous garantit un sourire permanent, ponctué de crises de rires aussi expressives que sincères ! La réalisation de Jeff Lau est efficace et dynamique et les chorégraphies de Corey Yuen sont de très bonne facture, aussi bien au niveau du réglage des combats d’arts martiaux que des gunfights. Un film pas exempt de défauts mais néanmoins fortement conseillé.
Critique complèteAnges déchus, Les (Wong Kar-Wai)
Une photographie magnifique au service d’un réalisateur de génie qui sait mieux que quiconque saisir les émotions et nous les transmettre en plein cœur. Et cette folie douce qui plane sans arrêt sur ces anges déchus au caractère hors norme.
Balle dans la tête, Une (John Woo)
Une pléiade d’acteurs remarquables au service d’un scénario en béton. Voilà qui en général n’augure que du bon, surtout quand la réalisation est à la hauteur. Le film regorge de moments d’anthologie et autres passages touchés par des émotions toujours plus intenses. L’amitié, la folie, la colère, le rire, ...
Beyond hypothermia (Patrick Leung)
Grosse côte de sympathie pour ce film au charme indéniable. Lau Ching Wan y est parfait dans son rôle d’ex membre d’un gang qui tombe sous le charme d’une tueuse à gage tourmentée. Se laisse suivre avec un grand plaisir.
Big deal, The (Wong Chun-Yeung)
Un film complètement ouf d'une efficacité redoutable sur le neurone unique laissé en éveil pour l'occasion. Amateurs de comédie déjantée et de fights bien balèzes, précipitez-vous, The big deal, c'est que du bonheur !
Critique complèteBig heat, The (Johnnie To)
Johnnie To a du talent, c’est une certitude. Alors quand il le place au service d’un polar nerveux et violent d’une forte densité, et qu’il nous plonge dans une atmosphère d’une grande noirceur, que dire si ce n’est que le résultat est impressionnant. D’autant plus qu’il le fait sans occulter ses personnages, qu’il arrive à rendre proche de nous, ce qui donne pour résultat que l’on se sent d’autant plus concerné par leur avenir immédiat.
Blade, The (Tsui Hark)
Virevoltant et explosif, The blade est un film atypique doté d’une réalisation totalement barrée et d’une rare maîtrise formelle. Sa frénésie le porte d’un bout à l’autre et emporte tout sur son passage.
Boat People (Ann Hui)
Survivre quoi qu'il en coûte dans les méandres d'une nation au bord du précipice, et développer tant bien que mal ses aspirations en un avenir meilleur. Parmi elles, fuir la répression, enchaîné à la misère, dans l'espoir de trouver un semblant de liberté. Quel avenir pour ces hommes et ces femmes ? C'est la question que pose Ann Hui dans cette chronique cruelle et sans concessions.
Butterfly (Mak Yan-Yan)
Une belle histoire portant sur le thème de l’homosexualité féminine, traitée avec pudeur et talent et qui laisse la part belle aux différents protagonistes et à leurs émotions intérieures, enfouies pour mieux réapparaître ça et là dans des séquences de toute beauté.
Carry on pickpocket (Sammo Hung)
Sammo Hung nous offre un film qui, à l’image de son très bon Paper Marriage, assure avec efficacité son rôle de divertissement. On retrouve un Sammo amoureux dont la conquête lui réservera quelques surprises, un Richard Ng irrésistible, des passages comiques réussis grâce notamment au sympathique Frankie Chan, et des combats d’excellente facture. Et en parlant de l’action, le final sur le bateau est absolument monumental (Dick Wei rules !). Carry On Pickpocket est un film très agréable à suivre, et idéal pour passer un bon moment.
Critique complèteChungking Express (Wong Kar Wai)
Nostalgie quand tu nous tiens. Une beauté intemporelle, teintée de mélancolie et qui nous transporte littéralement. Pas besoin de long discours, le gage de réussite tient de son authenticité.
Comrades, Almost a Love Story (Peter Chan)
Une belle romance qui fait de cette tranche de vie un moment très agréable à vivre, et surtout à partager. Maggie Cheung est épatante !
Crazy safari (Billy Chan)
Les dieux sont tombés sur la tête, Liam Chin Ying aussi. Une comédie totalement barrée qui possède ce charme lié à son environnement, le dépaysement étant totale, et à son humour grand-guignolesque. A mourir de rire !
Crime story (Kirk Wong)
Jackie Chan dans son rôle le plus sombre et intéressant d’un point de vue psychologique. En effet, cette incursion dans le monde du polar noir est l’occasion de constater ses réels talents d’acteur. Sous la houlette de la référence du genre Kirk Wong, il donne de la consistance à une histoire solide et menée tambours battants. Prisonniers d’une ambiance poisseuse, les personnages se démènent comme ils peuvent pour tirer leur épingle du jeu. Les fusillades nettes et sans bavures, de même que les cascades et autres coups portés avec détermination, sont une belle cerise sur le gâteau. A voir !
Curry and Pepper (Blacky Ko)
Starsky et Hutch à la sauce HK, Curry and Pepper voit son duo de choc incarné par deux joyeux drilles, Jacky Cheung et Stephen Chow. Autant le dire de suite, l’alchimie se fait d’elle même et le charme opère sans difficultés. Leur complicité saute aux yeux et contribue à créer une ambiance décontractée. Attachants et drôles, ils rendent cette comédie policière aussi plaisante qu’entraînante. On retrouve parmi leurs comparses Eric Tsang, un peu lourd mais pas insupportable pour autant. Si le comique fonctionne bien, les quelques scènes d’action sont loin d’être bâclées, preuve que rien n’a été négligé pour offrir un spéctacle complet. On y prend même son pied lorsque rentre en action Blacky Ko, le méchant déjanté et brutal de l’histoire. Bonne humeur garantie donc pour ce pastiche de film policier que je recommande sans modération.
