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Dragon

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PETITION (PETITION : LA COUR DES PLAIGNANTS)documentaire de Zhao Liang (赵亮)Pays : CHINE, FRANCE Année : 2009 Durée : 124 minutes Synopsis « Pétition - La cour des plaignants » réalisé par Zhao Liang est un témoignage unique sur la Chine d’aujourd’hui. Depuis 1996 Zhao Liang filme les « pétitionnaires » venant de toute la Chine porter plainte à Pékin contre abus et injustices des autorités locales. Rassemblés près des Bureaux des plaintes, autour de la gare sud de Pékin, vivant pour la plupart dans des abris de fortune, les plaignants attendent des mois voire des années pour obtenir justice. Paysans chassés de leurs terres, ouvriers d’usines en liquidation, petits propriétaires dont on a démoli sans compensation les maisons..., tous les cas sont représentés. En butte aux intimidations les plus brutales venant des pouvoirs locaux, les plaignants qui s’obstinent malgré tout, espèrent souvent en vain. Zhao Liang a accompagné plusieurs d’entre eux et en particulier une mère et sa fille dont nous suivons toute l’histoire sur dix ans. Un film tourné jusqu’à l’aube des Jeux Olympiques au plus près de ces réalités, montrant les contradictions persistantes d’une Chine en plein essor économique. source : http://www.festival-cannes.fr/fr/archives/.../year/2009.html :panda2: Zhao Liang :
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SÉLECTION OFFICIELLE - HORS COMPÉTITION "Pétition : la cour des plaignants" : auprès de Chinois en attente d'une justice qui ne vient pas LE MONDE | 22.05.09 | 09h05
Sinophiles et cinéphiles sont habitués à voir arriver sur les écrans, depuis quelques années, des films qui révèlent l'envers du décor du nouveau rêve chinois. Les fictions de Jia Zhang-ke ou les documentaires de Wang Bing, les deux plus grands cinéastes de Chine continentale en activité, en témoignent. Pourtant, on n'a sans doute jamais été aussi loin que Zhao Liang dans la stigmatisation de l'injustice et de l'impéritie d'un système qui pousse au désespoir des franges entières du peuple chinois. Cinquième documentaire réalisé par ce remarquable réalisateur né en 1971, Pétition : la cour des plaignants embarque ses spectateurs dans un stupéfiant voyage immobile.
Nous voilà donc parmi les pétitionnaires qui convergent de toute la Chine pour porter plainte en dernier recours devant le pouvoir central de Pékin contre les abus et dommages dont ils sont victimes de la part des gouvernements locaux. Rassemblé près du bureau destiné à recueillir leurs doléances (le Conseil des affaires d'Etat de la République populaire de Chine), ce petit peuple y est comme installé à demeure dans des abris de misère, dans une précarité et une promiscuité qui évoquent la cour des Miracles.
Car la particularité de l'administration censée leur venir en aide semble consister essentiellement à les faire attendre des mois, parfois des années. Pour ne rien gâcher, les gouvernements locaux envoient des "rabatteurs" chargés de repérer les plaignants et de les décourager par tous les moyens, à commencer par celui de la pure violence, de la rétention forcée en hôpital psychiatrique, parfois de l'assassinat. Tout cela suscite autant d'incrédulité que d'indignation. Zhao Liang le montre parfaitement. Il filme, sans équipe et au plus près de ces désespérés, depuis 1996. Il y a là des paysans expropriés de leur terre, des propriétaires dont la maison a été détruite sans compensation, des ouvriers licenciés.
Pour mieux incarner son propos, le réalisateur choisit de suivre quelques figures, telles cette mère et sa fille qui tentent depuis dix ans d'obtenir une réparation consécutive à la mort de leur mari et père au cours d'un examen médical. Ce document exceptionnel, d'une puissance proprement kafkaïenne, s'achève délibérément avec les préparatifs de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de 2008, venant a posteriori nourrir le débat sur la nécessité d'un boycott qui n'aura pas eu lieu. Quiconque verra ce film jugera du moins en connaissance de cause. Documentaire chinois de Zhao Liang. (2 h 04.)
Jacques Mandelbaum Article paru dans l'édition du 23.05.09
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Cinéma 22/05/2009 à 06h51 Zhao Liang, «Cour» de fond Critique
Résistance. Douze ans de tournage clandestin sur un impitoyable bureau des plaintes.
Lorsqu’il a commencé à tourner son film, en 1996, Zhao Liang avait 20 ans. Il ne l’a achevé que l’an dernier, juste avant les JO de Pékin, après douze années de tournage qui disent assez l’entêtement héroïque du réalisateur. Un tournage clandestin, parfois en caméra cachée, et que Zhao Liang a assumé entièrement seul.
Le sujet de Pétition - la Cour des plaignants est la chronique tragique de tout un petit peuple de Chinois pauvres et lésés qui viennent à la capitale pour déposer plainte dans les bureaux prévus à cet effet situés autour de la gare. Les bureaux sont là, les guichetiers aussi, mais ils ne servent à rien, sinon à décourager et à mieux fliquer encore ces victimes d’un système corrompu jusqu’à l’os. Les motifs de leurs plaintes sont divers mais toujours crève-cœur, comme le cas de cette femme admirable qui attend depuis 1987 qu’on lui explique comment et pourquoi son mari est mort «au cours d’un examen médical», ou ce vieux paysan qui réclame de l’Etat qu’il lui paye les céréales qu’il a livrées comme convenu et n’a reçu pour dédommagement que bastonnades cruelles et expulsion.
Cette Cour des plaignants est aussi celle des Miracles (qui ne se produisent pas, hélas pour eux) puisque c’est tout un bidonville de miséreux venus des quatre coins du pays qui en forme le violent décor. Echoués là dans l’attente d’une réparation qui ne viendra probablement jamais, ils sont les frères des héros des Bas-Fonds de Gorki. Leur sort est profondément déprimant, c’est vrai, tout comme l’est ce documentaire, mais leur résistance increvable, ainsi que celle du cinéaste, est aussi l’un des plus beaux rayons humains venus de Chine dernièrement. |
s : Libération
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Super Inframan
  
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Dragon

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| Les fictions de Jia Zhang-ke ou les documentaires de Wang Bing, les deux plus grands cinéastes de Chine continentale en activité |
..... :whistle: :whistle: :whistle: :nimport:
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euh...les plus grands par le metrage des films (pour wang bing) ou par le nombre de films produits (jia zhangke est tres prolifique depuis quelques annees) ? :unedent: & puis en couv' d'ecrans d'asie est ecrit "falaise rouge, le chef-d'oeuvre de john woo" :whistle:
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Ça montre juste l'étroitesse des références. Le monde journalistique ne cite que ce qu'il a vu distribué ou présenté dans les festivals français et ne va pas chercher par soi même, c'est dommage. Dire que Jia Zhang-ke est le plus grand réalisateur, faut pas charrier, depuis Still Life il tourne mieux en boucle stylistique que Wong Kar-wai et Johnnie To ^^.
Sur John Woo, je confirme, Les 3 Royaumes est bien un chef d'œuvre du genre qui prendra de la valeur avec le temps contrairement à bcp d'autres longs métrages (Hero, Le banquet...). Tout est expliqué dans l'article ;)
Autrement il me tarde de voir Pétition : la cour des plaignants, j'espère que les distributeurs en feront profiter le public !