PS : les reprises musicales sont à mourir de rire. Quelle horreur !
Days of being dumb, The (Blacky Ko)
Tony leung chiu wai et Jacky Cheung forment un duo de choc des plus sympathiques au service d’une parodie de films mafieux déjantée et surréaliste. Ca ressemble à du Stephen Chow, et on y retrouve tout ce qui a fait le succès de ce dernier. De quoi passer un très bon moment !
Dragonn Gate Inn (King Hu)
L'histoire est aussi simple qu'intense et bien menée, la faute à une mise en scène remarquable et une interprétation tout aussi forte. Les personnages ont une classe inégalable et si les scènes d'actions n'ont rien d'extraordinaire, cela ne gâche en aucun cas le plaisir, car l'intérêt est tout autre. Il faut chercher du côté de l'atmosphère prenante à souhait et de la destinée de ceux qui donnent vie au récit. Toujours marqué par la poésie et saupoudré de violence, un film au charme certain et mon King Hu préféré.
Dragons forever (Sammo Hung)
Jackie Chan, Sammo Hung et Yuen Biao. Les 3 frères réunis pour le meilleurs avec cette Kung Fu Comedy urbaine qui nous régale par son humour léger mais efficace et nous en met plein la vue grâce à de nombreuses scènes d’action mirobolantes. Et les cascades, dantesques ! Mais avec tous les acteurs concernés (Dick Wei, Billy Chow, Yuen Wah, Benny Urquidiez, ...) il ne pouvait en être autrement.Un must !
Dreaming the reality (Wong Chun-Yeung)
Le haut du panier du Girls With Guns. Une histoire toute simple qui tourne rapidement à la vengeance, cette dernière s’exprimant au travers de scènes sauvages où se mêlent combats à main nu ahurissants et fusillades tout aussi réussies.
Drunken master 2 (Jackie Chan)
Ce film se regarde avec un plaisir de tous les instants jusqu’à un final de folie se terminant en apothéose par le célèbre combat entre Jackie Chan et son garde du corps Ken Lo. Un des plus beaux final qu’il m’ait été donné de voir ! Alors certes le scénario est des plus basique, une simple histoire de trafique d’œuvres d’art, mais l’essentiel n’est pas là. Drunken Master II fait parti de ces films qui vous font adorer le cinéma. Un grand BRAVO !
Critique complèteDuel to the death (Tony Ching Siu-Tung)
Des ninjas en pagaille dans cette petite bombe ultra-speedée signée Tony Ching Siu-Tung. Les nombreux combats sont variés et tout à fait lisibles, aidées en cela par des chorégraphies réalisées de main de maître, alors que leur dynamisme exacerbé aurait pu avoir un tout autre résultat avec un réalisateur d’une autre facture. Ca part dans tous les sens, mais avec un vrai savoir faire qui rend l’ensemble très digeste.
Eagle shooting heroes, The (Jeff Lau) - 1993
Si votre plus grand souhait est de passer un bon moment de détente, sans prises de tête aucune, alors The eagle shooting heroes est fait pour vous. Oubliées les réflexions ou les messages profonds, tout ici a pour but de vous donner le sourire. Et ça marche ! Jeff Lau n'a pas son pareil pour nous offrir des comédies non sensiques idéales pour dérider notre faciès et faire s'activer les zygomatiques. En bref, un rythme de fou, des dialogues crétins à souhait, des situations à mourir de rire et un comique visuel tordant, le tout porté par par un casting 5 étoiles (Tony Leung Ka Fai et Tony Leung Chiu Wai, Leslie Cheung, Brigitte Lin, Maggie Cheung). Personne ne se prend au sérieux et tout le monde s'en donne à cœur joie, ce qui apporte une bonne humeur permanente. Les combats speedés et cablés sont bien évidement de la partie tout en bénéficiant d'un bon travail pour les chorégraphies. J'ai rarement autant rigolé devant une comédie HK, alors ne manquez surtout pas cet ovni, c'est du très haut niveau !
Eastern condors (Sammo Hung)
Eastern condors fait office de rareté dans le paysage cinématographique Hong Kongais. Cette version sous amphétamines des 12 salopards reste une incursion inhabituelle dans un genre souvent délaissé. Mais l’exception a fier allure. Une galerie de « gueul* » du ciné HK livre un spectacle étourdissant au beau milieu d’une jungle hostile. Attachants ou au contraire antipathiques, barrés à souhait (Yuen Wah), tantôt fraternels et blagueurs, tantôt nerveux voir à cran, ils nous livrent un panel de sentiments extrêmes. En bref, ils ne laissent jamais indifférents. L’action est présente tout du long et s’exprime aussi bien par l’intermédiaire d’une distribution assidue de coups de pieds/poings ravageurs et chorégraphiés au millimètre, que par des fusillades grandeur nature ponctuées d’explosions spectaculaires. La photographie est léchée et le final reste un moment d’anthologie, où se brassent toutes les vertus du ciné Hong Kongais en matière d’action. Enooooooorme !
Eight taels of gold (Mabel Cheung)
Parmi la filmographie de Sammo Hung, en grande partie dédiée à l’action au vu de ses impressionnants talents martiaux, on retrouve un bijou classé dans une toute autre catégorie, celle des drames. L’interprétation de Sammo Hung et Sylvia Chang est d’une grande justesse, à la fois humaine et sensible, et les acteurs qui les entourent se montrent tous à la hauteur. Le travail esthétique est une grande réussite. La photo est magnifique et chaque plan est d’une rare beauté. Le scénario n’est pas non plus avare en qualités. On retrouve pèle-mêle un amour impossible, la dure réalité du quotidien inhérente à la situation politique du pays, une approche intelligente de la crise d’identité, et d’autres sujets abordés de manière plus succincte mais tout aussi juste. Le tout est emprunt d’une poignante nostalgie et fini de nous embarquer au plus profond de nous même. Que dire de la musique si ce n’est qu’elle berce les oreilles et apporte un plus indiscutable pour finir de nous plonger dans cette histoire aussi triste que joyeuse. Un subtil mélange de Wong Kar Wai et de Ann Hui.
Election 1 et 2 (Johnnie To)
Tout pour signer une belle réussite. Un bon scénario qui donne un crédit indéniable à cette chronique mafieuse où évoluent bon nombre d'habitués du ciné HK. Entre charisme et ambiguïté, ils rendent ce récit aux multiples rivalités d’autant plus passionnant. Ils participent ainsi à maintenir cette atmosphère si particulière et propice à un stress de tous les instants. D’un point de vue technique, la réalisation offre de beaux moments et la photographie léchée ajoute sa pierre à l’édifice esthétique. Les musiques sont elles aussi très belles. Superbe !
Exorciste chinois 2, L’ (Sammo Hung)
Beaucoup d’entrain et de bonne humeur dans cette Ghost Kung Fu Comedy aussi barrée qu’attachante. Une ambiance inimitable propre à ce genre si particulier, quelques combats biens sentis et des affrontements à coups de sortilèges toujours aussi tripants. Quand à Lam ching ying, il est décidément le Sifu idéal alors que le duo Sammo/Meng Hoi fonctionne à merveille. J’adore !
Expect the unexpected (Patrick Yau)
Un polar bien troussé avec un scénario dont l’ont attend avec impatience l’évènement « inattendu ». Et autant dire que l’on est pas déçu ! En plus de cela, les personnages sont tous à la hauteur. Ils sont suffisamment creusés et avec des liens mis en avant de façon à nous les rendre intéressants. Un polar comme je les aimes.
First Mission (Sammo Hung)
First Mission est un film à part dans la filmographie de Jackie Chan. En effet, il tient ici un rôle beaucoup plus sérieux qu’à l’habitude. Nous ne sommes pas en présence d’une des célèbres comédies auxquelles ont été associés Jackie Chan et Sammo Hung, mais devant une œuvre profondément humaine mettant en avant les sentiments de chacun et dénonçant la bêtise humaine. L’action, bien que présente, n’est pas la finalité du film, lequel laisse une grande place aux sentiments, excepté durant un final assez violent aux combats extrêmement bien chorégraphiés. Une œuvre originale et touchante, ponctuée de superbes combats et de ce fait vivement conseillé !
Critique complèteFist of legend (Gordon Chan)
L’histoire, tout le monde la connaît. Un remake où le charisme de Jet Li paraît au grand jour et des combats phénoménaux, avec toutes sortes de combinaisons possibles, du un contre un au un contre dix, en passant par la bataille rangée d’une lisibilité rare. Un de mes plus gros coup de cœur.
Full alert (Ringo Lam)
Un polar désespéré et mélancolique qui alterne accès de violence et passage plus posés sur lesquels planent toujours une menace qui nous prend aux tripes. Une opposition entre flics et gangsters qui aura marqué l’histoire du polar, chacun ayant à sa tête un personnage au charisme imposant.
Fureur de vaincre, La (Lo Wei)
Bruce Lee dans ses œuvres. Et on adore ça !
Green Snake (Tsui Hark)
La poésie qui habite cette petite perle de Tsui Hark est à l’image de sa beauté, fascinante, limite hypnotique, et tellement plaisante. On en prend plein les mirettes et en plus, l’histoire est magnifique ! Du grand Tsui Hark !
Happy Together (Wong Kar Wai)
Quand l’homosexualité est traitée avec autant de justesse et de passion, on ne peut qu’applaudir. Wong Kar Wai n’a pas son pareil pour raconter les tumultes de l’amour.
Hero – 1997 (Corey Yuen)Autant le dire de suite, Hero est une belle surprise. Cette chronique mafieuse d’époque est portée par un casting de qualité, au 1er rang duquel les éminemment sympathiques Takeshi Kaneshiro et Yuen Biao, ainsi qu’un Yuen Wah à contre emploi comparé à ses habituels rôles de méchants dérangés. Dans un cadre dépaysant, on assiste à un spectacle généreux, sur fond de violentes oppositions entre triades. Le scénario est bien mené, la réalisation plus recherchée qu’à l’accoutumée et l’esthétique soignée. L’action, à base d’affrontements à coups de machettes et de combats enlevés, offre son lot de réjouissances. D’ailleurs, leur style n’est pas sans rappeler ceux de La légende de Fong Say Yuk du même Corey Yuen. Le final, malgré une coupe hallucinante tellement elle saute aux yeux, porte à son actif une rage patente et un gunfight grandeur nature qui vient conclure en beauté cet atypique film de triades.
Hero of tomorrow (Poon Man Kit)
Hero of tomorrow commence comme un efficace film de triades pour rapidement prendre les marques d'un Heroic bloodshed pure et dure. Violent et radical jusque dans ses scènes d’action brèves mais sanglantes, il possède tout les attraits des réussites du genre. Si les gunfights n’ont rien de révolutionnaires, ils sont ici parfaitement exécutés. Les deux romances instaurées avec succès rendent la dernière partie axée sur le thème de la vengeance attrayante à souhait, jusque dans son déchaînement final. Alors on passera outre les quelques errements scénaristiques, et l’on soulignera pour finir les belles performances de Max Mok (un de mes chouchous) et Miu Kiu Wai.
Histoires de fantômes chinois (Tony Ching Siu-Tung)
C’est beau, on est pris dans l’atmosphère sans avoir le temps de s’en apercevoir, et on se laisse embarquer dans cette histoire où fantômes et esprits côtoient un grand Leslie Cheung.