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Vu le film le week-end dernier. Un travail impressionnant : Zhao Liang a passé plus de 10 ans avec ces gens, et ça se voit à l'image : de la petite fille à la femme mariée, de la mère dynamique à la femme fatiguée aux cheveux blanchis, etc. on les voit évoluer au fil du temps, englués dans un état d'injustice révoltante mais toujours animés par cette soif de justice, justement. C'est un documentaire bouleversant d'humanité. On ne peut pas rester de marbre devant tant de souffrances. Il y a des moments où les plus durs d'entre les spectateurs finissent par laisser couler leurs larmes (ah cette scène des retrouvailles entre la mère et sa fille !!). D'autres moments sont d'une violence et d'une horreur insoutenables (le couple écrasé par un train en voulant s'échapper aux "rabatteurs"). Zhao Liang, même s'il s'est contenté d'être le témoin d'une situation, a fini, dans une séquence clé, par devenir "acteur" lui-même, en devenant le messager entre les 2 personnages conducteurs du récit (Mme Qi et sa fille Juan). Un documentaire qui mérite d'être vu : c'est un travail d'historien sur certains aspects de la Chine d'aujourd'hui.
Le film est édité en DVD en avril, avec les 2 autres films de Zhao Liang - dont le remarquable Crime & Châtiment...
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COFFRET ZHAO LIANG : Pétition, la cour des plaignants, Crime et châtiment, Paper Airplane sortie 06/04/2010 - 05h23min00s
PRÉSENTATION Coffret DVD en pré-achat. Livraison à partir du 6 avril 2010.
À travers trois documentaires et trois films-vidéo, ce coffret marque la naissance et la reconnaissance de ce jeune artiste chinois, déjà remarqué dans de nombreux festivals.
Photographe, vidéaste et documentariste, Zhao Liang filme la marge d’une société chinoise en pleine mutation : les jeunes drogués de Pékin dans Paper Airplane, les apprentis gendarmes d’une petite ville de la frontière sino-coréenne dans Crime et châtiment et enfin les plaignants venus de toute la Chine à Pékin dans Pétition.
Métropole en démolition, dysfonctionnements et abus d’une administration omniprésente, violence et désarroi du quotidien, le cinéaste nous livre sa vision de la Chine où se mêlent désespoir, poésie et tendresse.
CONTENU DVD 1 Pétition, la cour des plaignants 2h03 Séléction officielle au festival de Cannes 2009 Le film se déroule aux abords de la gare de Pékin où des provinciaux viennent réclamer justice. A travers des personnages emblématiques, le film nous permet de saisir l’absurdité de cette cour de justice et la détermination de ces êtres qui ne croient plus qu’à un salut venu de l’administration.
DVD 2 Crime et châtiment 2h00 Montgolfière d’or – Festival des 9 continents – 2007 Nous voilà à la frontière avec la Corée. Le cinéaste filme des jeunes recrues de la police. A la manière d’Urgences de Raymond Depardon nous entrons dans le quotidien de ceux qui veillent à faire respecter la loi. On ne peut pas oublier ce vieil homme malmené par un agent pour absence de permis de travail. L’agent lui interdit de travailler sans se rendre compte que sans travail, sa vie perd tout son sens…
DVD 3 Paper Airplane 1h40 Une bande d’amis à Pékin. Des amis qui se droguent. Nous sommes à Pékin, mais ce qu’ils se disent, leurs envies et leurs déboires pourraient avoir lieu partout. On parle d’arrêter la drogue, d’éviter la police pour ne pas aller faire du travail forcé. On rêve et on aime aussi. Mais ce n’est pas si facile de vivre tout ça en même temps…
COMPLÉMENTS Interview de Zhao Liang faite à Cannes en mai 2009 – 7 min
Trois films issus du travail d’exposition de Zhao Liang : Jerk’s don’t say fuck – 5 min Bored Youth – 8 min City scene – 18 min
GÉNÉRIQUE Réalisateur: Liang, Zhao FICHE TECHNIQUE Durée Totale: 05h23min00s Couleur: Couleur Standard: PAL Zones: Zone 0 (toutes zones) Son: Stéréo Langues: Français Sous-titres: Français, Anglais Date Parution: Avril 2010 Editeur: Ina Distributeur: Arcades
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