Hong kong godfather – 1985 (Johnny Wang)
Une chronique mafieuse d’une noirceur abyssale, ultra violence et sans espoir de rédemption pour ses personnages, embarqués dans une quête vengeresse impitoyable. Le tout servi par un casting d’habitué, idéal pour donner une véritable dimension à la trame dramatique déroulée sous nos yeux. L’ambiance crépusculaire hors norme se retrouve jusque dans des scènes d’actions pétrifiantes car très spectaculaires et en même temps tout à fait lisibles. Coups de machettes à foison oblige, les affrontement sont particulièrement sanglants. Le final, point culminant du film, est hallucinant par sa fureur et le bain de sang qui en résulte.
LA référence ultime du film de triades, qui se paye le luxe d’enterrer le pourtant très bon The club du maître Kirk Wong, dans lequel l'approche nihiliste est plus habillement distillée, mais où j’aurais été moins sensible comparé au jusqu'au-boutisme visuel de ce Hong Kong godfather.
Hyène intrépide, La (Jackie Chan / Kenneth Tsang)
Une fois n’est pas coutume, les défauts propres à nombre de productions de l'époque (Lo Wei pour ne pas le citer) se retrouvent absents de cette brillante Kung fu comedy old school. Pour aller à l’essentiel, les combats sont très techniques, fluides, enlevés, et les artistes martiaux font preuve d’une maîtrise de leur art époustouflante. Les traditionnelles séances d’entraînement sont spectaculaires, tandis que l’humour potache est assez réussi comparé à l’extrême lourdeur habituelle. Les décors naturels foisonnants font le reste et assurent le dépaysement inhérent à cette catégorie. Du très bon Jackie Chan, dans la veine d’un Drunken master ou autre Le chinois se déchaîne.
Il était une fois en chine 1 et 2 (Tsui Hark)
Le scénario est excellent et la réalisation au top, ce qui constitue déjà un très bon point. Ensuite, la galerie de personnages plein de charmes et de charisme sur lesquels l’histoire prend le soin de s’attarder nous fait nous passionner définitivement pour le destin de chacun. L’aspect dramatique est omniprésent mais Tsui Hark n’en oublie pas pour autant l’humour et donne beaucoup de piment à toutes les situations. Une bien belle oeuvre !
In the line of duty 4 (Yuen Woo Ping)
Des fights à la pelle, des chorégraphies au millimètre, dynamiques et montées avec un grand sens du rythme. Chacun s’en donne à cœur joie, le tout dans la bonne humeur, alors qu’importe la faiblesse du scénario, on prend son pied, et c’est bien là l’essentiel !
Innocent interloper, The (Johnny Wang Lung-Wei)
Une excellente comédie d'action que voilà ! On commence par une entrée en matière fracassante en guise de mise en bouche, avec une course poursuite effrénée. Puis on lorgne du côté de la comédie HK, tout en mettant en place les différents protagonistes pour la partie la plus posée du film, qui ne sera heureusement que temporaire. Le scénario est ultra simple mais l'intérêt n'est pas là. En effet, son déroulement est entrecoupé de scènes d'action de haute volée, nerveuses et profitant d'excellentes chorégraphies. Les combats et autres distributions de coups de pieds/poings, dans un style urbain qui a fait ses preuves, n'en seront que plus réjouissants (merci Hwang Jang Lee et Elaine Lui !). D'ailleurs, ceux-ci seront comme souvent bien plus présents dans la seconde partie du film, donc pas d'inquiétude ni de frustration à craindre ! Les chutes font quand à elle toujours aussi mal à voir. Des branques je vous dits ! Pour conclure, je dirais que le final est à la hauteur des attentes inhérentes à ce type de film, tout comme pouvait l'être Angry Ranger du même Johnny Wang. A voir !
Intimate confessions of a chinese courtisen (Chu Yuan)
Un drame d’une grande finesse pour Chu Yuan, passé maître dans l’art de rendre ses histoires ensorcelantes et de donner à ses histoires d’amour une dimension trouble et passionnée. Du grand art !
Iron Monkey (Yuen Woo-Ping)
Un rythme effréné auxquels participent les combats, sublimes et d’une grande variété. A main nus ou avec des armes en tout genre, on en prend plein la vue. Et quel bonheur de voir évoluer Donnie Yen et Yu Rong Guang !
July Rhapsody (Ann Hui)
Le temps qui passe dans un couple et tout ce que cela implique comme, aussi bien d’un point de vue personnel avec ses remises en question et les désirs nouveaux, qu’avec l’impact sur son entourage proche. Le tout traité avec beaucoup d’intelligence et de respect.
Just heroes (John Woo)
Là aussi, coup de cœur pour cette chronique mafieuse qui donne l’occasion à Stephen Chow de montrer une autre facette de son personnage. Une histoire bien foutue et des gunfights de très haut niveau, de quoi passer un excellent moment.
Justicier de Shanghaï, Le (Chang Cheh)
Du 100% Chang Cheh, avec tout ce que cela implique en morceaux de bravoure et en litres de sang déversés. En plus de cela, j’adore l’histoire avec cette quête permanente de reconnaissance et de respect. Du tout bon !
Killer, The (John Woo)
Chef d’œuvre ultime.
King of comedy (Stephen Chow)
Sûrement un des films les plus aboutis de Stephen Chow. L’humour est bel et bien là, toujours aussi efficace mais la différence se fait dans le traitement de ses personnages et cette façon qu’il a de nous attendrir en créant chez eux des relations sincères et authentiques. Et pour ne rien gâcher, le scénario est peut être ce qu’il nous a offert de mieux. A ne pas manquer !
Kitchen (Yim Ho)
Une pépite où chaque éclat apporte son lot de sensations. On passe du rire aux larmes avec une facilité déconcertante et la légèreté teintée d'insouciance vient se mêler à la dureté des thèmes abordés. C'est beau à en pleurer, aussi bien visuellement qu'en ce qui concerne l'histoire et le destin de personnages attachants et atypiques. Ils évoluent le plus naturellement du monde, sans essayer de jouer les faux semblants ni chercher à masquer leurs défauts. Ainsi, leurs qualités se révèlent avec d’autant plus de sincérité, et l’acceptation de l’autre tel qu’il est donne une impulsion à la fois au récit et aux relations des protagonistes. La justesse de Yim Ho dans son regard sur les épreuves de la vie et son approche pour les surmonter apporte quand à elle un vrai plus, et permet à Kitchen de se différencier de beaucoup d’autres films du même style. Certaines scènes touchent au génie, par exemple celle où la force des sentiments se mêle à l’imaginaire et nous propulse dans une danse durant laquelle les âmes des deux héros semblent ne faire qu’un. Quand en plus la réalisation est effectuée avec beaucoup de sensibilité et de grâce, comme dans la séquence pré-citée où son apport est indiscutable, on ne peut qu'applaudir. En effet, elle permet de s’immerger plus profondément, pour que l’on se sente nous aussi couvés dans ce nid d’émotions. Comme vous avez pu le deviner, Kitchen tient une place toute particulière dans mon panthéon personnel. Chaudement recommandé.
Knockabout (Sammo Hung)
Waouh ! Quels combats mes aïeux ! Une multitude de fights impressionnantes où le talent de Yuen Biao et Sammo Hung s’étalent sous nos yeux dans des affrontement de haut vol. C’est puissant, précis, découpé à la perfection. En plus de ça l’humour est pas trop lourd et même souvent drôle, ce qui n’est pas habituel dans ce type de production. Miam, j’en redemande !
Légende de Fong Say Yuk, La (Corey Yuen)
La relation Mère/Fils est excellente avec un Jet Li très à l’aise dans son rôle. Les liens entre les personnages et l’humour tiennent une place prépondérante, et la romance phare est aussi légère que plaisante à suivre. Pour les combats, c’est Corey Yuen aux commandes, donc autant dire qu’on en a pour notre argent. Virevoltantes et dévastatrices, les scènes d’action valent le détour !
Long arm of the law * (Johnny Mak Tong-Hung) et
Long arm of the law 3 ** (Michael Mak Dong-Git)
* Un polar clé du cinéma HK, qui voit la pression monter petit à petit et être tout proche de céder, sans pourtant jamais éclater ... jusqu’à un final CULTE !
** Grosse côte de sympathie pour ce film où Andy Lau sur-joue pas mal sans que cela ne pose le moindre problème. De l’action en masse avec quelques coups à mains nus bien distribués, les machettes de sortie, et des fusillades monstrueuses. Le tout assez violent et où tous les codes du genre se mélangent allègrement.
Longest nite, The (Patrick Yau)
Noir, c’est noir. L’atmosphère poisseuse et immersive colle bien à la descente aux enfers de Tony Leung chiu wai dans ce polar d’une grande intensité où tout le monde est pourri jusqu’à la moelle.
Lovers, The (Tsui Hark)
Une des plus belles histoires d’amour jamais portée à l’écran. Une poésie de tous les instants pour une oeuvre aussi triste qu’enthousiaste. Un grand bravo aux deux acteurs principaux, Charlie Young et Nicky Wu !
Lover's tear (Jacob Cheung)
Un film noir, violent et dramatique qui nous offre une magnifique histoire d’amour dont les envolées lyriques apportent le petit quelque chose qui lui donne toute sa dimension et en font un grand film, tout simplement.
Critique complèteMade in Hong Kong (Fruit Chan)
Un des films qui m’aura le plus retourné et pris aux tripes. Tant de beauté et d’émotion au service d’un drame à la fois cruel et attachant, ça ne peut pas laisser indifférent. Une grosse claque !
Maître chinois, Le (Yuen Woo-Ping)
Le super kicker Hwang Jang Lee apporte toute sa classe et incarne à merveille un méchant des plus réussis. La partie comédie est pas mal du tout, les acrobaties et les combats, impressionnants de fluidité et de technicité, sont fabuleux. Les entraînements de Jackie en mettent plein les mirettes et le final ... quel final ! Le tout dans une bonne humeur communicative. J’adore !
Marin des mers de chine 1 *
et 2 **
(Jackie Chan)* Une fois de plus, notre trio favoris est au sommet de son art dans ce must de la Kung Fu Comedy. Celle-ci se déroule dans un cadre dépaysant à souhait qui apporte une petite touche fort agréable et rafraîchissante. Les innombrables combats qui parsèment le film sont à chaque fois une occasion de s’extasier devant la perfection du rendu final. Quel punch mes amis ! Sus aux pirates !
** Cette suite sans temps morts se classe parmi les bonnes productions de l’époque. Les combats sont certes d’un niveau inférieur au 1er opus (référence en la matière), mais restent plus qu’honorables et dans la veine de son prédécesseur. Principaux vecteurs de bonheur, les innombrables cascades où Jackie s’en donne à cœur joie, et le dépaysement total, toujours aussi agréable pour s’évader.
Martial club (Liu Chia-Liang)
Le Sifu dans ce qu’il sait faire de meilleur. Toutes les thématiques qui caractérisent son oeuvre sont présentes et rendent encore plus réjouissante la vision de ce Martial Club. Les combats sont eux aussi dans le plus pure style de Lau Kar Leung, c’est à dire excellents. Gordon Liu est charismatique, et il n’est pas le seul, Wang Lung-Wei étant lui aussi impressionnant de par son calme et son intelligence dans l’approche des arts martiaux.
Metade Fumaca (Riley Yip Kam-Hung)
Eric Tsang et Nicholas Tsé nous offrent une performance fort séduisante, tout en retenue et fortement imprégnée de nostalgie. Un duo atypique qui sait se rendre attachant au détour de nombreuses scènes émouvantes à souhait.
Miracle fighters (Yuen Woo Ping)
Que ce film est drôle ! L’univers teinté de Ghost Kung Fu comedy sied à merveille à cette histoire basée en grande partie sur le jeu d’opposition plein d’humour des deux maîtres et de leur compagnon d’infortune. Les chorégraphies sont quand à elles inventives et surprenantes, en total accord avec le côté légèrement décalé du film
Miracles (Jackie Chan)
Enorme coup de cœur et côte de sympathie à son somment pour une des plus belles réussites de Jackie Chan acteur et réalisateur. L’ambiance générale du film, immersive et en tout point enthousiasmante est un vrai bonheur. Tout le monde apporte sa touche dans ce petit bijou où il n’y a pas de vrai méchant, juste des personnages qui s’en donnent à cœur joie, aussi bien dans la partie humoristique euphorisante, sans oublier les quelques touches dramatiques et bien entendu les remarquables scènes de combats dans la plus pure veine de Jackie, entre acrobaties et coups millimétrés distribués à foison.
Mirage (Tsiu siu Ming)
Mirage, oh Mirage, dits moi qui est le plus impressionnant, le plus fou, le plus euphorisant ! Voilà le genre de séquelles que peuvent laisser la vision de cette pépite du film d’action dirigé par Tsui Siu Ming (Bury me high). Les scènes d’action mélangent allégrement, et avec une réussite totale, cascades, fusillades, combats à main nu, au sabre, j’en passe et des meilleures. Si vous avez un jour l’occasion de voir ce film, dans quelles conditions que ce soit, ne loupez pas cette opportunité de vous en prendre plein la vue !
Critique complèteMission, The (Johnnie To)
Le johnnie To nouveau est arrivé, et la réussite le poursuit. Les gunfights posés où la maîtrise de l’espace réinvente le genre, un style nonchalant et des personnages un peu paumés mais auxquels ont s’attache aisément. Entre scènes d’action et passages plus intimistes « entre amis », un film comme je les aimes.
Mr Vampire 3 (Ricky Lau)
Pour moi LA meilleure Gjost Kung Fu Comedy. Richard Ng n’a jamais été aussi drôle que dans ce film inventif et barré qui laisse place à l’imagination débridée de Ricky Lau. Beaucoup d’humour donc, mais aussi de l’action impressionnante et un sens du rythme qui fait la différence. L’occasion de lancer un genre pas très fourni au final mais peu avare en réussites.
My heart is that eternal rose (Patrick Tam)
Patrick Tam livre un film à la réalisation magnifique, tout comme cette photographie qui embellit une histoire où l’amitié et la vengeance tiennent une place prépondérante. On vibre pour les personnages, impliqués que l’on est par les évènements qui rythment le récit. L’action est à la hauteur de l’interprétation, c’est à dire excellente. Un petit chef d’œuvre.
My young auntie (Liu Chia-Liang)
Liu Chia Liang n'a pas son pareil pour chorégraphier et filmer les combats Old School en y associant un humour certes pas très subtil mais terriblement efficace et ainsi nous faire passer un très bon moment. Un plaisir de tous les instants pour une vraie réussite !
Night Life Hero (Yuen Chun-Man)
Autant être direct, ce film est tout simplement une des meilleures Kung Fu comedy qu'il m'ai été donné de voir. Au niveau plaisir, il se place directement aux côté de films tels que Pedicab driver, dragons forever, Project A … Il dispose d’un humour ravageur qui m’a constamment plié en deux, l’ambiance est légère et enlevée, alors que les scènes d’action sont tout bonnement MONUMENTALES. Elles sont superbement chorégraphiées, filmées à la perfection, rythmées, puissantes et magnifiées par un montage impeccable. Pour ma part, le pied intégrale et le bonheur absolu !
Critique complèteNinja in the dragon’s den (Corey Yuen)
Pour sa première réalisation, Corey Yuen frappe fort. Kung fu comedy à la sauce ninja, Ninja in the dragon’s den fait partie des indéniables réussites du genre. Un sourire constant, aucun temps morts et une performance d’acteurs plutôt correcte, pour peu que l’on ne se soit pas trop exigeant côté intrigue, je ne vois ici que des raisons de me réjouir. A ce titres, il est dommage que Conan Lee n’ai pas eut une carrière à la hauteur des capacités entrevues avec bonheur sous l’égide de Corey Yuen. Accompagné de son clan, ce dernier est toujours aussi à l’aise pour concocter de superbes scènes d’actions, impressionnantes d’un point de vue martial et réalisées avec leur habituelle précision. Nombreuses et variées, techniques ninja oblige, elles se savourent comme du petit lait ! Réjouissant.
Nos années sauvages (Wong Kar Wai)
Un des films qui m’a fait découvrir Wong Kar Wai et son univers si dense et emprunt de nostalgie, de tristesse et d’espoirs. L’interprétation est remarquable et la photographie toujours aussi belle. Le tout au service, comme toujours, d’une simple et divine histoire.
Odd one dies, The (Patrick Yau)
Entre comédie et polar, cet étonnant mélange des genres apporte une touche nouvelle au goût très savoureux. Entre éclats de violence et humour nonchalant, un film qui fait plaisir à voir. Takeshi Kaneshiro incarne à merveille ce petit gangster lunatique et est beaucoup dans le succès final.
Opération Condor (Jackie Chan)
Ce mélange détonnant d’humour et d’action où l’on reste ébahi à de nombreuses reprises est un des fleurons de l’action / comédie qui ont fait le succès des films du génialissime Jackie Chan.
Critique complètePaper marriage (Sammo Hung)
Paper Mariage est un film qui s'appuie sur un duo fort sympathique en la personne de Sammo et Maggie Cheung pour nous faire passer un très agréable moment. En effet, le film se base sur la relation qu'entretien notre drôle de couple pour amener de nombreuses situations comiques des plus réussies. Concernant les combats, ils sont d'un très bon niveau, notamment le final où Sammo, Dick Wei et Billy Chow s'en donnent à cœur joie pendant 10 bonnes minutes.
Vous voulez passer un bon moment ? Allez y sans crainte, Paper Marriage est le divertissement idéal !
Pedicab driver (Sammo Hung)
Pedicab Driver est sans aucun doute l'un des tous meilleurs films de Samo Hung. L'action est absolument incroyable. Les chorégraphies sont remarquables et notamment lors des combats opposants Samo à Liu Chia Liang et Samo à Billy Chow qui sont parmi les plus beaux que le cinéma Hong Kong nous ait offert, ce qui n'est pas rien ! A souligner également la présence de Dick Wei, Lam Ching Ying et Corey Yuen et la belle performance de Max Mok. UN MUST !
Critique complètePekin opera blues (Tsui Hark)
Une histoire où la comédie laisse place au drame dans un simple claquement de doigts, où les multiples rebondissements font monter l’intensité et se mêlent au charme désuet des personnages et de leur environnement. Pour donner naissance à un chef d’œuvre.
Phantom lover (Ronny Yu)
Une de mes performances préférées de Leslie Cheung, émouvant au possible dans ce rôle au service d’une histoire d’amour lyrique et passionnante. Le tout visuellement soigné et d’une authentique beauté plastique. Magnifique !
Police story (Jackie Chan)
Kung Fu Comedy urbaine avec un humour potache qui remplit son rôle, des têtes connues que l’on prend plaisir à voir évoluer, et de l’action où les affrontements sont de petites merveilles. Sans oublier un final devenu culte.
Prodigal son (Sammo Hung)
Le Wing Chun à son apogée dans ce qui constitue une des plus belles réalisations de Sammo Hung. Tout le monde apporte quelque chose à cette histoire bien ficelée, et Yuen Biao, ainsi que Lam Chin Ying, crèvent l’écran. Prodigal Son est un mélange typique de Sammo, qui passe du drame féroce à la comédie potache en un rien de temps. Superbe combat final Yuen Biao Vs Frankie Chan
Raining in the mountains (King Hu)
Décors magnifiques auxquels beaucoup de soin a été apporté, une histoire passionnante, et que dire sur cette mise en scène d’une grande élégance ! Les thèmes récurrents sont idéalement exploités et s’ajoutent à l’intelligence du propos, de même qu’à cette inévitable poésie. Un rythme calme pour une histoire trépidante en son fort intérieur.
Rebellious reign, The (Fong Cheung)
Action ! Tel est le mot d’ordre qu’il revient de rappeler dès maintenant. Car il ne faut pas se le cacher, ce n’est pas au niveau de l’intrigue que l’on va trouver des raisons de s’emballer. Cette dernière, bien que correctement ficelée, sent le déjà vu mille lieues à la ronde. Elle a au moins le mérite de permettre aux combats de faire leur apparition à de nombreuses reprises. Rythmés, chorégraphiés avec rigueur et précision, ils sont le principal atout du film. Les combinaisons sont variées, et lorsque les affrontements mettent en scène de nombreux protagonistes, comme lors d’un final ahurissant, la caméra ne se perd pas et jongle entre les différents échanges. Si elle suit en priorité les acteurs majeurs pour que l’on puisse profiter au mieux de leurs capacités martiales, chacun a son mot à dire et peu démonter ses aptitudes. Il en ressort une effervescence non dissimulée conclue de la plus belle des manières qui soit. Belle surprise.
Rock'n roll cop (Kirk Wong)
Un grand polar désespéré filmé de main de maître et interprété avec force par des acteurs que l’on sent impliqués, et par conséquent un film à découvrir sans hésiter.
Critique complèteRoi singe, Le (Stephen Chow)
Un bijou de comédie non sensique comme Stephen Chow sait si bien faire. Une aventure hors norme au service d’un humour déjanté d’une efficacité jamais démentie. On se marre constamment et on en redemande tant cette comédie respire la sincérité et le bien-être. Extra !
Romance of book & sword / Princess Fragrance (Ann Hui)
On se passionne pour ce récit politico-historique où se joue la destinée d’un pays, avec pour trame de fond la traque perpétuelle des rebelles, qui se battent pour un avenir meilleur. Une histoire entre complots, trahisons, honneur et amitiés. Ajouté au scénario passionnant et à la profondeur psychologique d’ensemble, la mise en scène au cordeau, les plans de toute beauté ainsi que la réalisation de qualité font de ce diptyque un chef d’œuvre.
Sabre infernal, Le (Chu Yuan)
Comme toujours chez Chu Yuan, la forme est magnifique. Cet écrin donne du relief à une histoire bien travaillée dans laquelle se démènent des êtres tourmentés et charismatiques.
Sentimental swordsman, The / Return of the sentimental swordsman (Chu Yuan)
Ti Lung livre une des performances que je lui préfère. Difficile de différencier ces deux films qui compilent tout ce qui me fait aimer le cinéma de Chu Yuan. Le coup de cœur en plus.
Seul bras les tua tous, Un (Chang Cheh)
Jimmy Wang Yu en impose dans ce Chang Cheh qui reste mon préféré de la célèbre trilogie du sabreur manchot. Le plus maîtrisé et celui qui m’impressionne le plus. Enoooorme !
School on fire (Ringo Lam)
Une descente aux enfers qui montre les ravages du milieux mafieux sur les collégiens. Une influence néfaste que Ringo Lam représente dans cette oeuvre crue et violente qui ne passe pas par quatre chemins pour transmettre son message.
Shanghai Blues (Tsui Hark)
Une comédie enjouée à laquelle vient se greffer une romance, elle même teintée de tristesse et qui se voit donner une dimension dramatique fort bien mise en exergue. J’aime voir tout ce beau monde se démener dans ce contexte mouvementé. Un régal !
Shanghai express (Sammo Hung)
Le ciné HK dans ce qu’il a de plus réjouissant. Un casting aux petits oignons, de la bonne humeur à revendre, un humour efficace et un charme fou que l’on doit à ce que le scénario emprunte aux westerns. Ces quelques points comptent parmi les principales raisons du plaisir que l’on prend à voir ce Shanghai Express. D’autant que l’action n’est pas en reste et offre quelques très bon moments où le talent martial de chacun exprime sa pleine mesure, notamment dans un final culte et jouissif à souhait. Alors malgré quelques longueurs passagères, ne boudons pas notre plaisir !
Shaolin Intruders (Tang Chia)
Violent et cruel par moment mais non dénué d’humour, l’équilibre semble s’opérer très facilement. Et pour apporter la touche finale que tout le monde attend, sachez que le film se finit sur un très beau final qui me fait dire que ce Shaolin Intruders est un vrai grand film de la période Shaw Brothers.
Critique complèteShaolin prince (Tang Chia)
Ti Lung, encore lui, avec Tang Chia aux manettes. Toujours aussi beau et bien réalisé, doté d’une foule de combats aux chorégraphies enlevées dont le dynamisme n’a d’égale que la précision des enchaînements. Un must !
Shaolin Soccer (Stephen Chow)
Un hybride de Olive et Tom passé à la moulinette Stephen Chow, ça donne pêle-mêle de grands moments de tendresse, une réelle empathie envers ces loosers attachants, une sincère émotion. Mais surtout beaucoup d’humour à l’impact immédiat sur nos zygomatiques et des scènes de foot hallucinantes !
Shaolin Vs Ninja (Liu Chia-Liang)
Kung Fu Comedy made in Liu Chia Liang par excellence. Respect des valeurs liées aux arts martiaux, à la culture propre à chaque pays, mais aussi à ses pratiquants. Une partie comédie légère et agréable qui fait mouche en de nombreuses occasions, une approche ludique des arts martiaux et des combats à la variété impressionnante, chorégraphiés avec la maestria habituelle du Sifu. Du bonheur en barre !
Song of the exil (Ann Hui)
Maggie Cheung n'a jamais été aussi belle et sensible que dans cette tranche de vie marquée par une profonde nostalgie. Mélancolique et envoûtant, Song of the exil est autant une quête de soi qu'une découverte des autres, aussi bien dans le présent que dans le passé méconnu de chacun. Le tout étant magnifié par une interprétation de haute volée. Pour ne rien gâcher, le récit est très bien mené, les flash back intelligement integrés, la réalisation à la hauteur, bref, un chef d'oeuvre !
Soul of the sword (Hua Shan)
Dans Soul of the sword, ce sont les personnages qui constituent l’âme du film. Parmi eux, Ku Feng, Norman Chu, Lin Chen-chi et Ti Lung tiennent le haut de l’affiche avec une belle présence. Les affrontements impressionnent par leur fluidité et leur précision. Percutants et suffisamment variés, entre armes blanches et coups portés à mains nues, ils donnent à l’action du film un véritable crédit et équilibrent l’ensemble de manière impeccable. L’aspect technique est lui aussi une franche réussite. Porté par un rythme soutenu et d’un lyrisme tranchant, Soul of the sword est une oeuvre d’une force sans faille à découvrir sans plus tarder !
Critique complèteSword, The (Patrick Tam)
Un des films les plus bluffant visuellement que j’ai eu l’occasion de voir. Le soin apporté à cet égare, marque de fabrique de Patrick Tam, ne peut qu’être saluée. Ensuite, les personnages fouillés et ambigus font le reste, profitant d’un scénario basique mais qui a fait ses preuves.
Swordsman 2 (Tony Ching Siu-Tung)
Rébellion, chasse à l’homme et complots sont quelques unes des clés de ce scénario suffisamment solide pour qu’on le suive avec attention. Côté action, c’est la folie furieuse ! Combats aériens et sous acide. Ca explose, voltige, éclate, tranche, dans un florilège d’étincelles et de fureur. Extra !
Syndicat du crime, Le (John Woo)
Un des plus grands classiques du genre. Leslie Cheung habite son personnage et lui transmet toute sa complexité, de même que cette force latente qui ne demande qu’à s’exprimer. Ti Lung est impeccable. Bonne histoire, intensité omniprésente et ... gunfights de dingue à foison !
Tai-Chi Master (Yuen Woo Ping)
La démesure dans les combats, toujours plus survoltés, du un contre un au un contre cent. Une amitié qui se dérobe et une autre qui se crée dans cette affrontement entre le bien et le mal. Autre point qui m’a bien plu, cette tristesse animée de violence qui vient faire le contrepoids avec un humour correct mais pas transcendant. Humour, drame et action au Top sont à mettre au crédit de ce Tai-Chi Master.
Tiger cage 1 * et
2 ** (Yuen Woo-Ping)
* Polar noir matinée de violence sèche, Tiger cage se veut d’une élégante sobriété, et profite d’être mené avec une intensité jamais démentie, pour finir d’emporter l’adhésion grâce à l’atmosphère sombre soumise à nos sens. Efficace !
** Donnie Yen s’en donne à cœur joie. Il incarne un mec sympathique comme tout avec son traditionnel look de fashion victime, distribue des kicks à n’en plus finir dans de remarquables combats de style urbains comme Yuen Woo Ping sait si bien les faire. On ne s’ennuie pas une seule seconde. Le tout dans une bonne humeur communicative où viennent se greffer quelques éclats de violences bienvenus. Un must !
Warriors two (Sammo Hung)
Autre grande réussite du films d’arts martiaux faisant honneur au Wing Chun. Tout le monde est à l’unisson pour livre une belle performance d’acteur qui donne encore plus de relief à l’histoire et à ses fabuleux combats. Impressionnant !
Wild wild rose (Wong Tin-Lam)
Un drame dure et poignant mais aussi magnifiquement interprété. L’histoire et très belle et la destinée des quelques personnages qui donnent vie à cette histoire d’amour ne laisse pas indifférent. On est immergé tout du long dans une atmosphère d’où se dégage un étrange sentiment ... Envoûtant.